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4 septembre 2026

BESTLIFE2030 prépare ses prochains appels à projets, avec 9,6 millions d’euros pour la conservation

© Baptiste Loiseau

Le troisième appel à projets BESTLIFE2030 devrait être lancé le 7 octobre 2026¹. Avec 9,62 millions d’euros restant à attribuer dans le cadre des appels à projets n° 3 et n° 4, le programme s’appuie sur l’expérience acquise lors des précédents appels à projets et des projets menés dans les territoires d’outre-mer européens pour définir sa prochaine phase d’investissement et renforcer l’impact à long terme du financement consacré à la conservation.

Depuis son lancement, BESTLIFE2030 soutient des actions de conservation menées à l’initiative des acteurs locaux dans l’ensemble des territoires d’outre-mer européens, en s’attaquant à un large éventail de défis liés à la biodiversité, allant de la restauration des écosystèmes et de la lutte contre les espèces envahissantes au suivi de la biodiversité et à la gestion durable des ressources naturelles.

L’expérience tirée de ces projets met en lumière des approches susceptibles d’aider la conservation à obtenir des résultats durables. Dans l’ensemble du portefeuille de projets, les acteurs locaux s’emploient à restaurer des écosystèmes dégradés, à faire face à des pressions interdépendantes, à s’appuyer sur les connaissances pour éclairer les décisions de gestion et à renforcer les compétences, les organisations et les partenariats nécessaires pour pérenniser l’action à long terme.

Ces expériences contribuent à définir la manière dont BESTLIFE2030 investira les fonds restants dans le cadre de ses troisième et quatrième appels à projets.

S’appuyer sur des résultats avérés

Les projets soutenus dans le cadre de BESTLIFE2030 montrent déjà comment des initiatives menées au niveau local peuvent déboucher sur des résultats concrets en matière de conservation, tout en générant des connaissances et des approches susceptibles de favoriser un changement à plus long terme.

En Polynésie française, le projet OceanIA utilise l’intelligence artificielle pour renforcer la surveillance de la biodiversité marine et contribuer à la définition d’un objectif de prévention des collisions avec la mégafaune marine. Au cours de sa première saison pilote, cette initiative a capturé 3,6 millions d’images, permettant ainsi de détecter des baleines à bosse dans des couloirs maritimes à fort trafic. En améliorant la détection des baleines dans les zones où le trafic maritime et la mégafaune marine se croisent, le projet fournit des données permettant d’étayer des mesures concrètes susceptibles de réduire le risque de collision.

À Saint-Pierre-et-Miquelon, le projet BESTLIFE for BARACHOIS adopte une approche préventive pour la restauration du Grand Barachois, une lagune peu profonde touchée par l’eutrophisation. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’élimination des algues qui s’accumulent dans la lagune, le projet teste la restauration d’herbiers marins et de bancs de moules afin de contribuer à rétablir les fonctions écologiques qui régulent les niveaux de nutriments et la qualité de l’eau. Cette approche montre comment la restauration peut s’attaquer aux causes sous-jacentes de la dégradation de l’écosystème, plutôt que de se contenter de remédier à ses effets visibles.

Au Groenland, le projet CIPKaN lutte contre la propagation du lupin de Nootka, une espèce envahissante qui menace les communautés végétales indigènes. Ce projet associe des mesures de suppression préventives à une mobilisation des communautés : il teste différentes méthodes de suppression et collabore avec les acteurs locaux afin de sensibiliser la population à cette espèce et à ses impacts. Des activités pédagogiques menées dans les écoles de Nuuk contribuent également à renforcer la compréhension et l’implication des populations locales dans la gestion des espèces envahissantes.

Ensemble, ces projets reflètent une évolution plus large des pratiques de conservation au sein du portefeuille : on passe de la protection de ce qui subsiste à la restauration des écosystèmes dégradés ; de la lutte contre des menaces individuelles à la réponse à des pressions interdépendantes ; et de la production de connaissances à leur utilisation pour orienter les décisions et la gestion. Ils démontrent également l’importance des capacités locales et d’un financement flexible pour permettre aux organisations de tester, d’adapter et de renforcer leurs approches de conservation dans des conditions réelles.

Préparer la prochaine étape en matière d’investissement

Ces expériences inspirent l’approche adoptée par BESTLIFE2030 pour son troisième appel à projets.

Avec un solde de 9,6 millions d’euros³ réparti entre les appels à projets n° 3 et n° 4, le programme vise à optimiser l’impact à long terme de ses fonds restants en matière de conservation. L’accent continuera d’être mis sur des solutions portées par les acteurs locaux, qui répondent aux contextes écologiques, sociaux et économiques spécifiques des territoires d’outre-mer de l’Europe, tout en créant des opportunités permettant aux connaissances, aux approches et aux partenariats de contribuer à une action de plus grande envergure.

L’expérience du premier appel montre que la valeur d’une subvention en faveur de la conservation peut dépasser les résultats immédiats d’un projet individuel. En donnant aux organisations locales et aux praticiens de la conservation la possibilité de tester des solutions, de produire des données probantes, de renforcer les partenariats et d’adapter leurs approches, ce financement peut également jeter les bases de futures actions de conservation.

Le troisième appel s’appuiera sur cette expérience, alors que BESTLIFE2030 continue de soutenir une conservation ancrée localement, fondée sur les connaissances et capable de s’adapter.

Apporter notre expérience au programme de préservation de l’environnement dans le Pacifique

La prochaine étape de ce dialogue se déroulera à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où BESTLIFE2030 se joindra à des professionnels de la conservation, des bénéficiaires et des partenaires à l’occasion de la 11e Conférence des îles du Pacifique pour la conservation de la nature, qui se tiendra du 7 au 11 septembre 2026 au Centre culturel Tjibaou.

Cette conférence intervient à un moment crucial pour la conservation de la nature dans le Pacifique. BESTLIFE2030 et l’initiative BEST au sens large contribueront aux discussions sur le nouveau Cadre régional du Pacifique pour la conservation de la nature 2026-2030, tandis que la conférence s’appuiera également sur les conclusions du rapport État de l’environnement et de la conservation dans les îles du Pacifique 2025. Les participants auront également l’occasion d’adopter une nouvelle déclaration réaffirmant l’engagement du Pacifique à atteindre les objectifs du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité et à garantir un avenir résilient aux populations et à la nature du Pacifique.

BESTLIFE2030 apportera l’expérience des projets et des organisations locales à ce débat régional. Le portefeuille de projets du Pacifique montre comment les actions de conservation peuvent allier connaissances scientifiques, capacités locales, pratiques communautaires et outils concrets pour répondre aux réalités du travail sur des territoires insulaires dispersés.

Le 6 septembre, BESTLIFE2030 et l’Initiative Kiwa organiseront une rencontre entre professionnels, qui réunira des bénéficiaires actuels et anciens afin de partager leurs expériences de mise en œuvre des projets, de réfléchir à ce qui a fonctionné et de discuter des moyens de renforcer les actions de conservation à long terme.

Le 7 septembre, BESTLIFE2030 et l’Union européenne organiseront un événement parallèle dédié, qui placera les bénéficiaires du Pacifique et leurs actions au cœur des débats. Cet événement mettra en avant les actions de conservation soutenues par le programme, permettra de partager les enseignements tirés des projets en cours et annoncera en avant-première le troisième appel à projets BESTLIFE2030, avant son lancement officiel le 7 octobre⁴.

Ensemble, ces échanges permettront de faire le lien entre les enseignements tirés des projets menés sur le terrain, les priorités régionales et les futurs investissements en matière de conservation. Ils offriront également aux bénéficiaires et aux professionnels l’occasion de contribuer à orienter le débat sur les moyens de renforcer et de pérenniser la conservation menée à l’échelle locale dans l’ensemble du Pacifique.

Les candidatures seront ouvertes à partir du 7 octobre5

Le troisième appel à projets BESTLIFE2030 devrait être lancé le 7 octobre 2026.6

De plus amples informations sur cet appel à projets, notamment les critères d’éligibilité, les procédures de candidature et les ressources utiles, seront mises à disposition sur le site web de BESTLIFE2030 avant son lancement.

1,4,5,6 La date de lancement du 7 octobre 2026 est indicative et susceptible d’être modifiée. Le secrétariat de BESTLIFE2030 se réserve le droit de modifier la date de lancement, sous réserve des règles et procédures applicables au programme. Veuillez consulter le site web et les réseaux sociaux de BESTLIFE2030 pour obtenir les dernières informations et mises à jour.

²,³ Le montant indiqué est provisoire et fourni à titre informatif. Il est susceptible d’être modifié à la discrétion du secrétariat de BESTLIFE2030 et conformément aux règles et procédures applicables au programme.

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