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Archives : Projects

Construction concertée d’une démarche autour de la protection et la valorisation du Mont Mahury

Le Mont Mahury est un site emblématique de la Guyane, s’étendant sur plus de 900 hectares sur l’île de Cayenne à Rémire-Montjoly. Il est constitué d’une couronne de petites collines et d’un sommet qui culmine à 162 mètres sur lequel on trouve des petits lacs artificiels (Lac Rorota, Lac Lalouette, Lac de Rémire). Il reçoit d’abondantes précipitations, favorisant une végétation forestière avec des espèces disparues dans la plaine alentour. Il abrite également une faune abondante, dont certaines espèces emblématiques de la Guyane.

Le Mont Mahury possède également un riche patrimoine historique, avec des vestiges précolombiens (roches gravées) et coloniaux (habitations Loyola et Le Diamant), ainsi que des structures militaires. En raison de la richesse de ce patrimoine, il a été classé site pittoresque en 1982 (loi de 1930), et certains secteurs, comme le Fort Diamant et les polissoires, sont inscrits aux Monuments historiques.

Cet espace fait face à de nombreuses pressions. Les zones basses sont particulièrement touchées par l’urbanisation croissante et l’érosion côtière. Parallèlement, la présence de cultivateurs illégaux défrichant plusieurs hectares sur les parties hautes et basses du Mont perturbe les sols, la biodiversité et la dynamique hydrologique. Ces atteintes menacent les continuités écologiques de ce site remarquable.

Dans ce contexte, le Conservatoire du littoral souhaite engager une action de concertation pour protéger et valoriser le Mont Mahury. Le foncier du Mont est actuellement partagé entre la Collectivité Territoriale de Guyane, le Conservatoire du littoral et des particuliers. Il est donc essentiel de mettre en place une démarche territoriale partagée et une concertation avec l’ensemble des parties prenantes. Cette concertation visera à établir une stratégie commune axée sur plusieurs volets : la protection par la maîtrise foncière, la gestion des sites, la réflexion autour des cultivateurs illégaux, la restauration des zones dégradées et l’ouverture du site au public grâce à l’aménagement d’un sentier pédagogique.

Durée : 36 mois

Restauration de la biodiversité floristique du littoral de la Perle-Rifflet sur la commune de Deshaies, dans un contexte de recul du trait de côte

Le projet a pour ambition de lutter contre la perte de biodiversité au niveau des habitats côtiers composant la zone littorale de la Perle-Rifflet. Localisé sur la commune de Deshaies, au niveau de la côte-sous-le-vent sur l’archipel de la Guadeloupe, le site identifié dans le cadre du projet de restauration écologique du bord de mer, se caractérise par une attractivité importante. Cette dernière s’illustre notamment par une fréquentation liée aux usages touristiques et récréatifs, des activités s’appuyant considérablement sur un patrimoine naturel et paysager remarquable fortement fragilisé.

De ce constat, une érosion notable de la biodiversité et des habitats est observée sur ce secteur, impactant donc la qualité des services écosystémiques et des fonctions écologiques des écosystèmes de plage. Il s’agit d’un phénomène qui semble s’accentuer avec le développement des activités anthropiques s’exerçant sur cet espace, et les effets du changement climatique. Le recul du trait de côte qui marque ce site, fragilise directement les enjeux écologiques et socio-économiques identifiés au niveau de la bande côtière et ses espaces limitrophes.

Ainsi, la démarche envisagée vise à s’appuyer sur les solutions fondées sur la nature, et envisage une approche transversale avec l’ensemble des parties prenantes concernées. Elle implique également des actions participatives et de sensibilisation des acteurs de la zone littorale, afin de permettre une meilleure appropriation des enjeux de restauration et de conservation de la biodiversité, de même que pour favoriser une pérennisation des actions mises en place.

De plus, l’élaboration d’une méthodologie basée sur l’expertise des partenaires du projet, tant sur le protocole de production des plants, que sur la mise en défens ainsi que sur la gestion et le suivi des mesures, doit faciliter l’exploitation des résultats et la réplication de cette initiative sur d’autres sites de la commune.

Durée: 24 mois

EXPRIM – Projet pilote de régénération écologique post-incendie au Maïdo Conservatoire botanique national de Mascarin

Le Maïdo, situé en cœur de Parc national à 2200 mètres d’altitude, est un site emblématique de La Réunion offrant une vue vertigineuse sur le cirque de Mafate. Ce site abrite un habitat altimontain tropical unique au monde, malheureusement gravement menacé par l’expansion d’une espèce exotique envahissante transformatrice du paysage, l’ajonc d’Europe, Ulex europaeus. Cette espèce fait partie des 100 espèces les plus envahissantes au niveau mondial et est inscrite sur la liste des plantes exotiques envahissantes à La Réunion par le Conservatoire Botanique National de Mascarin et sur la liste établie par le Comité français de l’UICN. Néanmoins, dans le prolongement du Maïdo, au sein d’un espace appelé « le triangle des Bénares », il est encore possible d’observer cet habitat exceptionnel indemne de toute perturbation.

Le Maïdo (du malgache « Terre Brûlée ») est touché de manière récurrente par des incendies, et ce risque est susceptible de s’intensifier dans les années futures avec les conséquences du changement climatique. Or, les terres incendiées sont un terrain favorable à la propagation de l’ajonc d’Europe, avec un risque de voir cette espèce progresser vers le triangle des Bénares. Aussi, il apparait intéressant, après le passage d’un incendie, de pouvoir mettre en œuvre des actions pour aider le milieu altimontain à se régénérer et pour limiter la progression du front d’invasion de l’ajonc vers la zone à enjeux du triangle des Bénares.

Aussi, c’est en s’appuyant sur le dernier épisode de feu survenu au Maïdo en novembre 2020, qu’il a été proposé de mener un « projet pilote de régénération écologique post-incendie au Maïdo », répondant à trois objectifs complémentaires :

  • Expérimenter des méthodes de régénération du milieu afin d’alimenter un protocole d’intervention post-incendie et ainsi gagner en réactivité pour la mise en œuvre d’actions de lutte et de restauration après le passage d’un incendie sur des zones à enjeux (triangle des Bénares et fronts d’invasion par l’ajonc notamment) ;
  • Augmenter la pression de lutte contre l’ajonc d’Europe afin d’améliorer la patrimonialité de l’emblématique site du Maïdo ;
  • Mobiliser la société civile autour des enjeux de préservation des patrimoines altimontains réunionnais pour une meilleure prise de conscience du caractère exceptionnel et fragile de cette biodiversité si particulière.

Durée: 24 mois

CoJaG – Coexister avec le jaguar en Guyane

La transformation progressive de la forêt amazonienne en zones urbaines et agricoles entraîne la perte et la fragmentation de l’habitat des félins en Guyane. L’anthropisation croissante du territoire rapproche ces prédateurs des populations locales, ce qui intensifie les conflits, en particulier avec les éleveurs. Depuis 2018, l’association HISA a recensé une centaine d’attaques chaque année et a observé que plus de la moitié des éleveurs guyanais sont concernés par ces interactions. Faute de moyens pour protéger leurs troupeaux, les éleveurs ont souvent recours aux tirs de représailles.

En 2020, pour répondre à l’urgence, HISA a déployé plusieurs dispositifs de protection dans diverses exploitations en Guyane, tels que des dispositifs lumineux (Foxlight), des clôtures électriques, et l’acquisition de chiens de protection de race Kangal, à travers le projet COFEEL (COexistence FElins-Eleveurs).

Bien que l’efficacité des chiens Kangal pour protéger les troupeaux soit largement reconnue dans diverses régions du monde (Namibie, France métropolitaine, Turquie), le manque de moyens financiers a limité l’acquisition de ces chiens en Guyane. Cela a freiné la capacité d’HISA à mener une évaluation rigoureuse et statistique de leur impact. Néanmoins, les premières observations réalisées chez les éleveurs volontaires, très satisfaits du dispositif, sont prometteuses.

Le projet piloté par l’association HISA vise à évaluer l’efficacité de cette mesure de protection afin de la proposer plus largement aux éleveurs de la région. Douze chiots seront acquis et dressés par des éleveurs volontaires préalablement sélectionnés. Des protocoles d’évaluation rigoureux seront mis en place pour mesurer l’efficacité de la méthode, tout en surveillant de près l’impact environnemental des chiens. Des ateliers d’échanges seront également organisés, réunissant des éleveurs guyanais et étrangers de la région ayant déjà adopté cette mesure, créant ainsi une opportunité précieuse de partage d’expertises et de retours d’expérience sur la mise en place de cette mesure.

Durée : 18 mois

Restauration de la continuité écologique de l’embouchure de la rivière de Vieux-Fort à Saint-Louis de Marie-Galante

Le marais de la rivière de Vieux-Fort est un très beau site avec des enjeux floristiques et faunistiques remarquables à préserver. Malgré la présence d’une route et de son enrochement qui ont un impact significatif sur le milieu, le site est peu anthropisé. Cependant, cet environnement principalement constitué d’un écosystème de mangrove, est confronté à un déséquilibre induit par une dessalure du milieu.

En effet, un diagnostic préliminaire réalisé en mars 2024 a mis en évidence que la salinité de la mangrove en plusieurs points de mesure est majoritairement proche de 0 ‰. Or les valeurs de salinité en dessous de 5 ‰ sont attribuées aux milieux d’eau douce.

Cette situation découle majoritairement de la rupture de la continuité écologique entre la mer et la rivière, engendrée par la présence d’une route littorale et d’un enrochement. Bien qu’une partie de l’embouchure de la rivière ait été préservée, la présence de ces ouvrages ne permet pas la connexion entre les milieux, notamment à cause d’une accumulation de sédiments à l’embouchure. A cette première perturbation pourrait s’ajouter un apport excessif en eau douce provenant des bassins-versants urbanisés et agricoles. Ainsi, ce déséquilibre se traduit par une diminution de la résilience de la mangrove et de la compétitivité des palétuviers face à la liane à barrique qui prolifère dans le milieu à la défaveur des palétuviers. En effet, dans des conditions de salinité favorables à la mangrove, la liane à barrique, espèce indigène inféodée aux milieux littoraux entant l’écosystème de transition, est en équilibre avec la mangrove et ne s’étend pas au détriment des palétuviers.

De plus, l’adoucissement du milieu pourrait permettre l’implantation de nouvelles espèces dulçaquicoles, dont certaines espèces exotiques envahissantes qui bordent le site.

L’objectif principal du projet est de rétablir l’équilibre écologique du milieu en favorisant l’augmentation de la salinité dans la mangrove.

Durée : 24 mois

LAPWENT LOKAL la pépinière des Caraïbes

Le projet LAPWENT LOKAL « La pépinière des Caraïbes » a pour objectif de répondre aux enjeux de la biodiversité de la commune. En effet, la transformation de ce territoire en moins d’un siècle a fortement dégradé les écosystèmes, et renforcé l’exposition de la ville aux risques naturels. Aujourd’hui, la biodiversité est en danger, et certaines espèces sont menacées de disparition. Pour ces raisons, la ville de Pointe-à-Pitre doit renforcer le maillage végétal actuel et contribuer à la restauration des continuités écologiques identifiées sur l’archipel, en agissant sur différents espaces verts existants ou à recréer. Parmi ceux-ci, le site patrimonial de Darboussier offre la possibilité de recréation d’un parc arboré combinant intérêt pédagogique pour la valorisation de la flore locale et fonctions écologiques.

Actuellement, la ville de Pointe-à-pitre est membre de la communauté d’agglomération Cap Excellence, qui ne possède pas de pépinière intercommunale. C’est la raison pour laquelle, la ville souhaite créer sa première pépinière, ainsi elle pourra assurer la maîtrise de la production des plants, et engager la restauration des sites dégradés.

Durée: 36 mois

Reconquête et résilience de la mangrove de Port Cohé

Le projet vise à accompagner la mangrove de Port Cohé, située sur la commune du Lamentin, dans sa résilience naturelle afin de permettre une reconquête naturelle de la biodiversité. La présence d’un port de plaisance aménagé de manière informelle au cœur de la mangrove a causé un défrichement à plusieurs endroits. Elle subit aussi une multitude de pressions causées par un respect limité de la réglementation en vigueur pour protéger l’environnement (pollution, déchets).

Un diagnostic de l’état écologique du site sera effectué après l’élimination des pressions, pour connaître la faisabilité d’une restauration active. Ensuite, les graines de palétuviers rouges et blancs, collectées en période de floraison, seront cultivées dans une pépinière sur site en vue de les exposer aux conditions de marées et aux variations de salinité. Et, quand ils seront arrivés à maturité, ils seront plantés dans les zones à reboiser. Puis, un suivi post-plantation sera mis en place pour suivre leur bon développement dans le milieu.

Durant la réalisation du projet, les membres de l’association, des agents de la CACEM et de la commune du Lamentin mobilisés sur le projet seront formés à la culture des plants, aux activités de plantation et au suivi post-plantation.

« Reconquête et résilience de la mangrove de Port Cohé » impliquera la population, les scolaires et les riverains. Ils seront invités à participer à la réalisation des différentes étapes, ce qui permettra de les sensibiliser à la mangrove et au projet. Cette co-construction du projet a pour objectif de rendre la population actrice dans la protection et la valorisation de son patrimoine naturel et de pérenniser les résultats du projet pour préserver la mangrove à long terme.

Enfin, la communication autour du projet garantira la transparence et favorisera une meilleure coordination de sa mise en œuvre, tout en ayant pour objectif de diffuser les connaissances acquises.

Durée: 36 mois

Construction d’un plan de gestion concertée sur les Zones de Droits d’Usage Collectifs Kali’na de Kourou et Lokono de Matoury

Les Zones de Droit d’Usage Collectifs (ZDUC) permettent, depuis 1990, aux populations autochtones de Guyane de bénéficier d’un régime foncier spécifique qui garantit leur libre usage des terres nécessaires à leurs activités de subsistances. Cependant, certaines de ces ZDUC sont situées au sein du Domaine Forestier Permanent (DFP) de l’État, une vaste zone de 2,4 millions d’hectares créée en 2008 et soumise au Code forestier. Conformément à ce cadre juridique, l’ONF est tenu de rédiger des documents d’aménagement forestier pour ces zones, malgré la présence antérieure de ces ZDUC. Cette superposition crée des ambiguïtés dans les orientations de gestion. Pour pallier ce problème, l’ONF souhaite engager un dialogue entre les communautés amérindiennes et les acteurs institutionnels afin de promouvoir une concertation autour d’une gestion participative des espaces forestiers.

Ce projet, au cœur de cette démarche, vise les communautés Kali’na de Kourou (village Kuwano et Kourou) et Lokono de Matoury (village de Sainte-Rose-de-Lima et Cécilia). Il se déploiera en quatre phases :

  1. Présentation du projet et recrutement de référents issus de ces communautés, avec l’appui des chefs coutumiers
  2. Consolidation collective de la logique d’intervention, de la méthodologie et des modes d’intervention
  3. Co-organisation et co-animation de trois ateliers thématiques participatifs et deux visites de terrain par village, pour identifier les enjeux propres à chaque usage et établir un plan de gestion qui concilie le Code forestier avec les lois et règles coutumières
  4. Rédaction des documents de gestion forestière durable

Pour garantir un échange équilibré de savoir-faire, les référents et les chefs de projet de l’ONF suivront une formation commune aux méthodes participatives de concertation et travailleront en étroite collaboration tout au long du projet. Ce dernier aboutira à l’élaboration d’une charte d’engagement pour la durabilité des usages traditionnels. Au-delà de ce projet, l’objectif est de maintenir une relation pérenne et concrète avec les communautés.

Durée: 36 mois

Éradication du rat noir de l’îlot Mbouzi

L’éradication de populations invasives en milieu insulaire est un outil très efficace pour la conservation de la biodiversité et la restauration des processus écosystémiques altérés. A Mayotte, l’ilot Mbouzi (Réserve Naturelle Nationale) est envahi par une population de rats noirs dont les impacts mettent en péril les espèces natives du site, qui pour certaines représentent les dernières populations relictuelles à l’échelle de Mayotte. Leur éradication a donc été identifiée comme une priorité de conservation, inscrite notamment au plan de gestion de la RNN de l’ilot Mbouzi. Il s’agit à ce jour de l’unique option de gestion permettant de supprimer efficacement et durablement l’impact du rat sur la biodiversité du site.

Aujourd’hui, l’éradication de rats sur toute île de plus de 5 ha repose exclusivement sur l’utilisation d’anticoagulants de seconde génération. Il s’agit d’une méthode de gestion fiable (probabilité de succès supérieure à 90%) et répandue à travers les îles du monde (plus de 600 opérations à ce jour, des dizaines d’opérations en cours). Considérant le risque d’impact potentiel sur quelques espèces non-cibles présentes à Mbouzi, notamment la population de makis ou lémurs bruns (Eulemur fulvus), cette éradication sera menée depuis le sol, via des stations à appâts sécurisées, afin de garantir l’acceptabilité sociale et environnementale de l’opération sans en affecter les chances de succès.

Les résultats de ce projet seront rapidement et directement visibles et mesurables en termes de gain pour la biodiversité à Mayotte, et le retour d’expérience sera partagé aux gestionnaires et scientifiques locaux, régionaux et internationaux pour améliorer les bonnes pratiques de lutte dans les nombreux territoires insulaires confrontés à des problèmes similaires.

RESTOCOR – Restauration de l’habitat et des populations de Cotylopus rubripinnis dans les cours d’eau de Mayotte

Cotylopus rubripinnis est un poisson amphidrome, endémique de l’archipel des Comores, protégé (arrêté N°361/DEAL/SEPR/2018), classé Vulnérable (UICN), déterminant pour les ZNIEFF et pour les zones clés de biodiversité définie dans le Profil d’écosystème – Région Océan Indien de 2017. A Mayotte, ses effectifs sont rares et dispersés (observés sur un tiers des cours d’eau).

Plusieurs pressions s’exercent sur les cours d’eau de Mayotte : plus de 330 obstacles à la continuité écologique, de nombreux usages domestiques perturbant la qualité des eaux, l’omniprésence de captages d’eau de surface qui ne respectent pas de débit réservé suffisant pour préserver la vie des espèces aquatiques.

Ces pressions menacent l’accomplissement du cycle de vie de C. rubripinnis : la colonisation des cours d’eau par les post-larves pour leur croissance, l’accès aux habitats en rivière pour la reproduction, la dévalaison des larves vers l’océan.

Ce projet vise la restauration des habitats de C. rubripinnis en termes de qualité des habitats (physico-chimique, physique), continuité écologique et ressource quantitative. Il s’intéresse aux phases suivantes :
• Identification des bassins versants prioritaires et gestionnaires associés ;
• Gestion et restauration des cours d’eau : référencement et enlèvement des obstacles à la continuité (seuils, embâcles, zones de lavandière) ;
• Ciblage d’actions de contrôle des prélèvements illégaux ;
• Ciblage pour les actions de maraudage pédagogique ;
• Education à l’environnement et sensibilisation : visites de différents publics (élus, scolaires), plaquettes, panneaux ;
• Suivis des espèces et du milieu, en lien avec les actions de restauration : évolution des faciès d’écoulement et substrats (zones de frayères), suivi des populations de C. rubripinnis (juvéniles, adultes et flux dévalant de pro-larves).
Ces actions permettront de cibler et mutualiser des efforts entrepris par les acteurs locaux, tout en impliquant les populations.

Inspirer les habitants du Brûlé à valoriser leurs patrimoines naturels

Ce projet s’articule autour de 4 actions concrètes afin d’impulser et maintenir des dynamiques locales territoriales autour de l’amélioration de la qualité des espaces paysagers et de la biodiversité à proximité du village du Brulé, porte du cœur de Parc national :

  1. Créer un arboretum sur le terrain du « Chalet », lieu d’exposition et de réception orienté vers l’interprétation du patrimoine et la préservation de la Nature ;
  2. Créer un arboretum sur le terrain de la « Maison Roger » véritable lieu de vie du village ;
  3. Coordonner des chantiers de lutte contre les espèces exotiques envahissantes à « Mamode camp » ;
  4. Sensibiliser le public à la biodiversité, aux espèces exotiques envahissantes et aux pratiques contribuant à la transition écologique.

Durée: 18 mois

Construction éclairée et concertée de la gestion des îles (CONNECT’Îles)

Le projet CONNECT’Iles vise à mettre en œuvre des solutions durables pour atténuer les impacts des activités humaines sur les îlots très fréquentés situés en dehors des zones protégées, où les mesures de gestion sont actuellement sporadiques et non permanentes. En raison de leur emplacement, ces îlots sont très proches et facilement accessibles depuis les principaux sites de départ dans les zones les plus peuplées de Nouvelle-Calédonie. Le projet CONNECT’Iles vise à mettre en œuvre une cogestion opérationnelle localisée afin d’accroître la résilience des îlots face au changement climatique, aux pressions humaines et à l’impact des espèces exotiques envahissantes. Cela impliquera la mise en place d’une gouvernance partagée et l’évaluation de la vulnérabilité des îlots. Les actions prévues porteront principalement sur la restauration de la végétation des îlots, la lutte contre l’érosion, la préservation et la gestion des sites de nidification des oiseaux marins, la mise en place d’un suivi écologique et la conduite de campagnes de sensibilisation.

Durée: 24 mois

Te Ma Tairoto : mise en œuvre d’un plan de restauration des lagons par l’élimination de la pollution causée par les déchets issus de la perliculture

La perliculture, deuxième secteur économique de Polynésie française, est une activité profondément ancrée dans la culture locale, qui repose sur l’élevage d’huîtres perlières. Elle se pratique dans les lagons, en particulier dans l’archipel des Tuamotu, à l’aide de structures immergées sur lesquelles les huîtres se développent. Depuis plus de 40 ans, ces structures en plastique se dégradent, deviennent inutilisables et sont souvent laissées dans les lagons en raison des difficultés liées à leur retrait de l’eau et du manque d’application des réglementations. Aujourd’hui, les écosystèmes des lagons perliers sont en train de mourir à cause des milliers de tonnes de macro-déchets qui se dégradent en microplastiques et restent piégés dans les lagons. Des chercheurs de l’Université de Polynésie française ont montré que toutes les espèces, y compris certaines espèces protégées, sont menacées par cette pollution, qui met en danger leur continuité écologique et la durabilité de la ressource en perles noires elle-même. Ce projet vise à nettoyer partiellement le lagon de Takaroa en mettant en œuvre une méthode mécanique efficace et reproductible pour la collecte des déchets.

Durée: 18 mois

I FEEL GOULD

Le pétrel de Gould Pterodroma leucoptera caledonica est une espèce rare et menacée classée comme « vulnérable » selon les critères de l’UICN, et dont la population est en déclin. Actuellement, seules deux colonies font l’objet d’un suivi, et les mesures de conservation sont encore insuffisantes. En 2023, une nouvelle colonie de reproduction a été découverte. Pendant leur présence sur terre pour leur cycle de reproduction, la prédation par des espèces introduites (par exemple, les rats, les chats sauvages, les cochons) représente l’une des principales menaces pour le pétrel de Gould. I FEEL GOULD vise à recueillir de nouvelles données afin de mieux comprendre l’état de conservation du pétrel de Gould et de protéger les colonies de reproduction existantes en luttant intensivement contre les prédateurs introduits. Un suivi régulier de la reproduction sera effectué sur les deux sites afin d’évaluer l’état de la population, de déterminer le succès reproductif et d’évaluer l’efficacité des mesures de conservation. Ce projet vise également à être un moteur pour une gestion efficace et concrète qui assurera le maintien et la protection à long terme du pétrel de Gould, au bénéfice de la biodiversité de la Nouvelle-Calédonie et des communautés locales.

Durée: 24 mois

Restauration écologique des ripisylves de la rivière Bouyouni

La rivière de Bouyouni est une des principales rivières permanentes de Mayotte. Elle assure un rôle écologique de premier plan à l’échelle de l’île. Elle sert d’habitat pour de nombreuses espèces amphihalines menacées, matérialise un corridor reliant le lagon au sommet du Mont Majimbini et alimente plusieurs captages d’eau destinés à la consommation humaine. Sa fonctionnalité hydrobiologique est, comme toutes les rivières, étroitement liée à l’état de conservation de la ripisylve présente sur ses rives. Cette dernière agit comme une barrière naturelle, filtrant les sédiments, les nutriments et les polluants, contribuant ainsi au maintien de la qualité des eaux. Les racines des arbres et des plantes riveraines aident également à stabiliser les berges, réduisant ainsi l’érosion due au courant de la rivière et limitant la sédimentation avale (cours d’eau, mangrove, lagon).

La ripisylve de la rivière est aujourd’hui fortement dégradée et ne remplit plus que très partiellement son rôle écologique. Cette situation entraîne des répercussions significatives tant sur la conservation des espèces inféodées à la rivière que sur le maintien de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine, ressource actuellement sous tension dans le département.

Le projet porte sur la restauration écologique de la ripisylve de la rivière grâce à la plantation d’espèces végétales indigènes de la Bouyouni et vise ainsi un triple objectif environnemental : l’amélioration de la qualité des habitats aquatiques, la conservation des espèces animales et végétales associées à ces milieux et le renforcement des continuités rivulaires. Le projet s’inscrit dans une démarche globale de restauration des habitats naturels et des fonctionnalités associées à l’échelle du bassin versant et s’appuie sur une approche écosystémique de l’interdépendance des composantes écologiques du territoire.

Durée: 30 mois

Actions de restauration écologique expérimentales pour lutter contre l’eutrophisation dans le Grand Barachois à Saint-Pierre-et-Miquelon (BESTLIFE for BARACHOIS)

Le Grand Barachois est la plus grande lagune de Saint-Pierre et Miquelon qui, abritant une biodiversité exceptionnelle, constitue l’un des plus beaux « joyaux » de l’archipel. Depuis plus d’une dizaine d’années, la Fédération des Chasseurs de Saint-Pierre-et-Miquelon (FDC) alerte sur la forte dégradation de cet écosystème remarquable, liée essentiellement à la prolifération, puis la putréfaction d’algues, qui se sont accélérées récemment. Porté par la FDC, le présent projet est le fruit d’échanges entre les acteurs locaux et plusieurs experts, organisés en consortium depuis juin 2023. Avec comme objectif central d’expérimenter des actions concrètes de conservation de la biodiversité, BESTLIFE for BARACHOIS visera à lutter contre l’eutrophisation du Grand Barachois. Il s’articulera autour de deux actions complémentaires de restauration écologique d’habitats : (1) herbier de zostères et (2) moulière sur sable.

En renforçant ces écosystèmes structurants, la FDC prévoit de mettre à profit les fonctions écologiques des espèces structurantes impliquées (phanérogames photosynthétiques et bivalves filtreurs) pour réduire la surcharge nutritive sous-jacente à la problématique algale. De plus, la caractéristique commune d’espèce ingénieure leur confère des rôles essentiels pour le maintien de la biodiversité, en créant des habitats à forte valeur ajoutée, offrant de nombreux services écosystémiques au milieu récepteur ainsi qu’une meilleure résilience aux changements climatiques. Planifié sur deux (2) ans, le projet s’articulera en deux phases : diagnostic (an.1) et expérimentation (an.2). La première prévoit une état des lieux de la qualité du milieu et des zones potentielles de restauration, tandis que la seconde consistera au déploiement d’essais de restauration des deux habitats. Le projet bénéficiera du projet BARACHOISPM (début le 15/04/24) qui permettra la mise en place d’une gestion concertée du site, porté par le co-demandeur (LIEC – Université de Lorraine).

Durée: 24 mois

OPACK – Optimisation et renforcement des actions de régulation du chat haret à Kerguelen

Le projet vise à améliorer et renforcer les opérations de régulation du chat haret dans l’est de l’archipel Kerguelen (péninsule Courbet) et sur certaines îles du golfe du Morbihan afin de réduire la prédation exercée sur plusieurs espèces d’oiseaux marins emblématiques et sensibles.

Depuis 2015, les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) réalisent du piégeage et du tir de chat haret sur 3 sites de la péninsule Courbet afin de protéger les populations d’albatros hurleur (Diomedea exulans) qui s’y reproduisent. Cette action est aussi menée de manière occasionnelle sur certaines îles du golfe du Morbihan qui font régulièrement l’objet de l’intrusion du félin. Malgré l’efficacité de ces prélèvements, les moyens déployés sur le terrain sont particulièrement énergivores, lourds à mettre en œuvre et peu flexibles. L’approche actuelle est également centrée sur une seule espèce, l’albatros hurleur, limitant ainsi la sélection d’autres sites présentant des enjeux similaires pour d’autres espèces comme le manchot papou (Pygoscelis papua), le cormoran de Kerguelen (Phalacrocorax verrucosus) ou d’autres espèces de petits pétrels à nidification hypogée.

  • Afin d’accroître l’efficience et la portée des opérations de régulation du chat haret dans l’Est de l’archipel Kerguelen, le projet prévoit :
  • Le remplacement et la modernisation des cages actuellement utilisées pour le piégeage des chats harets, permettant une meilleure souplesse de déploiement sur le terrain et une efficacité accrue ;
  • L’équipement d’un nouveau site de régulation sur une partie de la presqu’île du Prince de Galles : le site de pointe Suzanne (actuellement en phase de test avec un contingent limité de matériel et de temps), répondant à une réalité géographique de gestion et de protection plurispécifique de l’avifaune.
  • L’optimisation des capacités de tir des agents de terrain via l’utilisation de lunettes thermiques, dans le but d’accroître la détection et le taux de prélèvement des chats harets sur les sites de régulation par tir direct, notamment sur les îles du golfe du Morbihan où la faible densité du félin le rend particulièrement discret, ce qui peut compliquer les actions de régulation.

Durée: 36 mois

COHAB – Pour une cohabitation durable du trafic maritime et de la mégafaune marine dans les eaux côtières françaises protégées de l’océan Indien

La tendance à l’accroissement du trafic maritime côtier constitue une menace majeure pour les cétacés et les tortues marines. Par leur présence, leur pratique, et les bruits qu’ils émettent, les navires perturbent les habitats, les comportements et les activités vitales des individus, et peuvent induire des collisions. Ces menaces peuvent avoir des conséquences à l’échelle populationnelle.

Les mesures de conservation visant à réduire ces menaces impliquent une meilleure gestion des usages, basée par exemple sur une séparation dans le temps et l’espace des navires et des espèces menacées, ou la réduction de la vitesse des navires ; mesures qui relèvent de la compétence des gestionnaires et décideurs.

L’établissement de ces mesures requiert des connaissances précises sur le trafic maritime et les zones à risque pour les espèces concernées. De plus, les mesures restrictives pouvant être économiquement et socialement préjudiciables, il est nécessaire d’appréhender la perception des usagers et leur acceptation des règles existantes et à venir.

Dans les eaux côtières françaises de La Réunion et de Mayotte, ces connaissances sont encore incomplètes, voire inexistantes. Pourtant, les gestionnaires ont besoin d’éléments concrets pour renforcer les mesures de réduction des menaces du trafic maritime côtier sur la mégafaune marine.

Le projet propose de contribuer à réduire ces menaces dans deux aires marines protégées. À La Réunion, en apportant aux gestionnaires de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion des éléments robustes pour appuyer la modification et la mise en place de mesures de gestion adaptées (données précises sur les zones à enjeux, la perception et l’acceptabilité par les usagers des mesures existantes et prévues à court et moyen termes). À Mayotte, en initiant l’acquisition des premières données sur trafic maritime côtier et les pressions qu’il génère dans les eaux du Parc Naturel Marin de Mayotte.

Durée: 18 mois

Pêche-Rec-Run

Depuis 2007, une règlementation spécifique des pêches a été mise en place au sein de la Réserve Naturelle nationale Marine de La Réunion (RNMR) qui définissent les règles de pratique des activités de pêche professionnelle et non professionnelle (dont la pêche de loisir traditionnelle à pied). Des règles de pêche plus ou moins restrictives sont définies en fonction du niveau de protection (zones de protection intégrale, zones de protection forte, périmètre général).

Afin d’évaluer si la RNMR atteint les objectifs de protection et de restauration des écosystèmes récifaux, des suivis temporels spécifiques des peuplements ichtyologiques et benthiques ont été mis en place à trois reprises (P0 en 2006-2007, P1 en 2013-2015 puis P2 en 2021). Concernant les peuplements de poissons, un accroissement de la biodiversité et des biomasses a été observé dans les zones de protection forte entre le P0 et le P1. Entre le P1 et le P2, la biodiversité et surtout les biomasses sont en forte diminution dans les zones de protection forte, à l’exception de la zone nord de la RNMR. La baisse de biomasse particulièrement forte observée pour les espèces d’intérêt halieutique plaide pour un rôle prépondérant de la pêche malgré une surveillance et un contrôle accru des activités de pêche exercée depuis 2007.

Si la RNMR a mis en place des suivis des pêcheries de loisir traditionnelles, une partie des activités extractives n’est pas connue. Dans le cadre de son objectif de gestion durable des ressources halieutiques, la RNMR souhaite compléter sa connaissance des différentes activités de pêche pour évaluer leurs pressions (efforts de pêche) et leurs impacts (captures) sur les ressources exploitées et ainsi mieux définir ses cibles d’actions (sensibilisation des pêcheurs, évolution de la règlementation, stratégie de contrôle et de surveillance, protection des zones actuellement non protégées).

Durée: 24 mois

SAMEM – Sauvegarde en arboretum d’espèces menacées à La Réunion

Le projet vise à créer deux arboretums conservatoires, un situé à Saint-Pierre avec l’Armeflhor (Association réunionnaise pour la modernisation de l’économie fruitière, légumière et horticole), l’autre situé à la Plaine des Palmistes avec le Parc national de La Réunion. Ces nouveaux arboretums permettront de mettre en collection des représentants d’espèces menacées issus de populations non représentées actuellement en collection.

La nouvelle Liste rouge de la flore vasculaire de La Réunion révèle que 41% des 962 espèces indigènes évaluées sont menacées. Face à ce constat, le Conservatoire botanique national de Mascarin (CBNM) a élaboré une stratégie de conservation ex situ dont l’un des objectifs est la mise en place d’un réseau d’arboretums conservatoires à l’échelle de l’île afin de constituer un stock de semenciers tracés au service de la restauration écologique et du renforcement de populations d’espèces menacées. Pour cela, 23 zones écologiques conservatoires ont été définies en croisant les bassins versants et les étages de végétations. Chaque zone doit héberger au moins un arboretum afin d’accueillir des représentants des semenciers sauvages des espèces menacées de la zone.

Ce projet contribuera donc à la mise en œuvre de la stratégie de conservation ex situ en mettant en place deux nouveaux arboretums conservatoires. Pour cela, il s’agira de déployer une campagne de récolte de diaspores sur des semenciers sauvages menacés de disparition. Les diaspores récoltées seront par la suite mises en culture et les plants produits seront plantés dans les deux arboretums. Une traçabilité stricte de la récolte jusqu’à la plantation sera assurée selon le protocole du CBNM. Une cartographie précise des plants sera réalisée de manière à conserver leur traçabilité dans le temps mais aussi leur suivi et entretien. A l’issu de ce travail, un guide de création et de suivi d’un arboretum conservatoire sera produit afin de reproduire la méthode sur les prochains arboretums à mettre en place.

Durée: 36 mois

Étude et collecte des déchets métalliques sur 8 sites récifaux de La Réunion

Comme dans le monde entier, la problématique des déchets est d’actualité à La Réunion. On évoque beaucoup les matières plastiques, mais d’autres types de déchets existent, comme les éléments métalliques. Ces derniers seraient d’un point de vue chimique encore plus dangereux que les plastiques. De plus, tous ces éléments sont aussi très gourmands en oxygène en produisant continuellement des oxydes, ce qui peut être préjudiciable dans un milieu où les déficits en oxygène sont fréquents en saison chaude lors des marées basses. Or, la qualité des eaux est primordiale pour la sauvegarde des écosystèmes aquatiques.

Suite à un appel à projets lancé par le Ministère de la transition écologique et solidaire, un projet pilote a été réalisé en 2020 sur la collecte des déchets métalliques immergés, afin de déterminer leur nature, leur quantité et leur répartition. En 26 interventions, un total de 937 éléments pour 250 kg a ainsi été retiré des lagons de l’ouest de La Réunion, dont 35 kg de plomb. La majorité d’entre eux était constituée de fer. Ils sont tous corrodés, souvent coupants ou pointus et constituent un vrai danger physique pour les baigneurs. En 2023, une nouvelle campagne a été initiée avec des moyens plus conséquents. En 35 interventions, un total de 1377 éléments pour 1220 kg a été retiré des lagons de l’ouest de l’île. Ces prospections n’ont fait que confirmer la quantité importante d’éléments métalliques présents le long des plages.

L’objectif de ce projet est de prospecter de nouveaux sites, toujours en se focalisant sur les éléments métalliques, souvent cachés ou enfouis dans le sédiment, d’en appréhender la nature, les quantités, les zones les plus atteintes et enfin, de les retirer définitivement du milieu et de les traiter. Cette nouvelle campagne a été élaborée en capitalisant les expériences précédentes pour traiter de nouvelles zones plus difficiles à explorer.

Duration: 18 mois

DEFCON-TGL : Défendre et conserver le dernier bastion du lézard géant de Tenerife

Le projet DEFCON-TGL vise à protéger le lézard géant de Tenerife, une espèce en danger critique d’extinction. Il s’attaque aux menaces posées par les espèces envahissantes, comme les chats sauvages et les rongeurs, et promeut des actions directes de conservation, des recherches et une sensibilisation communautaire pour assurer la survie de ce reptile.

Durée: 30 mois

Augmenter la biodiversité sur les parcelles agricoles grâce aux infrastructures agroécologiques

Dans un contexte agricole réunionnais peu favorable à la biodiversité (usage encore abondant d’herbicides et de pesticides), les initiatives en faveur de l’agroécologie se développent (agriculture biologique, plantation de haies, protection biologique intégrée des cultures, etc.). Les agriculteurs manquent toutefois de références et d’exemples sur les infrastructures agroécologiques (IAE) dans l’île, notamment sur les mares, dont les impacts positifs sur la biodiversité sont pourtant largement documentés dans l’Hexagone.

A partir de la mise en place d’IAE (mares, haies, îlots fleuris) sur une exploitation agricole pilote (EARL Jasmin Mangua) située en zone de continuité écologique sur la commune de Saint-Leu, ce projet vise à contribuer à l’amélioration des connaissances sur ces dispositifs et leurs impacts écologiques, à destination notamment des autres agriculteurs de l’île. La mise en place d’IAE sur cette exploitation fera l’objet d’un suivi écologique détaillé.

Pour alimenter ces références, le projet prévoit également de tester des IAE (talus, baissières, bandes fleuries) dans d’autres contextes agro-climatiques de l’île, chez les agriculteurs membres du Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental (GIEE) sur la protection biologique intégrée (PBI), dont l’EARL Jasmin Mangua est membre. Cette démarche collective, de dimension professionnelle, sera mise en œuvre par l’Union des horticulteurs et pépiniéristes de La Réunion (UHPR) et bénéficiera de l’appui de l’animatrice de ce groupement.

Une autre démarche collective, de dimension plus locale, sera conduite dans le quartier Bois de Nèfles, où se situe l’EARL Jasmin Mangua. Le projet encouragera la plantation d’arbres indigènes et endémiques par les agriculteurs et les associations du quartier, dans un but environnemental (reboisement à proximité de 2 ravines) et social (amélioration du cadre de vie dans ce quartier prioritaire de la politique de la ville). Objectif transversal du projet, la valorisation des résultats du projet concernera différents publics (agriculteurs, élèves, grand public).

Durée : 30 mois

INCRUST RUN

À travers le monde et depuis des siècles, les crustacés marins sont exploités par les populations locales côtières à des fins alimentaires et commerciales. À l’île de La Réunion, les langoustes, Panulirus sp et le crabe girafe, Ranina ranina sont les principaux crustacés décapodes capturés traditionnellement par les pêcheurs côtiers dans les zones lagonaires et sur la pente externe du récif. Ces espèces patrimoniales, à fort intérêt commercial, sont très demandées sur le marché local.

Dans le but de mieux préserver les populations de crustacés de La Réunion, les habitats associés et de développer des activités de pêche durable et responsable, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEM) souhaite évaluer l’état de santé et la distribution des peuplements de langoustes et de crabes girafes autour de l’île. Pour atteindre les objectifs, des enquêtes de terrain et de l’auto-échantillonnage seront effectués par des pêcheurs professionnels, un inventaire sous-marin et une cartographie des habitats marins côtiers seront réalisés autour de l’île ainsi que le suivi des individus par des opérations en mer de capture-marquage-recapture.

Les données acquises pendant ce projet aideront à mieux connaître l’état actuel des stocks et à améliorer les connaissances sur la biologie, l’écologie et sur les cycles de vie de ces espèces (croissance, reproduction, recrutement, déplacements, etc.). Ces nouveaux paramètres contribueront à établir des zones de conservation halieutiques afin de protéger durablement les populations, à réexaminer la réglementation locale sur la pêche en apportant des éléments scientifiques récents et à élaborer des mesures visant à mieux encadrer et à contrôler l’activité de pêche pour une utilisation et une gestion pérenne des crustacés à La Réunion.

Durée : 24 mois

Lanj, vers des actions adaptées pour la conservation de la raie léopard (Aetobatus narinari) dans les Antilles françaises

Avec une diminution de 50 à 70 % des populations au cours des 30 dernières années, la raie léopard, Aetobatus narinari a rejoint la Liste Rouge de l’UICN en 2021 avec le statut « En danger ». Particulièrement vulnérable face aux menaces côtières comme la dégradation des habitats côtiers et la pêche, il semble essentiel d’agir rapidement dans les Antilles françaises.

En utilisant une approche de gestion fondée sur les écosystèmes, le projet se concentre sur deux objectifs spécifiques : réduire les captures de raies léopard, qu’elles soient intentionnelles ou accidentelles, et minimiser le dérangement des raies. Pour atteindre ces objectifs, diverses actions seront mises en œuvre dont le renforcement des capacités des usagers de la mer et l’accompagnement des politiques publiques et des gestionnaires d’espaces naturels pour faire évoluer les mesures de conservation. Ce projet adopte également une approche participative, mettant les usagers de la mer (dont les pêcheurs) au cœur de l’action. Cette démarche de mobilisation semble être la plus efficace pour agir rapidement dans la réduction de la pression de pêche et du dérangement sur l’espèce. Elle permettra notamment de rétablir le dialogue avec les pêcheurs, favorisant ainsi une coalition entre conservation et pêche.

De plus, l’absence d’une stratégie concrète pour la préservation de la raie léopard est un obstacle dans la région des Caraïbes. Ce projet permettra ainsi de créer le premier plan d’actions Antilles françaises, co-construit avec les usagers de la mer et les services de l’État compétents, visant à assurer sur le long terme la réduction du risque de disparition de la raie léopard dans les Antilles françaises. Cette stratégie sera présentée à l’échelle des Caraïbes pour assurer la pérennisation des actions initiées, notamment en favorisant le développement d’actions communes entre les territoires de la région, couvrant ainsi la majeure partie de l’aire de répartition de l’espèce concernée.

Durée: 31 mois

Oasis Urbaines de Biodiversité : Restauration et replantation de mangroves foyalaises

Le projet « Oasis Urbaines de Biodiversité » est une réponse à la dégradation constatée de la mangrove de Volga-Plage, résultant de l’anthropisation de la zone à la suite de l’effondrement de l’économie sucrière. Face à la menace accrue due au changement climatique, la perte de cette mangrove expose la population locale aux aléas de la mer. Volga-Plage a démontré une force remarquable à sa fondation, notamment par son engagement citoyen et sa capacité à relever les défis socio-économiques et environnementaux qui se présentent. Le quartier s’engage alors résolument vers la durabilité de son développement.

Le projet a pour objectif de restaurer et de préserver la mangrove, en mettant l’accent sur la régénération des habitats et la replantation des espèces végétales indigènes, au niveau de l’embouchure de la Rivière Monsieur ainsi qu’à l’espace Coco l’Echelle. En favorisant la régénération de cet écosystème fragile, le projet cherche à rétablir un équilibre écologique, offrant un refuge sûr pour une variété d’espèces végétales et animales. Il s’agit de réduire l’impact des activités humaines sur la mangrove, préserver des habitats naturels et favoriser la coexistence entre l’Homme et la nature.

En parallèle ce projet a pour ambition de sensibiliser activement les communautés locales et les parties prenantes à l’importance de préserver ces écosystèmes. L’association travaille principalement avec des Ateliers Chantiers d’Insertion (ACI), un élément clé de leur approche leur permettant de former et d’impliquer des personnes éloignées de l’emploi, tout en renforçant les liens sociaux au sein de la communauté. En intégrant également les habitants et la communauté locale dans une dynamique d’« agir ensemble », l’association souhaite engager un véritable élan participatif et citoyen afin de créer un sentiment d’appartenance et de responsabilité collective autour de la protection et de la restauration de la mangrove.

L’ambition affichée est de mettre en place un programme de formation spécialisée visant à doter des équipes de compétences précises en matière de restauration de cet écosystème spécifique. Les équipes seront formées à des techniques avancées de restauration de la mangrove, comprenant la plantation, la gestion écologique et la surveillance de l’habitat. Cette initiative renforcera les efforts de l’association pour assurer la pérennité de la mangrove de Volga-Plage. Les compétences acquises seront par la suite déployables sur d’autres sites dans le giron de Fort-de-France et de façon plus globale en Martinique.

Durée: 24 mois

Amélioration des populations d’espèces végétales indigènes rares et menacées de Guadeloupe

La Guadeloupe compte environ 2400 espèces végétales indigènes, soit 7 % de la flore nationale et 20 % de la flore caribéenne. Parmi ces espèces, 196 sont endémiques des Petites Antilles et 14 % sont menacées, dont 79 en situation critique. Face à la responsabilité régionale et mondiale de la Guadeloupe dans la préservation de cette flore, le pôle Conservatoire botanique de l’ARB-IG propose d’agir pour la conservation d’au moins cinq espèces parmi une vingtaine d’espèces végétales rares et menacées présélectionnées en procédant, in situ, au renforcement de leur population.

Le projet repose sur l’amélioration de l’état des populations par plantation pour renforcer les populations actuelles ou créer des néopopulations, ou éventuellement, par simple renforcement passif (mise en défens et suivis de stations d’espèces rares). Le projet comprend l’ensemble des opérations nécessaires à la conservation des espèces présélectionnées : diagnostic précis de l’état des populations et de leurs stations, collecte et mise en culture du matériel de reproduction, analyse des sites potentiels de renforcement, sélection des méthodes et des sites d’amélioration puis plantation, entretien et suivi. À l’issue du projet, les opérations d’amélioration feront l’objet d’un retour d’expérience pour établir les stratégies futures pour la conservation de ces espèces et faciliter la réplicabilité de ce type d’opérations pour d’autres espèces.

Pour ce projet, le Conservatoire botanique propose de travailler sur un panel large de 24 espèces présélectionnées, car cela permet de mutualiser les moyens à mettre en œuvre par espèce, d’adapter les stratégies d’actions aux résultats d’une part de l’analyse des populations et de leurs stations (situation foncière et conditions écologiques notamment) et d’autre part des phases de collectes et de production. Ce choix garantit de pouvoir améliorer les populations pour au moins 5 espèces tout en maximisant le nombre d’espèces potentiellement concernées.

Durée : 36 mois

Plus belles les mares, saison 1 Bois Jolan

Le projet « Plus Belles Les Mares » se concentre sur la restauration et la protection de quatre mares situées dans la zone littorale de Bois-Jolan, une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) du territoire de Sainte-Anne.

Ces mares couvrent une superficie de plus de 8 600 m² et font face à diverses pressions anthropiques qui dégradent leur état écologique.

Ce projet vise à répondre à plusieurs pressions identifiées :
1- Les espèces exotiques envahissantes avec la prolifération de la massette de Saint-Domingue (Typha dominguensis).
2- Les pollutions anthropiques avec les macrodéchets, et les impacts liés aux bovins.

Le projet a donc pour objectif de restaurer ces mares dégradées en arrachant les plants de typha et en mettant en place des mesures de biosécurité afin de prévenir la réintroduction d’espèces envahissantes. Dans l’optique d’inclure la population dans ces actions, des chantiers participatifs et des inventaires de la biodiversité participatifs seront organisés.

De plus, ce projet s’attèlera à gérer les usages anthropiques sur le site de Bois-Jolan afin de préserver sa biodiversité. Des actions de sensibilisation à la pollution seront mises en place avec des campagnes de ramassage des déchets participatifs.

Enfin, pour préserver le site une fois restauré, les acteurs locaux seront formés à l’entretien des mares.

En somme, le projet « Plus Belles Les Mares » combine des actions de lutte contre les espèces envahissantes, des mesures de préservation de la biodiversité et une gestion améliorée des impacts anthropiques pour restaurer et protéger les mares de Bois-Jolan.

Durée : 36 mois

Restauration de continuités écologiques – Élaboration de la stratégie TVB et application sur le territoire

Les espaces naturels en Guadeloupe ont fortement régressé au profit de l’agriculture et de l’urbanisation. Les milieux naturels les plus affectés sont les forêts. Les grands réservoirs de biodiversité se retrouvent ainsi fortement fragmentés et isolés. La principale fracture concerne les réservoirs à l’intérieur des terres et les milieux littoraux. L’enjeu principal est ainsi de maintenir, restaurer ou recréer des continuités écologiques entre ces réservoirs.

À l’échelle de la commune de Saint-Claude, un axe prioritaire a été identifié sur lequel les fonctionnalités écologiques sont dégradées et dans un état moyen à mauvais. Ainsi, le projet a pour objectif de restaurer les fonctionnalités écologiques de la sous-trame forestière sur l’axe prioritaire principal de la commune entre deux réservoirs majeurs de Guadeloupe, le cœur du Parc national de la Guadeloupe et le milieu littoral. Un diagnostic a ainsi été réalisé sur les parcelles situées sur cet axe dans le cadre de l’Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) de Saint-Claude. Il a permis de sélectionner trois parcelles (1 publique et 2 privées) situées au cœur de la commune, dans un milieu très anthropisé, sur lesquelles la collectivité souhaite entamer des actions de restaurations.

Pour cela, le projet va :

  • créer / restaurer des espaces favorables à l’accueil et la circulation de la biodiversité ;
  • augmenter la surface et la qualité des espaces naturels à l’échelle du territoire ;
  • protéger de nouveaux espaces naturels via, par exemple, l’intégration du projet à la politique d’aménagement du territoire ;
  • agir sur la trame verte et noire.

Durée : 30 mois

Restauration de la forêt sempervirente saisonnière dans Les Monts Caraïbes : Lutte contre les espèces exotiques envahissantes et restauration de l’écosystème

Le projet vise à restaurer la forêt sempervirente saisonnière des Monts Caraïbes sur une parcelle de la commune de Gourbeyre dégradée par les activités agricoles qui ont favorisé l’installation d’espèces exotiques envahissantes (EEE). Suite à l’étude de faisabilité réalisée en mai 2019 par un bureau d’études environnemental, plusieurs habitats ont été identifiés. Deux zones sont considérées comme prioritaires avec la présence d’EEE comme le bambou, Bambusa vulgaris et l’herbe de Guinée, Panicum maximum dont la prolifération menace le couvert végétal composé d’arbres remarquables. Ce projet s’inscrit dans trois documents de politique publique locale : le plan de gestion des Monts Caraïbes initié en 2019 ; la convention d’application de la charte de territoire du Parc national de la Guadeloupe de 2020 ; et le plan d’action qui a permis le renouvellement de la reconnaissance Territoire Engagé pour la Nature (TEN) en 2023.

L’objectif de ce projet est de mettre en œuvre une stratégie d’intervention pour lutter contre la propagation et l’élimination d’espèces exotiques envahissantes en vue de restaurer les écosystèmes impactés. Pour cela, la régénération naturelle et la réintroduction d’espèces indigènes présentes sur une parcelle voisine sera privilégiée.

Par ailleurs, le projet a pour ambition de sensibiliser et former l’ensemble des habitants de la commune de Gourbeyre notamment les usagers des Monts Caraïbes mais également les jeunes du Régiment du Service Militaire Adapté (RSMA) de la Guadeloupe afin de faciliter leur réinsertion dans le milieu socioprofessionnel. Il comprend aussi la réalisation d’un guide de réplicabilité permettant de dupliquer l’initiative sur la commune et l’ensemble de la bande intertropicale. Ce guide présentera principalement le protocole innovant d’élimination de l’herbe Guinée, Panicum maximum.

Durée : 36 mois

Préservation et aménagement d’une mare à reproduction explosive d’amphibiens

Les amphibiens, dont le déclin mondial est alarmant, jouent un rôle crucial dans les écosystèmes des zones humides, et leur disparition pourrait entraîner des conséquences majeures sur ces écosystèmes.

Certaines espèces synchronisent leur reproduction et se rassemblent en masse, lors de conditions optimales, dans un phénomène spectaculaire appelé « reproduction explosive ». Les mares qui accueillent ces événements sont essentielles au maintien des populations d’amphibiens, notamment pour des espèces qui dépendent entièrement de ce mode de reproduction. Ces brefs évènements peuvent rassembler plusieurs dizaines de milliers de grenouilles qui se bousculent et s’enserrent dans un chaos sonore et visuel. Ces rassemblements attirent de plus en plus de visiteurs, accentuant la pression sur ces sites sensibles.

En Guyane, la route départementale 6, ou route de Kaw, abrite plusieurs mares forestières d’une importance écologique majeure. Parmi elles, la mare « Blanc-Marty », devenue très fréquentée, est un lieu privilégié de reproduction pour diverses espèces. Le projet piloté par l’association CERATO vise à préserver ce site des impacts liés à l’afflux de visiteurs.

Les actions du projet incluent une étude écologique de la mare pour évaluer son état initial, suivie d’une comparaison avec les résultats en fin de projet pour mesurer l’évolution des espèces d’amphibiens qui habitent le milieu. Un parcours balisé sera aménagé pour protéger les œufs et limiter la pollution du milieu aquatique. L’association assurera aussi une présence sur site lors des périodes de reproduction pour sensibiliser le public aux comportements responsables. Des animations seront organisées dans des écoles pour faire découvrir ce phénomène naturel aux jeunes Guyanais.

L’objectif global du projet est de valoriser ce patrimoine naturel unique tout en assurant la préservation des espèces sensibles qui y vivent.

Durée : 21 mois

Nouveaux espaces protégés, nouveaux enjeux : élaboration et mise en œuvre des plans de gestion sur deux sites du Conservatoire du littoral

Le développement de la Guyane s’organise essentiellement sur la frange littorale, avec une croissance démographique importante (115 000 habitants en 1990, 290 000 en 2021). Cela pose d’importants défis d’aménagement et de préservation, notamment dans les zones de forte croissance où se situent les sites du Conservatoire du Littoral, identifiés pour leur importance historique, paysagère, de conservation de la biodiversité et des habitats. Ces sites se trouvent souvent à l’interface entre des défis perçus comme contradictoires, qu’il convient de concilier.
Le projet se déroulera sur deux sites du Conservatoire du Littoral, Tigamy à Matoury et Pointe-Liberté à Macouria, géré et co-géré par l’association Kwata, en partenariat avec le Conservatoire et les communes d’implantation. Ces sites présentent des enjeux patrimoniaux majeurs, tant pour la diversité de leurs habitats que pour la préservation de la biodiversité, notamment dans les zones humides qui abritent des espèces menacées comme le jaguar et le pécari à lèvres blanches. Ces sites jouent également un rôle de réservoirs de biodiversité tout en conservant un riche patrimoine historique, comprenant des vestiges amérindiens et des habitations esclavagistes.

Le premier axe du projet consiste à élaborer un plan de gestion pour un site et à actualiser celui de l’autre. Ces plans sont les outils stratégiques nécessaires pour identifier et partager avec l’ensemble des parties prenantes les principaux enjeux et actions prioritaires à mettre en place, à moyen et long terme.

Le site de Tigamy, extension du site de Vidal, qui dispose déjà d’un plan de gestion, verra ce plan étendu pour intégrer les nouveaux enjeux écologiques, paysagers, patrimoniaux liés au doublement de la surface protégée. Pour le site de Pointe Liberté, tout le plan de gestion sera élaboré en collaboration avec la commune de Macouria, co-gestionnaire depuis 2021.

Ces plans s’appuieront, si nécessaire, sur l’acquisition de nouvelles connaissances sur les usages et la biodiversité, et seront développés en étroite collaboration avec les partenaires et parties prenantes. Le projet aboutira à la mise en place de comités de gestion et à l’approbation des plans, qui deviendront la feuille de route des gestionnaires.

Le second axe du projet soutiendra la gestion quotidienne des sites : surveillance, suivi de la biodiversité activités pédagogiques et de découverte, communication, et développement des partenariats.

Durée : 20 mois

Recherche de micro-chiroptères jusqu’alors non décrits à La Réunion et analyse de la différenciation acoustique

Description : Le projet visait à décrire de nouvelles espèces de chauves-souris, en mettant l’accent spécifique sur les types acoustiques Chiroptères sp1 et Chiroptères sp2. Des progrès significatifs ont été réalisés pour atteindre plusieurs résultats. Des enquêtes acoustiques menées dans divers sites de l’île de La Réunion ont permis une meilleure compréhension de la distribution du type acoustique Chiroptères sp1, avec un total de 328 contacts confirmés détectés dans 24 endroits. Malgré des captures ciblées dans des zones avec détection acoustique de Chiroptères sp1, la capture de chauves-souris émettant des acoustiques Chiroptères sp1 ou sp2 n’a pas été réalisée en raison de difficultés de détection et de préoccupations en matière de sécurité dans certains endroits. Cependant, une analyse comparative significative des émissions acoustiques a fourni des informations précieuses sur la différenciation acoustique de diverses taxonomies de chauves-souris sur l’île. Des activités de sensibilisation ont été menées avec succès, touchant un nombre détaillé d’individus, bien que l’objectif spécifique de décrire de nouvelles espèces de chauves-souris n’ait pas été atteint. Des parties prenantes telles que le GCOI, le Parc National de La Réunion, l’Office National des Forêts, l’Université de La Réunion, la SFEPM, les hôtels, l’UICN et ARBRE ont joué des rôles cruciaux dans la facilitation des activités du projet et la diffusion de l’information. Les leçons apprises ont souligné l’importance de la sélection rigoureuse et de la supervision étroite des stagiaires, de l’adaptabilité aux contraintes météorologiques et sanitaires, de la communication efficace avec les parties prenantes, de l’amélioration des processus de gestion de projet et de la rationalisation des procédures de rapport pour assurer une mise en œuvre efficace du projet.

Durée : 14 mois

Le son des oiseaux marins macaronésiens

Description : Le projet visait à évaluer les populations d’oiseaux marins, combler les lacunes de connaissances et mettre à jour les informations de base grâce à la surveillance acoustique passive sur certaines îles des archipels des Açores et de Madère. Les efforts de surveillance ont couvert sept îles des Açores et une île de Madère, avec des zones d’échantillonnage étendues sur deux îles. Quatre espèces d’oiseaux marins cibles ont été détectées sur plusieurs îles, avec des estimations de population fournies pour chaque espèce dans diverses colonies. Ces résultats ont contribué à une meilleure compréhension de la répartition et de l’abondance des oiseaux marins, comblant les lacunes de connaissances et établissant une base pour des mesures de conservation. L’engagement des parties prenantes a été solide, impliquant des entités gouvernementales régionales, des ONG locales, des volontaires et des techniciens, avec des sessions de formation renforçant les capacités en matière de mise en œuvre de la méthodologie et de connaissance des oiseaux marins. Malgré des défis tels que les restrictions liées à la COVID-19 et les mauvaises conditions météorologiques, l’équipe du projet a adapté ses stratégies, en tirant parti de la réduction des interférences humaines pendant les recensements nocturnes. Avec le recul, l’optimisation des points d’échantillonnage loin des habitations humaines pour minimiser les interférences sonores pendant les enregistrements aurait été bénéfique, soulignant une leçon clé pour les projets futurs.

Durée : 13 mois

Conservation des papillons endémiques menacés de Madère

Description : Le projet visait à identifier les principales zones d’habitat des papillons et à élaborer des plans d’action pour la conservation des espèces de papillons endémiques dans la région de Madère. Il a réussi à atteindre ses objectifs, en satisfaisant la plupart des cibles fixées et en dépassant les objectifs de collecte de données prévus. Les efforts de collecte de données ont fourni des informations de base, conduisant à la production de plans d’action et à l’identification de zones clés pour les papillons (ZCP), tout en établissant des transects de surveillance qui ont dépassé les objectifs planifiés. Des avantages inattendus ont inclus des partenariats avec des entités gouvernementales, des universités et des ONG, élargissant les efforts de surveillance à l’ensemble de l’archipel et impliquant des volontaires dans des initiatives de surveillance des insectes plus larges. Des défis tels que les restrictions liées à la COVID et les conditions météorologiques ont affecté les délais du projet et l’engagement des parties prenantes, soulignant l’importance d’une planification précoce, de stratégies adaptables et d’une utilisation efficace des ressources pour la sensibilisation des parties prenantes. Les parties prenantes engagées comprenaient des instituts gouvernementaux, des ONG et des institutions éducatives, contribuant au renforcement des capacités, à la collaboration en matière de recherche et à des activités de sensibilisation. Les leçons apprises ont mis en évidence le besoin d’améliorer les stratégies d’engagement des parties prenantes, recommandant une planification précoce, des méthodes de sensibilisation diversifiées et une meilleure coordination avec les horaires des parties prenantes. Malgré les défis, le succès du projet établit un précédent pour des initiatives similaires dans d’autres archipels macaronésiens, pouvant potentiellement conduire à une collaboration régionale plus large et à des actions de conservation.

Durée : 16 mois

Lits de rhodolithes macaronésiens : de la séquestration du carbone aux usines sensibles aux facteurs de stress environnementaux

Description : Le projet MAC-RODO a réussi à atteindre son objectif d’évaluer la capacité des fonds rhodolithiques à stocker du carbone, contribuant à la compréhension de la séquestration du carbone bleu dans la région de Macaronésie. Malgré des retards initiaux dus à la pandémie mondiale, tous les objectifs et résultats prévus ont été accomplis, avec une extension permettant la réalisation d’activités supplémentaires renforçant la connaissance des fonds marins rhodolithiques. Les résultats scientifiques ont fourni des informations précieuses sur les processus écologiques dans et autour des lits de rhodolithes, aidant ainsi à la gestion des écosystèmes et aux efforts de conservation. L’engagement des parties prenantes a été robuste, impliquant des acteurs locaux, des institutions éducatives et des ONG internationales pour sensibiliser à l’importance écologique des lits de rhodolithes et aux menaces qui les guettent. Le projet a favorisé les collaborations entre les chercheurs des îles Canaries et de Madère et a servi de catalyseur pour un projet de recherche national, POPCORN, qui développe les conclusions de MAC-RODO. Les leçons apprises ont souligné l’importance des équipes de recherche multidisciplinaires et des approches d’échantillonnage plus larges pour des projets similaires, avec des recommandations pour embrasser de telles approches dans les activités futures. Malgré un impact modéré dans les médias régionaux, les événements publics ont révélé un manque général de connaissance sur les habitats rhodolithiques, soulignant la nécessité de continuer les efforts de sensibilisation. Les résultats de MAC-RODO serviront de base pour les futurs projets de recherche et informeront les stratégies de gestion des écosystèmes à l’échelle de l’archipel, avec l’approche et les leçons apprises du projet guidant les futures activités dans d’autres régions.

Durée : 16 mois

Projet Puffinus Life4Best

Description : Le projet a réussi à accroître la collecte de données de référence et à évaluer le statut de menace du puffin des Anglais (Puffinus puffinus, LC). Les résultats significatifs comprennent l’enregistrement de 6100 heures de surveillance avec des enregistreurs de données autonomes pendant la saison de reproduction, confirmant la présence de l’espèce dans les vallées après les incendies de forêt, et l’installation de nids artificiels pour encourager la reproduction. Malgré l’absence de preuves immédiates de visites, des plans sont en cours pour installer plus de nids lors de la prochaine saison de reproduction. La surveillance par caméra a révélé de fortes densités de rats mais aucune activité aviaire, ce qui a incité à prévoir un programme de contrôle des prédateurs. Des jumelles thermiques ont identifié des zones de nidification potentielles, et un chien entraîné a aidé à couvrir les zones de reproduction inaccessibles. Le projet a contribué à combler les lacunes de connaissances dans les archipels de Macaronésie concernant la biologie de reproduction et la distribution des espèces, en impliquant des parties prenantes telles que le gouvernement régional, l’armée, des entreprises et des chercheurs. Un plan d’action pour la région de Macaronésie a été élaboré sur la base des résultats du projet, avec des efforts de recherche collaboratifs impliquant des partenaires de l’Université de Barcelone et de l’Université d’Oxford. Les leçons apprises incluent la prise en compte des défis météorologiques, la reconnaissance de l’importance d’outils tels que les jumelles thermiques ou infrarouges, et la considération de futures activités telles que le suivi GPS des oiseaux en mer pour améliorer l’identification des zones de reproduction.

Durée : 14 mois

Cartographie et conservation du maërl de Madère

Description : Le projet visait à établir une base de référence pour la conservation des habitats de maërl dans l’archipel de Madère. En cartographiant avec succès les lits de maërl à Madère et à Porto Santo, le projet a découvert de nouveaux lits, soulignant leur importance dans l’écosystème côtier de la région. De plus, il a quantifié pour la première fois les stocks de carbone bleu au sein des lits de rhodolithes, mettant en évidence leur importance dans la séquestration du carbone. La biodiversité associée aux rhodolithes a également été révélée, conduisant à la découverte de nouvelles espèces pour la région. Un plan de conservation détaillé a été élaboré et présenté aux autorités régionales, pionnier en matière de mesures de conservation à différents niveaux. Le projet a sensibilisé diverses parties prenantes, favorisant la fierté et l’appréciation pour l’habitat vital de la région. Une exposition publique non prévue a attiré une attention significative, indiquant un fort intérêt du public pour les découvertes du projet. Les parties prenantes engagées comprenaient le Musée d’Histoire Naturelle de Funchal, la Station Biologique Marine, les organismes gouvernementaux et les centres de plongée, facilitant la collaboration et les efforts de diffusion. Les principales leçons ont souligné l’importance d’une planification efficace du travail, d’équipes motivées et de l’engagement des parties prenantes.

Durée : 17 mois

Utiliser la pipistrelle de Madère, une espèce en voie de disparition comme l’une des espèces phares de la Conservation de Natura 2000 ZSC Laurissilva de Madère

Description : Le projet a réussi à évaluer l’importance du site ZSC PTMAD0001 Laurissílva da Madeira en tant qu’habitat adapté pour la pipistrelle de Madère en voie de disparition, atteignant 17 des 19 objectifs fixés, avec 2 partiellement atteints. Les résultats clés comprennent la collecte de données sur la répartition et l’abondance révélant que la pipistrelle de Madère est rare et plus abondante dans les forêts de lauriers secondaires que dans les forêts primaires au sein du ZSC. De plus, le projet a développé le schéma de surveillance des chauves-souris de Madère EMMA, intégré dans l’application ObsMap pour la surveillance citoyenne des chauves-souris, et a contribué à la mise à jour du statut de conservation de la Liste rouge de l’UICN de Pipistrellus maderensis. Les parties prenantes engagées dans le projet comprenaient des instituts gouvernementaux, l’Université de Madère, des clusters agricoles et touristiques, et des organisations d’observation. Les leçons apprises ont souligné des défis tels que les retards liés à la pandémie, l’impact des conditions météorologiques extrêmes, et l’importance du timing, de la planification, de l’engagement des parties prenantes, et de la manipulation de l’équipement. Les prochaines étapes incluent l’expansion de la zone d’étude pour augmenter l’effort d’échantillonnage et la sensibilisation dans les zones rurales et se concentrer sur la recherche et la protection des gîtes cruciaux pour la survie de l’espèce.

Durée : 16 mois

Les forêts de corail noir en tant que points chauds de biodiversité inexplorés dans la région macaronésienne : fonctions et services écosystémiques analysés

Description : Le projet B-CHARMED a réussi à atteindre son objectif de développer de nouvelles méthodes acoustiques pour cartographier et caractériser les forêts de coraux noirs (FCN) d’Antipatella wollastoni malgré des retards initiaux dus à la pandémie mondiale, en complétant tous les objectifs dans le délai prolongé. Les enquêtes élargies menées pendant différentes saisons ont fourni des données complètes sur les FCN, tandis que le développement d’outils de cartographie tels que l’extension, la bathymétrie et « l’effet de canopée » a amélioré la compréhension des habitats des FCN. Le projet a également fourni des informations précieuses sur la biodiversité associée à l’habitat, identifiant des zones de recrutement pour les espèces de poissons commerciaux et des communautés de poissons uniques, contribuant ainsi aux efforts de conservation de la biodiversité et informant les stratégies et politiques régionales de conservation marine. À travers diverses activités de sensibilisation ciblant les parties prenantes et le public, le projet a sensibilisé à la valeur naturelle des habitats des FCN et à leur conservation. Les parties prenantes impliquées dans le projet comprenaient des centres de plongée locaux, la Réserve de biosphère de Lanzarote, le Cabildo de Lanzarote, des experts externes, des ONG et des associations, soulignant l’importance de la collaboration multidisciplinaire pour le succès du projet. Les leçons apprises ont mis en évidence l’importance de l’adaptabilité, de la collaboration multidisciplinaire et de l’optimisation des efforts d’échantillonnage, avec des recommandations pour les activités futures axées sur l’expansion des efforts de recherche dans des habitats et des régions similaires. Les plans futurs incluent l’utilisation des résultats du projet comme référence pour des initiatives de recherche continues, l’extension de l’approche du projet à d’autres îles et régions macaronésiennes, et l’engagement dans des collaborations internationales pour étudier les habitats marins vierges et contribuer aux efforts mondiaux de conservation.

Durée : 18 mois

UTOPIAN (identification des zones d’enjeUx prioritaire de conservaTiOn au sein des Platiers récifaux de l’île de LA RéuNion)

Description : Le projet UTOPIAN a réussi à obtenir des résultats significatifs dans la cartographie de l’état écologique des récifs internes de l’île de La Réunion, malgré des contraintes réglementaires rencontrées. Le projet s’est concentré sur trois complexes de récifs – Saint-Pierre, les Colimaçons et Cap Champagne – et visait à définir leur état de conservation et à explorer les liens de causalité entre les pressions environnementales et les états écologiques. Bien qu’il ait initialement prévu d’évaluer les récifs influencés par la Réserve Naturelle Marine, l’accès aux zones de sanctuaire a été refusé en raison de contraintes réglementaires, ce qui a conduit à un changement de focus. Malgré ce revers, le projet a poursuivi deux actions simultanées : combler les lacunes méthodologiques scientifiques et développer des outils de sensibilisation efficaces. L’évaluation écologique a identifié des zones de conservation prioritaires, mettant notamment en évidence une forte pression des eaux pluviales sur le complexe récifal de Saint-Pierre, initiant des discussions avec les services du réseau d’eau de la ville pour des solutions collaboratives. De plus, les résultats du projet ont été présentés à des organisations pertinentes, telles que la Réserve Naturelle Marine et l’Office de l’Eau, suscitant un intérêt pour l’utilisation de la méthode CORRAM dans leurs zones d’influence. Le projet a également organisé des sessions de formation pour les étudiants sur la méthode CORRAM et développé des outils éducatifs abordant les impacts du bassin versant, notamment une vidéo et une exposition au musée Kélonia. Ces efforts ont entraîné des impacts positifs, notamment l’intégration de données écologiques dans les cadres de gestion, l’établissement de plates-formes collaboratives avec les services techniques de la ville de Saint-Pierre, la participation des étudiants BEST-ALI, et la création d’outils éducatifs pour la sensibilisation du public. Les principales leçons apprises comprennent l’importance d’anticiper les contraintes réglementaires, de maintenir la rigueur financière et administrative, et de favoriser la flexibilité et l’adaptation face à des défis ou contraintes inattendus. La collaboration avec des parties prenantes telles que la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, MAREX, et UMR Entropie a joué un rôle crucial dans le succès du projet.

Durée : 13 mois

EDUCOCEAN

Description : Le projet avait pour objectif d’améliorer l’expertise et la sensibilisation à la conservation de la biodiversité marine grâce à des initiatives éducatives innovantes. En utilisant la technologie de réalité virtuelle, nous avons impliqué plus de 300 élèves du primaire, les plongeant dans des environnements de cétacés à 360 degrés et les éduquant sur la vie marine et les efforts de conservation. Trois vidéos éducatives ont été produites, l’une se concentrant sur les cétacés locaux, une autre mettant en avant les projets de notre association, et une troisième présentant les perspectives des enfants. Ces vidéos ont été largement utilisées dans des campagnes de sensibilisation et des événements éducatifs, y compris le congrès de l’UICN. De plus, des ateliers de cirque et des collaborations avec la Croix-Rouge ont suscité l’intérêt des enfants et des éducateurs, favorisant de nouveaux intérêts pour les professions maritimes. Le projet a également attiré l’attention des autorités nationales de l’éducation, entraînant de nouvelles opportunités de partenariat et d’initiatives, telles que la formation des enseignants sur la biodiversité et la création de zones éducatives marines. Bien que le développement de bandes dessinées et de fiches d’information sur les espèces soit en cours, le projet a déjà démontré une forte motivation au sein du système scolaire et des institutions sociales à y participer. Les précieuses leçons apprises comprennent la compréhension des dynamiques des interventions scolaires et une communication scientifique efficace grâce à des projets interdisciplinaires impliquant à la fois les arts et les sciences. Les collaborations avec diverses parties prenantes, notamment Electron Family Production, Sara Quod, Marion Ovize, Cirquons Flex, Yann Doh, des représentants du CNRS, ABYSS, et la Commune des Avirons, ont été essentielles pour atteindre les objectifs du projet et maximiser l’impact.

Durée : 14 mois

PEROU : Protection de l’Etang de Bois ROUge

Description : Le projet visait à protéger un étang local en réduisant la prédation et en augmentant la population d’oiseaux aquatiques tout en sensibilisant les communautés environnantes. Les efforts de contrôle des prédateurs, en particulier des rats et des chats, ont donné des résultats mitigés en raison de défis tels que l’interférence des fourmis et la présence sporadique des chats. Malgré cela, des populations stables d’oiseaux aquatiques ont été observées, suggérant une efficacité limitée des mesures de contrôle des prédateurs dans la période de surveillance. Bien que les tentatives d’attirer des limicoles migrateurs étaient concluantes, les activités de sensibilisation ont réussi à réduire les activités humaines néfastes autour de l’étang. Les résultats inattendus comprenaient une amélioration des connaissances locales et l’identification d’espèces potentiellement envahissantes. L’engagement des parties prenantes, y compris les séances scolaires et la collaboration avec les organisations pertinentes, a renforcé la légitimité et l’impact du projet. Les leçons précieuses apprises ont souligné l’importance d’une connaissance approfondie du site, de stratégies adaptatives pour le contrôle des prédateurs et de l’implication proactive de la communauté dans les futurs efforts de conservation.

Durée : 16 mois

Lutte contre les espèces envahissantes en forêt de Bénara-Tchaourembo

Description : Le projet dirigé par le Service d’insertion par l’activité économique (SIAE), de Mlezi en collaboration avec le Service des ressources forestières (SRF), Conseil départemental de Mayotte a réalisé d’importants progrès dans la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques grâce aux efforts de lutte contre les espèces invasives, bien que quelques modifications aient été apportées au plan initial. Malgré ces ajustements, le projet a réussi à atteindre son objectif principal de préserver les environnements forestiers naturels contre l’invasion biologique. Des indicateurs clés, tels que la redécouverte de toutes les espèces patrimoniales initialement présentes et la mise en œuvre d’un inventaire complet, ont démontré des progrès tangibles. L’engagement des parties prenantes a été crucial, avec une communication régulière et une coordination entre les équipes de SIAE, de SRF et du Service pénitentiaire d’insertion et de probation facilitant une gestion efficace du projet. Les leçons apprises ont souligné l’importance des réunions régulières, de la communication efficace et de la planification minutieuse pour atténuer les défis et assurer le succès du projet. De plus, des procédures appropriées de manipulation des plantes et des protocoles de réception et d’inspection collaboratifs ont été identifiés comme essentiels pour minimiser les risques et optimiser l’utilisation des ressources.

Durée : 14 mois

MAYSPONGE

Description : Le projet a atteint avec succès son objectif de développer des outils de surveillance des principales pressions anthropiques et de quantifier les services écosystémiques dans le lagon de Maori. Toutes les activités planifiées ont été menées à bien, et la preuve de concept de l’utilisation d’éponges comme organismes auxiliaires pour la surveillance a été validée. Les variations spatio-temporelles de la microbiote de deux espèces d’éponges ont indiqué la présence de bactéries spécifiques au site, potentiellement indicatives des conditions environnementales. Le projet a également comblé des lacunes importantes en matière de connaissances sur les éponges à Mayotte, ouvrant la voie à de futures recherches sur la biodiversité. Les parties prenantes, notamment le Centre universitaire de formation et de recherche de Mayotte, la Mayotte Nature Environnement et le Parc Naturel Marin de Mayotte, ont rempli efficacement leurs rôles, favorisant des partenariats productifs et assurant un financement continu pour les efforts futurs. Les défis opérationnels ont souligné la nécessité de processus simplifiés de déclaration budgétaire et d’une anticipation minutieuse des parties prenantes, en particulier dans des projets à court terme comme celui-ci.

Durée : 14 mois

Co-construction d’une gestion durable des mangroves par une démarche participative

Description : Le projet a réussi à mobiliser 72 individus dans des activités de formation et de surveillance des mangroves, dépassant l’objectif de 30, avec des partenariats renforçant la participation et l’appropriation communautaires. Environ 200 000 litres de déchets ont été collectés à travers six actions, impliquant 397 personnes, démontrant un engagement communautaire significatif et l’efficacité des partenariats collaboratifs. Des ateliers collaboratifs ont abouti à la proposition de deux nouvelles recommandations politiques et à la formulation de plans d’action locaux pour une gestion durable des mangroves, renforçant l’efficacité des efforts de conservation. De plus, le projet a élaboré un document d’orientation pour la mise en œuvre de programmes de surveillance dans d’autres municipalités de Mayotte, impliquant 26 entités et renforçant leurs capacités en matière de gestion des mangroves. L’engagement des parties prenantes, des bénévoles citoyens, des associations villageoises, de NAYMA, du Communauté d’Agglomérations Dembéni MAmoudzou, des entités municipales et des chercheurs du Centre Universitaire de Formation et de Recherche de Mayotte, a joué un rôle crucial dans la mise en œuvre du projet, mettant en évidence un fort engagement communautaire et l’engagement institutionnel en faveur de la conservation des mangroves. Les leçons apprises ont souligné l’importance de tirer parti des structures communautaires existantes, de la communication efficace et des partenariats durables avec les parties prenantes institutionnelles pour les futurs efforts de conservation à Mayotte.

Durée : 14 mois

MESORUN

Description : Le projet a réussi à atteindre son objectif de collecte de données et à acquérir une compréhension approfondie de la zone mésophotique de La Réunion. À travers 27 plongées et en collaboration avec des associations de plongée reconnues, un inventaire de la faune a été réalisé, conduisant à des informations précieuses. Les évaluations d’experts et les analyses d’ADN ont enrichi davantage les résultats, contribuant à une compréhension plus profonde de la biodiversité de la région. Les résultats ont été efficacement communiqués aux parties prenantes institutionnelles et au public à travers divers canaux, assurant une sensibilisation généralisée. L’engagement des parties prenantes a joué un rôle essentiel, avec des organisations comme Vie Océane, Biorecif, Poisson Lune et ARBRE contribuant en expertise et en ressources. Ces efforts collaboratifs ont conduit à des résultats significatifs, jetant les bases de mesures de conservation futures. Les leçons apprises ont souligné l’importance du soutien administratif, de la compétence technique et de la flexibilité de la planification financière. Malgré les défis, tels que les charges administratives et les limitations techniques, le projet a démontré le potentiel de la recherche impactante dans la conservation marine. L’anticipation de futures collaborations avec les TAAF et le financement de projets supplémentaires soulignent le succès du projet et sa pertinence continue dans les efforts de préservation de la biodiversité.

Durée : 16 mois

SCAN’R – Suivi Collectif des Activités Nautiques et maritimes, pour l’évaluation des risques d’exposition des populations de cétacés de La Réunion au trafic maritime

Description : Le projet visait à évaluer l’impact du trafic maritime sur les cétacés et à améliorer sa gestion, atteignant avec succès ses objectifs. Tout d’abord, le projet a évalué les risques d’exposition des cétacés au trafic maritime dans les eaux territoriales de l’île de La Réunion, identifiant les zones à risque potentiel et présentant des résultats détaillés dans un rapport scientifique. Deuxièmement, un groupe de travail a été formé pour améliorer la gestion du trafic maritime, ce qui a abouti à des recommandations visant à réduire les risques d’exposition des cétacés, présentées lors d’un atelier de clôture du projet. Enfin, des supports de sensibilisation, dont une affiche et un dépliant, ont été produits et distribués, bien que les conférences prévues aient été annulées en raison des restrictions sanitaires. Les parties prenantes engagées comprenaient l’UMR ENTROPIE, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage, le Réserve Naturelle Marine de La Réunion et les participants à la surveillance du trafic côtier, les leçons apprises mettant en évidence l’importance de la mobilisation des participants et des stratégies de mise en œuvre adaptables. Dans l’ensemble, les connaissances acquises grâce au projet devraient contribuer de manière significative aux efforts de conservation des cétacés dans la biodiversité marine de l’île de La Réunion.

Durée : 12 mois

Viabilité de la population d’iguanes des Petites Antilles de l’îlet Chancel

Description : L’objectif d’améliorer le statut de conservation de l’iguane des Petites Antilles a été atteint avec succès, tous les résultats attendus ayant été atteints comme indiqué dans le cadre logique. Les impacts tangibles comprenaient la mise en œuvre de mesures techniques pour évaluer les impacts des actions de lutte contre les rongeurs sur la conservation des espèces, des études génétiques et de migration fournissant des informations pour une gestion plus efficace des Zones Importantes pour les Plantes, et l’amélioration sélective de l’habitat conduisant à des ajustements pour la saison de nidification. Le projet a présenté des réalisations de développement local et des avantages économiques, la présence d’iguanes endémiques améliorant les offres touristiques et promouvant la sensibilisation et la conservation de cette espèce moins connue. La collaboration avec des parties prenantes telles que le laboratoire de l’Université du Mississippi a été essentielle au succès du projet, renforçant les partenariats et démontrant l’engagement des parties prenantes pour la préservation de l’iguane. Des leçons précieuses ont été apprises, notamment l’établissement d’un cadre de travail efficace, garantissant l’achèvement en temps voulu du projet et la gestion des dépenses dans le budget alloué.

Durée : 14 mois

SICOLIBA

Description : L’objectif d’améliorer les données sur la flore et les habitats et de sensibiliser à la conservation des espèces en danger a donné des résultats notables. L’établissement d’un Système d’Information Géographique (SIG) pour la Flore et les Habitats, administré via l’application en ligne MadinFlora par le CBN Martinique, a été réalisé avec succès, facilitant la collecte et la consultation des données sur la flore dans tout le territoire. Cependant, la création de néo-populations de Tanaecium crucigerum et la sensibilisation des acteurs locaux et du public se sont révélées partiellement réussies, avec trois néo-populations établies mais des défis dans la mobilisation des municipalités concernées. Malgré cela, le projet a contribué de manière significative à la conservation de la flore, augmentant le nombre de stations connues de Tanaecium crucigerum. Les avantages sociaux ont inclus la création d’une exposition pour des événements sur la biodiversité et la conservation de la flore, offrant des opportunités futures de sensibilisation au-delà du cadre du projet. L’engagement des parties prenantes a varié, avec un fort engagement du CBN Mascarin et un soutien de la DEAL Martinique, tandis que l’engagement municipal a varié selon les municipalités. Les leçons apprises ont souligné l’importance d’une meilleure anticipation des défis imprévus, du lancement précoce du projet et de l’exploitation des partenariats existants pour les projets futurs, dans le but d’une mise en œuvre plus fluide malgré les perturbations externes.

Protection et valorisation des mares des Anses d’Arlet

Description : L’objectif du projet était d’améliorer la connaissance de la zone ciblée pour établir des mesures de gestion et de protection appropriées, produisant des résultats significatifs dans divers aspects. L’amélioration des connaissances environnementales a mis en évidence les impacts du changement climatique, nécessitant des adaptations telles que la restauration des étangs pour atténuer le dessèchement et préserver la biodiversité. Le projet a enrichi la compréhension de l’équipe du projet de la valeur écologique des étangs et a identifié des espèces en danger, renforçant leur expertise. L’engagement communautaire dans les activités de nettoyage des étangs a favorisé l’intérêt et la propriété locaux, promouvant la participation à diverses activités telles que l’agriculture, la randonnée et l’éducation environnementale. La collaboration avec les municipalités locales et l’intérêt d’autres communautés ont mis en valeur l’impact plus large du projet et son potentiel de reproduction. L’engagement des parties prenantes avec le Bureau du Contrat Littoral et les membres de la communauté locale a démontré l’engagement à préserver les sites et les connaissances sur la conservation des habitats. Des leçons précieuses ont été apprises, mettant l’accent sur la mise en œuvre réussie des activités sur le terrain, l’enthousiasme de l’équipe, la collaboration efficace avec les parties prenantes et l’importance des résidents locaux dans la facilitation de l’engagement communautaire.

Durée : 12 mois

Ecolieu pédagogique en faveur de la biodiversité végétale et animale

Description : L’objectif du projet était de s’attaquer aux causes profondes de la perte de biodiversité en intégrant la biodiversité à l’ensemble du gouvernement et de la société, en mettant particulièrement l’accent sur la sensibilisation à la biodiversité. Le projet a eu des impacts concrets sur la conservation de la biodiversité et les services écosystémiques, notamment en établissant le Tivoli Écolodge comme un centre de préservation et de sensibilisation à la biodiversité. Malgré les pressions de l’urbanisation, le projet a préservé l’espace contre l’urbanisation, contrôlé la propagation des espèces exotiques envahissantes et établi un corridor écologique pour atténuer les impacts négatifs sur la biodiversité. Des panneaux éducatifs et des initiatives d’engagement communautaire ont visé à inspirer les communautés de Martinique et des Caraïbes, en favorisant la réceptivité du public à la richesse et à la vulnérabilité de la biodiversité. L’utilisation durable des ressources naturelles a été soulignée, le bambou étant utilisé pour la construction tout en gérant son potentiel invasif. Le développement local a été priorisé, bénéficiant au développement économique de l’île et aux personnes en formation professionnelle. Les parties prenantes, y compris les résidents locaux, les experts et le maire de Fort-de-France, ont été activement impliquées tout au long du projet. Des leçons précieuses ont été apprises, soulignant l’importance d’une communication efficace, d’une participation diversifiée, du recrutement de personnel expérimenté, d’une organisation méticuleuse et de la flexibilité du budget pour la mise en œuvre réussie du projet.

Durée : 13 mois

PLANT’AKSYON – Restauration de la flore bord de mer

Description : L’objectif du projet était d’atténuer les effets de l’érosion affectant les sites côtiers de la région, avec des réalisations significatives dans divers domaines. Les efforts éducatifs ont ciblé les élèves des Zones Éducatives, avec 119 élèves formés sur deux années scolaires, dépassant l’objectif initial de 88. La replantation d’espèces indigènes a non seulement contribué à réduire la disparition des plantes en danger, mais a également contribué à la stabilité du littoral face à l’augmentation du tourisme. Les installations de clôture ont efficacement réduit le piétinement de la flore côtière, facilitant une croissance rapide et un enracinement réussi des plantes transplantées. Bien que l’impact quantifiable sur l’atténuation de l’érosion reste à déterminer, les efforts de replantation sont considérés comme cruciaux pour la stabilité du littoral. Une forte collaboration entre les associations de conservation a facilité le transfert de connaissances aux étudiants et a obtenu le soutien des parties prenantes, soulignant l’importance de la cohésion des partenariats dans l’éducation à la conservation. Les parties prenantes, y compris les associations, les partenaires techniques, les responsables municipaux et les municipalités communautaires, ont activement participé, soulignant encore le succès du projet dans la lutte contre l’érosion côtière grâce à l’éducation, la conservation et la participation communautaire. Des leçons précieuses ont été apprises, mettant en évidence le besoin d’engagement des éducateurs, des méthodes de propagation naturelle, du calendrier stratégique des plantations et de la gestion de projet dédiée pour un engagement efficace.

Durée : 17 mois

Véti’VERT, restauration d’un site littoral dégradé

Description : Le projet Véti’VERT a réussi à restaurer avec succès la forêt côtière du site de Vetiver, dépassant les objectifs fixés. Les réalisations comprennent la plantation de 100 espèces indigènes, l’élimination de 14 plantes envahissantes (11 de plus que prévu) et la création de 420m² de clôtures. Six installations hors d’usage ont été supprimées et des élagages d’arbres ont été réalisés pour protéger les zones de régénération. La zone boisée contribuera à lutter contre l’érosion côtière face à l’élévation du niveau de la mer. Des opportunités éducatives ont été offertes à plus de 40 étudiants locaux, comprenant des activités de plantation et des séances de conservation des tortues marines. Les défis, comme les dommages aux plantes causés par les équipements municipaux, ont été résolus grâce à une communication efficace et à l’engagement continu des parties prenantes. Malgré les retards liés à la planification communautaire plus large et aux crises, des délais flexibles ont assuré le succès du projet. Des plans de suivi pour le suivi du littoral et du stratum arboré sont en cours. Les efforts de maintenance continus, tels que les inspections fréquentes du site et l’arrosage, protègent les actifs du projet. Les leçons mettent en évidence l’importance de l’engagement des parties prenantes, de la gestion adaptative et de l’atténuation proactive des risques. L’impact durable du projet souligne l’importance de la restauration des écosystèmes côtiers.

Durée : 17 mois

Vers des outils de gestion et de conservation pour les requins et les raies de St Martin dans les Antilles Françaises

Description : Le projet visait à acquérir des données sur les populations de requins et de raies pour la mise en œuvre d’outils de gestion sur l’île de Saint-Martin. Les résultats montrent des progrès dans les connaissances biologiques et écologiques, bien que certains indicateurs n’aient pas été atteints en raison de complications liées aux conditions météorologiques lors des échantillonnages. Malgré les défis, les données ont été utilisées avec succès pour des efforts de conservation, avec des rapports partagés avec la Réserve Naturelle pour obtenir des retours d’information. Les initiatives d’engagement du public ont vu certains indicateurs en dessous des objectifs initiaux, attribués à des changements dans les stratégies de communication avec les écoles. Les parties prenantes, y compris la Réserve Naturelle, l’université locale et les clubs de plongée, ont activement participé aux travaux sur le terrain, démontrant des efforts de collaboration. Les leçons tirées ont mis en évidence les défis logistiques liés à la réalisation de recherches dans les eaux tumultueuses de Saint-Martin, soulignant la nécessité d’une planification préalable minutieuse et de la coordination des partenaires pour les projets futurs, impliquant potentiellement des partenaires locaux dans les travaux sur le terrain pour optimiser les conditions.

Durée : 17 mois

Classe de mer

Description : Le projet visait à sensibiliser et à impliquer les élèves dans la protection de l’environnement marin, dépassant la plupart des résultats attendus mais rencontrant des défis dans des indicateurs spécifiques. Alors que la mobilisation des écoles a dépassé les objectifs, les actions au sein des écoles et la formation du personnel municipal n’ont pas atteint les attentes en raison des dépendances vis-à-vis des autorités locales et des partenaires régionaux. Des retards dans la formation des enseignants et la production de vidéos ont résulté de circonstances imprévues, mais le projet a impliqué plus d’élèves et d’écoles que prévu, soulignant sa valeur. Malgré les difficultés, les partenariats avec des entreprises locales telles que Guyavoile et des projets émergents comme Géofocus ont apporté des avantages pour le développement local. Pour aller de l’avant, une planification de projet plus claire, un financement constant et un engagement plus fort des écoles en matière de transport sont essentiels pour le succès. L’engagement des autorités publiques reste un défi, mais l’intérêt récent signale des partenariats potentiels, soulignant la nécessité d’un soutien financier soutenu et d’une assistance administrative pour les initiatives futures.

Durée : 13 mois

Parcours Eco-Pagayeur

Description : L’objectif était de faciliter la découverte de l’environnement naturel et de fournir des supports pédagogiques aux habitants. Cependant, le projet a rencontré des défis dans la réalisation de ses objectifs. Alors que près de 1000 élèves ont participé au cours, le nombre était inférieur à l’objectif de 1560 en raison de retards causés par un effectif insuffisant et des conflits d’horaires. Le départ du coordinateur du projet et le roulement ultérieur du personnel ont entravé la mise en œuvre des activités prévues, telles que la signature de la « Charte d’Ecopaddler » et l’administration d’évaluations des connaissances. Malgré ces revers, le projet a donné des résultats significatifs, notamment l’identification de nouvelles espèces et une sensibilisation accrue des participants aux questions environnementales. De plus, l’engagement régulier avec la communauté locale et les touristes a amélioré l’attrait de la région et a conduit au signalement de préoccupations environnementales.

Durée : 18 mois

Favoriser la mise en place d’outils de protection et de gestion adaptés pour la conservation des savanes de la commune de Montsinéry-Tonnégrande

Description : Le projet a réussi à atteindre son objectif de sensibiliser à l’importance écologique des savanes de Montsinéry-Tonnégrande auprès de divers publics, malgré des défis tels qu’un changement de soutien municipal et des limitations dans l’accès aux terres pour les inventaires. Bien que l’intégration de ces questions dans les politiques publiques locales soit en cours, les retours des parties prenantes ont été positifs, soulignant l’importance du travail du projet. Les efforts de communication ont efficacement impliqué la communauté, et la collaboration avec des partenaires clés a facilité le partage de données et amélioré la communication sur les études de savane en cours. Le projet a souligné l’importance d’un engagement précoce et soutenu avec les autorités locales pour garantir l’acceptabilité et le soutien du projet, ainsi que la nécessité de canaux de communication clairs et de personnes de liaison désignées au sein des municipalités pour renforcer la supervision et la coordination du projet, soulignant en fin de compte la nécessité de résoudre les conflits potentiels entre les objectifs de conservation et les intérêts de développement pour une mise en œuvre réussie du projet.

Durée : 15 mois

Les pripris de Yiyi, support d’éducation à la nature

Description : L’objectif du projet était de mobiliser un réseau d’acteurs pour établir une initiative éducative durable autour des Pripris de Yiyi. Les résultats ont indiqué que les actions visant à préserver et à valoriser le patrimoine naturel du site étaient pleinement alignées sur les objectifs définis. Bien que le conseil municipal n’ait pas adopté la stratégie d’ici 2022 en raison de révisions en cours, elle a été validée par trois responsables municipaux lors d’une réunion de restitution. De plus, les efforts de collaboration entre SEPANGUY et la municipalité ont conduit à l’élaboration d’un calendrier partagé d’activités sportives, naturelles et culturelles pour 2023, ainsi qu’à un financement municipal pour l’éducation environnementale jusqu’à la mise en place du centre d’interprétation. Plusieurs activités d’éducation à la nature ont été mises en œuvre, impliquant des publics divers tels que des groupes scolaires, le grand public et les personnes handicapées. De plus, des outils éducatifs ont été développés avec la participation d’enseignants bénévoles, contribuant à l’amélioration des ressources pédagogiques. Les initiatives alignées sur la stratégie, telles que la stimulation économique des entreprises locales grâce à la location d’hébergement et aux commandes de produits alimentaires locaux, ont démontré des résultats positifs non intentionnels.

Durée : 13 mois

Développer les initiatives en faveur de la biodiversité de proximité en Guyane – Pro-sité

Description : Le projet visait à conserver la biodiversité locale en Guyane grâce à diverses actions visant à sensibiliser le public aux espèces proches de chez eux. Il a atteint trois résultats principaux : l’adaptation et la fourniture d’outils pour la gestion des jardins, la mobilisation et la promotion des avantages de la biodiversité locale, et la création d’une communauté favorable à la biodiversité locale. Ces efforts ont impliqué le développement de matériel pédagogique, la création de partenariats avec des associations et les autorités locales, ainsi que l’implication d’individus et d’organisations dans la conservation de la biodiversité urbaine. Les parties prenantes impliquées comprenaient des partenaires locaux et nationaux, des écoles, des associations communautaires et des organismes gouvernementaux. Les leçons tirées ont souligné la valeur des jardins en tant que plateformes éducatives et de sensibilisation, renforcées par des collaborations avec des acteurs environnementaux et sociaux. Par exemple, GRAINE Guyane a choisi d’organiser des réunions régionales d’éducation environnementale sur des thèmes de jardinage, mettant en valeur l’intérêt croissant et le potentiel de telles initiatives.

Durée : 14 mois

Centre de découverte de la forêt guyanaise

Description : Le projet visait à maintenir la valeur de la biodiversité de la forêt amazonienne et des services écosystémiques qu’elle fournit à travers diverses initiatives, notamment la découverte et la valorisation de la forêt guyanaise, la création d’un jardin éducatif durable mettant en valeur les espèces locales et les techniques agroforestières, la valorisation des espèces forestières et des plantes locales, le développement d’activités de découverte de la forêt, la médiation scientifique liée aux projets de recherche sur la biodiversité de la forêt amazonienne, les collaborations régionales et transfrontalières, et la contribution à l’offre de formation locale. Les efforts ont facilité l’engagement du public et la préservation d’un site naturel de forêt amazonienne de 3 hectares, avec des initiatives en cours axées sur l’expansion des inventaires d’espèces et la promotion des usages traditionnels. Des partenariats avec le Pôle Relay des Zones Humides Tropicales et l’Office de l’Eau de la Martinique ont été initiés pour promouvoir la conservation des mangroves. Diverses parties prenantes, notamment Koté Forêt, GRAINE Guyane, les écoles locales, le CEDEFOG et des partenaires scientifiques et éducatifs, ont contribué au succès du projet.

Durée : 14 mois

Raies et requins en Guyane : Sensibilisation, implication et formation des acteurs de la mer

Description : L’objectif d’informer et de former les parties prenantes marines en Guyane sur les raies et les requins a été atteint avec succès, avec des résultats significatifs obtenus. Divers publics, notamment le grand public, les écoles, les agences gouvernementales et les communautés de pêche, ont été sensibilisés à l’importance de ces espèces grâce à des activités éducatives telles que des ateliers, des séminaires et des campagnes de sensibilisation. Les parties prenantes ont acquis une meilleure compréhension de la signification écologique des raies et des requins, ce qui a entraîné un soutien accru à leur conservation. Les efforts visant à améliorer l’application des réglementations relatives à la protection de ces espèces ont donné des résultats positifs. Les agences gouvernementales ont reçu une formation sur les réglementations pertinentes, ce qui a conduit à de meilleures mesures de conformité et d’application. De plus, des partenariats ont été établis avec les communautés de pêche locales pour promouvoir des pratiques de pêche durables qui minimisent les dommages aux raies et aux requins tout en répondant aux besoins socio-économiques.

Durée : 18 mois

Faune du bas Approuague : De la découverte à la vulgarisation

Description : Le projet visait à rendre l’information sur l’écologie de la rivière Approuague accessible aux jeunes et à sensibiliser la population locale. Les résultats ont inclus l’initiation de 40 jeunes de MFR (Maison Familiale Rurale) – dont 50% étaient des filles – à la protection de la nature et aux principes du développement durable, avec un accent sur l’intégration de la protection de la nature dans le contexte socio-économique. De plus, les apprenants ont acquis une connaissance de première main de la biodiversité de la rivière, y compris des espèces sensibles et endémiques comme la podocnémide et l’hoazin. Cette implication a conduit à la documentation de leurs observations et à la création d’un livret de reconnaissance de la faune et de la flore, qui a été distribué sous forme papier dans les écoles, l’EMAK (Écomusée Municipal de l’Approuague Kaw) et les établissements touristiques, ainsi que des versions numériques disponibles via les médias sociaux et les codes QR. De plus, des animations éducatives développées par les étudiants de RFH ont été présentées à 93 élèves du primaire, impliquant à la fois les enseignants de RFH et du primaire dans l’approche pédagogique.

Durée : 12 mois

Valorisation de l’agroforesterie et de l’agriculture traditionnelle amérindienne

Description : Le projet visait à soutenir les pratiques agricoles et agroforestières traditionnelles au sein de trois communautés amérindiennes – Terre-Rouge, Mana et Bellevue. Grâce à des efforts concertés, trois parcelles pilotes agroforestières ont été établies, mettant en valeur une remarquable diversité végétale et servant d’inspiration locale pour des initiatives similaires. Plus de 100 arbres ont été plantés dans ces parcelles, qui accueillent désormais un impressionnant éventail de 40 à 60 espèces végétales chacune. De plus, un réseautage réussi entre trente parties prenantes a facilité l’échange de connaissances, conduisant à la diffusion de pratiques agro-écologiques et à la préservation de la sagesse traditionnelle. Les séances éducatives menées ont touché 80 jeunes membres de la communauté, ce qui est crucial pour sensibiliser à la gestion durable des ressources et à la conservation de la biodiversité. Ces réalisations marquent un progrès significatif vers la revitalisation des traditions agricoles autochtones et la promotion de la gestion environnementale au sein des communautés guyanaises.

Durée : 13 mois

NEREIS : Conservation de la Sterne néréis

Description : La Nouvelle-Calédonie, connue pour sa biodiversité exceptionnelle, était confrontée à des problèmes de conservation en raison de la concentration unique d’espèces et des menaces qui pesaient sur elles. Le projet Sterne néréis visait à contrer les rongeurs envahissants et les perturbations humaines, cherchant à améliorer les conditions de nidification et la viabilité des espèces. Des stratégies ont été mises en œuvre, affinant les protocoles, les outils et le suivi tout en abordant les défis de reproduction, notamment l’engagement communautaire et l’établissement d’un sanctuaire sur un site de reproduction clé. Les actions comprenaient aussi l’investigation de la prédation supplémentaire, tout cela dans le but d’approfondir les connaissances écologiques sur les Sternes néréis. L’implication de la communauté et l’importance culturelle étaient des points focaux. Les initiatives ont impliqué le renforcement de la surveillance naturaliste, la formation des bénévoles et le renforcement des mesures de protection de l’environnement. La communication continue a jouer un rôle crucial pour encourager une plus large participation communautaire, démontrant l’importance d’une sensibilisation soutenue pour des efforts de conservation réussis.

Durée : 12 mois

Semer pour la forêt de Tuo Cèmuhi

Description : En Nouvelle-Calédonie, le projet visait à mettre en œuvre des stratégies de régénération naturelle assistée, en particulier dans la commune de Tuo Cèmuhi. En collaboration avec les tribus Pwö-i et Tiwae, le projet a adopté une approche pilote utilisant des méthodes « low-tech » impliquant des bombes de graines pour restaurer les environnements naturels dégradés. Les membres de la communauté locale ont suivi une formation complète comprenant la collecte, la production et la mise en œuvre des semences tout au long du cycle de régénération. Le projet a concentré ses efforts sur un bassin versant de la commune de Tuo Cèmuhi, où 50 874 bombes de graines de 11 espèces ont été dispersées dans 41 quadrants, chacun avec une densité moyenne de 4,5 bombes de graines/m2. L’observation après traitement a révélé au moins cinq plants par quadrat. Un représentant local a été formé à la production de bombes de graines, assurant l’acquisition d’équipements essentiels pour l’autonomie. Cette approche a présenté une rentabilité de 79,5 % par rapport aux méthodes de restauration conventionnelles, bénéficiant à 17 personnes grâce à des activités de formation approfondies. L’objectif principal du projet reste la restauration du couvert forestier, améliorant ainsi les ressources en eau, la préservation des sols, le contrôle de l’érosion et renforçant la biodiversité des écosystèmes.

Durée : 19 mois

Urgence pour la sauvegarde du milieu terrestre de Rapa

Description : Le projet a été lancé pour protéger l’écosystème terrestre de Rapa en contrôlant les espèces envahissantes et en s’attaquant à la dégradation naturelle de la forêt. L’approche consistait à mettre en œuvre des mesures de biosécurité contre les rats noirs, à protéger les zones forestières clés, à étendre les zones exclues du pâturage et à éradiquer les plantes envahissantes telles que la goyave et le pin, tout en permettant les habitants de Rapa de préserver activement leur environnement. Des efforts significatifs ont été déployés, notamment la formation de 2 employés et 1 volontaire en biosécurité et la tenue de 3 ateliers, ce qui a permis de renforcer les capacités locales en matière de conservation de l’écosystème. Les résultats remarquables comprennent l’obtention d’un statut sans rat sur l’île pendant 6 mois, l’établissement d’un comité de crise pour des réponses rapides, l’élaboration d’un plan d’urgence, l’identification de neuf zones forestières vitales, le clôturage de 0,87 hectares contre les brouteurs, l’élimination de 80% des plantes envahissantes et la rénovation d’une pépinière pour la restauration forestière. Ces actions combinées visaient à inverser la détérioration de la forêt et à renforcer les pratiques de conservation durables pour l’écosystème terrestre de Rapa.

Durée: 12 mois

Renforcement de la gestion participative et intégrée du bien UNESCO sur Touho

Description : Le projet mené dans la municipalité de Touho avait pour objectif de protéger la biodiversité et la résilience des écosystèmes contre les effets du changement climatique. Les études de terrain initiales, après la reconnaissance de l’UNESCO en 2008, ont permis de mettre à jour les connaissances sur l’écosystème, en identifiant les espèces de mangroves et les zones dégradées nécessitant une restauration, tout en garantissant des actions écologiques cohérentes. L’écosystème vulnérable des mangroves, sensible aux activités humaines et au changement climatique, jouait un rôle crucial en tant que zone tampon et filtre pour le lagon. Les activités comprenaient l’établissement de pépinières, la plantation, des campagnes de sensibilisation communautaire, des formations spécialisées, des enquêtes sur le terrain et le suivi continu de la croissance des mangroves. Le projet a contribué de manière significative à la préservation du patrimoine de l’UNESCO à Touho et à la formation des membres de l’association Hô-üt en identification des espèces et techniques de plantation. Les observations lors de la plantation ont permis d’identifier des espèces adaptables malgré des conditions environnementales variées, répondant ainsi avec succès aux objectifs de formation des membres de l’association Hô-üt.

Durée: 12 mois

Sécuriser les coins de paradis dans les Caraïbes : Intégrer la capacité de gestion des espèces exotiques envahissantes dans les organisations basées dans les territoires britanniques d’Outre-mer

Description : L’objectif principal du projet était de renforcer la capacité de gestion des espèces exotiques envahissantes (EEE) dans quatre territoires en mettant en œuvre des campagnes de sensibilisation ciblées, en favorisant la coopération régionale et en dispensant une formation sur les approches de gestion des EEE dans quatre zones clés pour la biodiversité (ZCB), tout en élaborant des protocoles nationaux spécifiques pour les îles Vierges britanniques (IVB) et Montserrat. Cela englobait le partage d’expériences entre territoires et régions, associé à des actions pratiques contre les espèces envahissantes. À noter, un important atelier trans-territoires britanniques d’Outre-mer sur la surveillance de la végétation, réalisé au cours de la deuxième année du projet, a impliqué des représentants d’Anguilla, des îles Caïmans, de Montserrat et des IVB. Le soutien de RBG-Kew a considérablement renforcé la capacité de surveillance de la végétation du Département de l’Environnement de Montserrat. L’impact du projet s’est étendu à l’acquisition de nouvelles données, à l’analyse de la biodiversité des écosystèmes océaniques et à la sensibilisation à la biodiversité parmi les jeunes générations. Bien que les conditions météorologiques défavorables aient entravé la collecte d’échantillons attendue lors des croisières scientifiques et du marquage des oiseaux marins, des progrès substantiels ont été réalisés dans l’acquisition de données scientifiques.

Durée : 36 mois

Adopter un nouveau plan régional de rétablissement pour l’iguane des Petites Antilles : Une espèce clé de voûte écologique en voie de disparition

Description : Le projet visait à la conservation de l’iguane des Petites Antilles à travers la mise en place d’un cadre de rétablissement sous-régional. Il avait pour objectif d’améliorer les données démographiques, de réintroduire l’iguane à Anguilla, de mettre en œuvre des mesures de biosécurité et de sensibilisation accrue. En utilisant les politiques nationales, les stratégies en matière de biodiversité et les données scientifiques, il garantissait une gestion durable au sein des Zones Clés de la Biodiversité de trois territoires insulaires. Des programmes éducatifs ont facilité la différenciation des espèces pour le grand public et les responsables. Les agences de conservation ont renforcé les protections légales grâce aux réintroductions, à la restauration des habitats et aux campagnes de sensibilisation. La collaboration entre les îles a maximisé les expériences partagées et les réseaux, suscitant un intérêt mondial pour un atelier de planification d’action sous-régionale. Cet effort global, s’appuyant sur une expertise et des expériences variées, a contribué de manière significative à la conservation de l’espèce dans la région.

Durée : 21 mois

Comprendre les coraux et la côte de la ZCB de l’Est de Caïques : La clé pour protéger l’avenir des Îles Turques-et-Caïques


Description : Le projet visait à renforcer la résilience des écosystèmes récifaux de l’Est de Caïques face au changement climatique grâce à des stratégies améliorant la conservation à long terme et l’utilisation durable de la biodiversité et des services écosystémiques. Des ateliers collaboratifs impliquant le Département de l’Environnement et des Ressources Côtières des Îles Turques-et-Caïques (DECR) et les parties prenantes locales ont conduit à l’établissement de zones de conservation, déterminées par le biais d’évaluations multicritères. Après le projet, des protocoles de surveillance régulière ont été élaborés en collaboration avec le DECR et diffusés à travers divers canaux médiatiques. Pour pallier les lacunes en matière de gestion et de surveillance, l’initiative a élaboré des zones de conservation recommandées et des protocoles, renforçant la résilience des récifs coralliens face au changement climatique. Cela a impliqué des étapes complètes telles que la cartographie SIG, des études de terrain qualitatives et quantitatives, des ateliers avec les parties prenantes et des sessions de formation spécialisées. Les réalisations ont également inclus la création de 16 sites de surveillance permanents des récifs et de 5 sites de surveillance des récifs coralliens isolés, couvrant une superficie de 78 km2. Une surveillance régulière tous les deux ans assure un suivi continu et une gestion adaptative. De plus, le projet a facilité la formation du personnel à la cartographie SIG et a fourni une expertise en surveillance des récifs à 10 individus lors d’ateliers spécialisés.

Durée : 12 mois

Pépinière éphémère et restauration des coraux

Description : Le projet visait à restaurer les populations de coraux corne d’élan dans une zone de faible biodiversité du parc marin national de Bonaire (BNMP). À l’aide d’une pépinière corallienne « éphémère », 700 coraux provenant de 14 génotypes ont été propagés en huit mois pour une transplantation ultérieure. Un site de restauration de 500 m2 a été surveillé à l’aide d’une technologie de modélisation 3D avancée, permettant des évaluations non intrusives de la croissance, de l’abondance et de la santé des coraux. Les données et les protocoles ont été partagés avec le BNMP et d’autres projets de restauration des coraux des Caraïbes afin d’établir des méthodes de suivi standardisées. Les coraux corne d’élan et corne de cerf, autrefois essentiels à la construction des structures des récifs de l’Atlantique et des Caraïbes, ont connu un déclin brutale en raison de maladies, de facteurs climatiques et locaux, entraînant leur statut d’espèce en danger critique d’extinction. Les phases du projet comprenaient la sélection du site, la collecte des coraux, l’élevage en pépinière, la transplantation sur site et la collecte complète de données. L’engagement du public comprenait des communiqués de presse, une diffusion sur les réseaux sociaux et une vidéo d’information. La participation à « Reef Futures 2018 » a accru la visibilité du projet. La mise en place de 769 colonies génétiquement diverses a renforcé les coraux corne d’élan dans le BNMP, aidant potentiellement la dispersion larvaire future pour redynamiser les récifs endommagés à proximité.

Durée : 12 mois

Évaluation de l’utilité des pièges à poisson-lion pour préserver la biodiversité en gérant les populations envahissantes

Description : Le projet visait à évaluer l’efficacité d’un nouveau modèle de piège à poisson-lion, développé par l’Administration nationale océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA), dans les zones de forte présence du poisson-lion aux Bermudes. À travers des études approfondies évaluant la composition de la communauté de poissons et la densité des poisson-lions, l’efficacité du piège a été comparée aux méthodes de retrait précédentes menées par des plongeurs techniques (projet BEST 2.0, 2016). Les résultats étaient destinés à informer les gestionnaires des ressources sur l’approche la plus efficace pour la préservation de la biodiversité et à établir une chaîne d’approvisionnement rentable pour le poisson-lion sur les marchés. Le poisson-lion envahissant, Pterois volitans et P. miles, représentaient des menaces significatives pour les espèces indigènes des Caraïbes et de l’Atlantique occidental, impactant la santé des récifs, les pêcheries, le tourisme et la santé publique. Les objectifs du projet comprenaient l’établissement des réponses de référence en matière de la biodiversité des poissons de récifs aux efforts de retrait, la détermination des taux de capture et des temps d’immersion optimaux des pièges, et la diffusion des résultats aux parties prenantes. Les premiers défis de collaboration avec les pêcheurs commerciaux ont été surmontés, conduisant à des efforts de coopération dans le déploiement d’équipements scientifiques sur leurs casiers et au partage des données de capture du poisson-lion dans leurs zones de pêche. Malgré des captures des poisson-lions inférieures aux attentes pendant l’étude, le soutien gouvernemental pour les pièges spécifiques aux poisson-lions persiste, compte tenu du faible taux de prises accessoires associé à la conception des pièges non étanche, notamment après l’interdiction des casiers à poissons aux Bermudes en 1990.

Durée : 16 mois

Les baleines noires dans l’écosystème marin de la Géorgie du Sud

Description : Le projet était axé sur l’évaluation des baleines noires de Géorgie du Sud au sein de l’aire marine protégée (AMP) des GSISS et de la pêcherie de krill antarctique. Son objectif englobait des études de référence estivales pour examiner les sources de proies, l’utilisation de l’habitat par rapport à la pêche au krill, la diversité génétique, la connectivité de la population et l’évaluation de l’état de santé. En exploitant des données satellitaires, acoustiques et océanographiques, il a identifié les habitats critiques des baleines et leurs schémas d’alimentation. Ces découvertes ont servi à informer les examens de l’AMP des GSISS, ont contribué aux discussions de la CCAMLR sur la gestion de la pêche au krill et ont exploré les connexions migratoires avec les zones de mise bas au large de l’Argentine et du Brésil. Les initiatives de renforcement des capacités impliquaient l’engagement avec les opérateurs de tourisme antarctique et la distribution de panneaux d’identification photographique dans l’industrie. Bien que certains objectifs aient été limités en raison de contraintes de données, les réalisations notables comprenaient la confirmation de la migration vers les zones de mise bas de l’Atlantique Sud, l’établissement de la bonne condition des baleines et l’amplification de la visibilité de l’espèce auprès des parties prenantes et du grand public.

Durée : 24 mois

Améliorations des sentiers et de l’interprétation dans le parc national des Pics, à Sainte-Hélène

Description : Le parc national des Pics de Sainte-Hélène a fait l’objet d’un important projet de développement de l’écotourisme visant à améliorer les installations des sentiers tout en préservant l’écosystème fragile de la forêt nuageuse. Cette initiative a impliqué l’installation de 49,5 mètres de passerelles, 157 m d’escaliers, 26 m de mains courantes et un abri de randonnée, complétée par le débroussaillage des sentiers envahis sur une distance de 8 000 m. Ces améliorations ont été réalisées avec des matériaux de haute qualité pour garantir la durabilité, avec une maintenance régulière intégrée pour assurer la longévité. L’objectif principal était de faciliter l’accès sécurisé des visiteurs tout en minimisant les perturbations de l’écosystème. Un effort concerté a été déployé pour sensibiliser aux efforts de conservation à travers des articles en ligne, des journaux locaux et d’une exposition lors d’un événement dédié à la Journée de la Nature. Les améliorations ont non seulement offert un accès plus sûr, mais ont également protégé les habitats rares et les espèces végétales endémiques des perturbations, favorisant une expérience plus immersive pour les visiteurs. L’utilisation de surfaces en Fibergrate a offert une rentabilité et une durée de vie prolongée par rapport au bois traditionnel. Dans l’ensemble, le projet a considérablement amélioré les infrastructures des sentiers, amplifiant l’écotourisme et les initiatives de conservation dans le parc national des Pics de Sainte-Hélène, tout en préservant son écosystème délicat.

Durée : 15 mois

Une évaluation écologique des monts sous-marins en eaux peu profondes de l’île de l’Ascension en tant que candidats pour les AMP

Description : Les monts sous-marins peu profonds de l’île de l’Ascension ont fait l’objet de recherches visant à plaider en faveur de leur inclusion dans une vaste zone marine protégée (AMP) pélagique prévue. En utilisant des techniques novatrices de télémétrie et de vidéo sous-marine, le projet a mené les premières études écologiques complètes sur ces monts sous-marins. Il a évalué leur importance en tant que zones concentration pour la mégafaune pélagique et a déterminé les tailles de réserve nécessaires pour protéger ces espèces des impacts de la pêche commerciale. Le plan du gouvernement britannique d’établir le Sanctuaire Océanique de L’île de l’Ascension (ASIOS) d’ici 2019 englobait au moins 50 % de la Zone Économique Exclusive (ZEE) du territoire, soulignant la nécessité de soutien scientifique dans sa création et sa gestion. Le projet a caractérisé les comportements spatiaux des requins, des thons, des espadons et des marlins associés aux monts sous-marins, informant la désignation d’AMP pour les monts sous-marins en vue de leur intégration future dans un réseau plus vaste d’AMP. La collaboration avec des entités telles que National Geographic et des universités a facilité le développement des compétences du personnel local. Les études écologiques du projet ont présenté une justification scientifique convaincante en faveur de la protection des monts sous-marins au sein de réserves marines auprès des décideurs politiques, en respectant étroitement son calendrier et ses objectifs sans rencontrer de problèmes significatifs, bénéficiant d’une approche bien conçue.

Durée : 21 mois

Utilisation de bombes de graines intégrant des biofertilisants microbiens pour la restauration écologique des sites miniers dégradés

Description : Le projet visait à restaurer les environnements ultramafiques dégradés et menacés en raison des activités minières, dans le but de préserver leur caractère unique de biodiversité végétale caractérisée par un taux d’endémisme de 82 %. Grâce à des techniques innovantes impliquant l’enrobage des graines avec des biofertilisants microbiens en utilisant l’approche des bombes de graines, des espèces végétales indigènes tolérantes à ce processus ont été soigneusement sélectionnées. La validation de cette méthode s’est déroulée lors d’un test sur le terrain, intégrant simultanément des inocula de champignons mycorhiziens arbusculaires, développés en collaboration entre l’Université de la Nouvelle-Calédonie et Aura Pacifica, reconnus pour améliorer la croissance des plantes et la tolérance aux métaux. Des études de base sur 12 espèces réparties sur six traitements ont indiqué une réduction de la germination des graines de 20 à 50 %, mais l’inclusion de bio-stimulants dans l’enrobage a considérablement amélioré les taux de survie, la rentabilité et la densité des plantes. De plus, des essais sur le terrain ont impliqué quatre espèces sélectionnées, affinant les taux de germination, la fréquence mycorhizienne et atténuant la formation de moisissures, faisant ainsi progresser et optimisant les techniques de restauration basées sur les bombes de graines pour les écosystèmes ultramafiques dégradés.

Durée : 19 mois

Restauration de l’îlot Kamaka, un refuge de biodiversité dans les îles Gambier

Description : Le projet de restauration de la biodiversité de l’îlot Kamaka a utilisé une méthode innovante impliquant l’application de pesticides « rodenticides » via des drones, une démarche pionnière en Polynésie française. Son objectif principal était l’éradication des rats envahissant, visant à améliorer la sécurité alimentaire des communautés, à atténuer les risques de maladies et à faciliter la récupération de la biodiversité indigène. Notamment, l’initiative a créé un sanctuaire pour les espèces mondialement menacées et a renforcé les capacités locales en matière de gestion des espèces envahissantes. L’exécution réussie de deux campagnes d’éradication, utilisant à la fois des drones et des appâts manuels, a distribué 7 183,65 kg d’appâts à un taux de 30 kg par hectare. Les évaluations ultérieures ont confirmé l’absence de rats, entraînant une résurgence notable des espèces d’oiseaux marins (N = 13) et une diminution de la prédation des graines (en moyenne 14,33 graines intactes par parcelle après l’éradication). De manière cruciale, la protection des cultures commerciales contre les attaques de rats a entraîné une augmentation de la production agricole, bénéficiant à la communauté. De plus, 21 personnes ont participé à des activités de renforcement des capacités, soulignant le succès global réalisé dans la restauration des écosystèmes et le développement communautaire.

Durée : 23 mois

Protection du trait de côte : Mon coeur est avec les mangroves

Description : La commune de Pwêêdi Wiimîâ était confrontée à une érosion côtière étendue causée par le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer, ce qui menaçait les résidences locales et les zones récréatives. Pour contrer cela, une initiative intégrée a été mise en oeuvre, utilisant des solutions fondées sur la nature telles que la plantation de mangroves, le renforcement de la végétation côtière et la multiplication des herbiers marins, pour restaurer le littoral dégradé. Ce projet a impliqué la communauté dans des programmes de sensibilisation environnementale, favorisant une participation active. Plus de 2 000 plantes ont été cultivées dans deux pépinières, dont 100 on été plantées avec succès sur une superficie d’un hectare. Environ 50 membres de la communauté ont participé activement aux programmes de sensibilisation, contribuant de manière significative à la participation locales à la lutte contre l’érosion côtière. Les efforts collaboratifs du projet visaient à restaurer et stabiliser le littoral, préservant les habitats et protégeant contre l’érosion supplémentaire causée par l’élévation du niveau de la mer.

Durée : 15 mois

Préservation de la biodiversité dans les îlots du Nord de Wallis

Description : Le projet visait à protéger la biodiversité des îlots du nord de Wallis en empêchant la ré-invasion des rats et en préservant les habitats des espèces en danger, en particulier les oiseaux marins. Il impliquait le suivi et le soutien de l’éradication des rats par le service environnemental de Wallis et Futuna. Des enquêtes ultérieurs ont évalué les populations d’oiseaux, de crabes de cocotiers et de tortues marines après l’éradication des rats. L’engagement des parties prenantes visait les chefs traditionnels, les familles, les pêcheurs et d’autres acteurs pour sensibiliser à la biodiversité des îlots et à la prévention des rats. Identifiées comme des zones critiques pour la biodiversité, le projet s’est concentré sur la restauration des îlots, en particulier dans les zones à forte concentration d’oiseaux marins. Deux campagnes d’éradication des rats couvrant 0,49 km2 sur deux îlots ont été menées à bien. La validation d’un protocole de surveillance des oiseaux marins et la formation de 17 membres à la surveillance des oiseaux ont facilité des inventaires complets des oiseaux pour les deux îlots. Vingt utilisateurs ont été sensibilisés aux mesures de biosécurité, assurant la compréhension des stratégies de prévention des rats pour les îlots.

Durée : 19 mois

Restauration et conservation des pollinisateurs d’Anguilla et des habitats dégradés pour les rendre plus résilients

Description : Le projet visait à renforcer les populations et les habitats des pollinisateurs d’Anguilla, en réduisant les facteurs de stress contrôlables pour améliorer leur résilience. Les données de base sur les abeilles, les papillons, les oiseaux et les chauve-souris ont permis une évaluation rapide, conduisant à l’élaboration d’une stratégie nationale complète sur les pollinisateurs. L’implication des parties prenantes a conduit à l’installation de maisons pour les pollinisateurs et au lancement d’une politique sur les pesticides d’Anguilla, favorisant les bio-pesticides par rapport aux produits chimiques nocifs. La mise en oeuvre de la stratégie nationale sur les pollinisateurs et de la politique sur les pesticides a permis de préserver des habitats clés pour les pollinisateurs, tels que les étangs, les mangroves, les forêts et les grottes. Des évaluations de la biodiversité ont impliqué les habitants, favorisant la création d’une coopérative apicole d’Anguilla et des séances de formation pédagogique. Des ateliers ont été organisés pour présenter et proposer ces stratégies au Conseil Exécutif du Gouvernement en vue de leur adoption. Une évaluation détaillée portant sur 129 espèces a abouti à cinq rapports complets sur les statut des pollinisateurs, complétés par des activités de sensibilisation ayant touché 1 121 membres de la communauté, tandis que 100 personnes ont reçu une formation spécialisée en évaluation des pollinisateurs, en identification et en apiculture.

Durée : 18 mois

Propagation larvaire: une technique innovante pour étendre le programme de restauration des récifs de Bonaire

Description : Le projet avait pour objectif de restaurer les zones de récifs coralliens dégradées en utilisant des techniques actives de restauration des coraux, en mettant principalement l’accent sur la propagation larvaire pour améliorer la diversité génétique et renforcer les populations de coraux. Mis en oeuvre dans le parc marin national de Bonaire, l’initiative visait à établir des populations de coraux autonomes capables de s’adapter aux environnements changeants. Les réalisations notables comprenaient la construction de 24 filets fonctionnels pour la collecte de gamètes et la mise en place d’un laboratoire temporaire ex-situ pour les événements de ponte. Plus de 8 millions de larves de coraux ont été propagées, affichant un taux de fécondation moyen dépassant 80 %. De plus, 1 250 unités de semis contenant 22 500 colonies ont été avec succès transplantées sur une superficie de récif de 1 200 m2. L’introduction de 24 nouvelles souches de coraux a également facilité la formation de 39 personnes pour soutenir les travaux de terrain sur la propagation des larves, favorisant la coopération technique entre les experts. Ces efforts ont contribué de manière significative à l’amélioration de la santé, de la fonction et de la diversité génétique des récifs coralliens à Bonaire, consolidant ainsi les bases des futurs efforts de conservation.

Durée : 17 mois

Restauration des mangroves à Bonaire

Description: En collaboration avec l’autorité de gestion du Parc Marin National de Bonaire (STINAPA), Súchit Internos a dirigé une initiative complète pour la conservation et l’amélioration de la biodiversité des mangroves. Axé sur la restauration hydrologique, le contrôle de l’érosion et la reforestation, le projet a abordé stratégiquement les menaces auxquelles est confrontée la plus grande forêt de mangroves des Caraïbes néerlandaises. Les efforts ont été concentrés sur l’optimisation de la circulation de l’eau par le dégagement des canaux existants et la création de pépinières pour les mangroves rouges et noires, augmentant ainsi de plus de 105 600 m2 l’espace de pépinière équipé d’un flux d’eau adéquat. Les réalisations notables comprenaient l’entretien de 3,5 km de canaux, la réouverture de 1 600 m2 de canaux de bassins stagnants et la construction de cinq pépinières, entraînant la collecte d’environ 5 600 propagules et graines. Des études pilotes couvrant 11 130 m2 et des essais de plantation dans six sites côtiers ont montré un taux de survie de 39.7 % pour au moins 10 propagules plantées. Les améliorations méthodologiques issues de ces essais ont considérablement augmenté le taux de survie moyen à 77 % pour 240 propagules plantées, marquant ainsi des progrès significatifs dans la restauration des mangroves et l’amélioration de la biodiversité dans la région.

Durée : 19 mois

BROOKTROUTSPM : Améliorer la connaissance de la truite mouchetée menacée et de son habitat

Description : Le projet visait à améliorer la compréhension et la conservation de la truite mouchetée et de son habitat à Saint-Pierre et Miquelon (SPM), réputée pour sa population unique de truites mouchetées. Un manque de connaissances sur la biologie et l’écologie de l’espèce entravait l’efficacité des stratégies de gestion. BROOKTROUTSPM a mené une enquête approfondie, analysant 300 truites mouchetées dans six zones ciblées, couvrant 2,55 km2 d’eau douce, révélant des sites de frai critiques. Les résultats ont montré un intérêt communautaire pour la pêche à la truite mouchetée de plus de 40 cm, mais ont indiqué un potentiel limité pour le développement de l’écotourisme. Cette initiative de base a mobilisé les parties prenantes locales, notamment les pêcheurs, les étudiants et le grand public, fournissant des données essentielles sur la biologie de la truite mouchetée, cruciales pour comprendre leur cycle de vie et identifier les zones de conservation vitales. De plus, une classification détaillée du système hydrologique de l’archipel a été établie, offrant une résolution spatiale de 5 m et 1 m, aidant les efforts de conservation de l’habitat. Les résultats du projet ont jeté les bases d’une meilleur connectivité écologique, de la restauration de l’habitat et d’opportunités d’écotourisme durables, tout en abordant la rareté des connaissances entourant cette espèce à SPM.

Durée : 19 mois

Éradication du lin de Nouvelle-Zélande sur l’île inaccessible, site du patrimoine mondial

Description : Le projet d’éradication avait pour objectif de cibler le lin de Nouvelle-Zélande envahissant sur l’île Inaccessible, dans le but de garantir la récupération durable de deux espèces indigènes. Située au sein du site du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’île Inaccessible faisait face à des menaces pour sa biodiversité dues à cette espèce envahissante, mettant en péril le Myrte du Cao de l’île et une sous-espèce unique de bruant adaptée aux fruits de Phylica. Les efforts de suppression ont abouti à l’élimination réussie d’environ 3 226 des 4 850 plantes de lin de Nouvelle-Zélande envahissantes, renforçant ainsi la capacité des habitants de Tristan en techniques d’accès par corde et facilitant la surveillance de l’éradication. Cette démarche a renforcé l’efficacité de l’élimination et a accru la capacité locale pour les projets futurs. De plus, le projet a favorisé la collaboration et l’échange de connaissances avec les parties prenantes de Sainte-Hélène, en se concentrant sur des stratégies efficaces pour la gestion des espèces envahissantes. Ces actions collectives ont grandement contribué à la préservation et à l’enrichissement de la biodiversité de l’île Inaccessible, en atténuant les menaces posées par le lin de Nouvelle-Zélande envahissant et en assurant la survie des espèces endémiques, établissant ainsi une base solide pour leur récupération durable.

Durée : 18 mois

Création d’un système d’enregistrement biologique pour l’île de Sainte-Hélène

Description : La création du Système d’Enregistrement Biologique de Sainte-Hélène (SEBSH) été décisive, introduisant un portail web et une application pour accroître la compréhension, la sensibilisation et les connaissance sur la biodiversité de l’île. Visant à informer la gestion environnementale et les stratégies de conservation au niveau des écosystèmes, le projet a initialement donné la priorité aux invertébrés et aux plantes, favorisant les capacités locales en enregistrement biologique, gestion des données et analyse. À travers une initiative de science citoyenne impliquant des espèces identifiées dans divers taxons, le système a été soumis à des tests rigoureux pour soutenir des efforts ciblés de conservation et de biodiversité. Cette initiative a facilité un accès sans précédent au système d’enregistrement biologique via le portail web iRecord St Helena et l’application, recueillant une large adoption parmi les groups d’intervenants. À la fin de la période du projet, la base de données comptait 2 948 entrées d’espèces comme référence fonctionnelle, permettant l’inclusion continue de nouveaux enregistrements d’occurrences. Cette avancée significative souligne les capacités améliorées en enregistrement biologique et en analyse des données, permettant une prise de décision éclairée pour une préservation environnementale durable et mettant en avant le rôle crucial du projet dans l’avancement des connaissances scientifiques et des efforts de conservation à Sainte-Hélène.

Durée : 19 mois

Chiropt’îles, acquisition de connaissances sur les chiroptères des îles Éparses et préconisations de gestion

Description : Le GCOI, avec le soutien des TAAF, a entrepris un inventaire acoustique des chauves-souris sur les îles de Grande Glorieuse, Tromelin et Europa au sein des îles Éparses. L’initiative visait à identifier les espèces de chauve-souris, comprendre leur utilisation de l’habitat et proposer des stratégies de gestion appropriés. Du personnel formé a déployé séquentiellement des enregistreurs passifs sur les îles, détectant la présence de deux espèces de chauve-souris à l’aide de six détecteurs acoustiques. De plus, dix membres du personnel ont reçu une formation, et des méthodes de capture active ont été utilisées pour collecter des échantillons biologiques en vue d’une analyse génétique, contribuant à la compréhension de la phylogénie des espèces. Cet effort a conduit à l’élaboration de recommandations de gestion spécifiquement pour les chiroptères dans la nouvelle réserve naturelle de l’archipel de la Glorieuse. De plus, une campagne de sensibilisation du public a été menée pour diffuser les résultats de l’étude et promouvoir la compréhension et l’appréciation des chauves-souris. Ce projet complet a répondu au manque de connaissances concernant les populations de chauves-souris dans les îles Épasrses tout en fournissant des informations curciales pour la conservation de la biodiversité.

Durée : 20 mois

Restauration à grande échelle de Diadema antillarum à Saba et à Saint-Eustache

Description : Le projet visait à réapprovisionner la population de Diadema antillarum (oursins) dans le parc marin de Saba, le parc national de Saba et le parc marin de Saint-Eustache, ciblant des récifs spécifique couvrant 300 m2 pour atténuer la prolifération des algues. Le personnel a collecté et pris soin d’environ 800 larves de Diadema dans une pépinière terrestre équipée de 18 larves et de 2 réservoirs de croissance. En 6 mois, un taux de survie remarquable de 100 % a été atteint, avec une croissance moyenne observée de 1,5 cm. Malgré le succès initial, un revers s’est produit lorsqu’une tentative de réapprovisionnement de 2 récifs totalisant 60 m2 à une profondeur de 8 m avec 200 oursins s’est soldée par une prédation par des labres capitaines en moins de 2 jours, empêchant l’effort de réapprovisionnement. Néanmoins, ce projet a mis en évidence des techniques réussies d’élevage en pépinière, démontrant le potentiel pour les efforts futurs de restauration des récifs par l’acquisition et l’entretien des larves d’oursins. L’objectif ultime du projet était de maintenir les rôles écologiques et économiques des récifs coralliens dans la région, en abordant le problème critique de la population d’algues.

Durée : 19 mois

Promouvoir la culture au bénéfice de la préservation de la nature « PCNat »

Description : Le projet avait pour objectif de protéger le patrimoine naturel et culturel du Mont Panié. Les communautés autochtones environnantes étaient confrontées à des défis environnementaux affectant l’écosystème forestier et des services essentiels tels que l’eau et l’approvisionnement alimentaire. Des préoccupations existaient également quant à la possible perte des connaissances autochtones kanakes concernant la préservation de la biodiversité. Pour contrer ces menances, l’initiative a donné la priorité à l’intégration de la culture dans les pratqiues de gestion envrionnementale. Les stratégies comprenaient la création d’un livret détaillant les méthodes environnementales traditionnelles, traduit dans les langues locales, bénéficiant à 154 personnes pour améliorer leur connaissances. Des efforts de reboisement ont été entrepris sur une zone de bassin versant dégradée d’un hectare, impliquant 40 volontaires et plantant plus de 600 jeuns plants comprenant 16 espèces – 11 arbres forestiers et 5 endémiques. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation ont utilisé des panneaux de communication et des ateliers sur la prise de vidéos et le montage pour souligner le lien intrinsèque entre la culture et la nature, dans le but de approfondir la compréhension auprès de divers publics. Ces efforts multifacettes visaient à atténuer les menaces environnementales tout en mettant en lumière la relation réciproque entre le patrimoine culturel et la conservation de l’environnement.

Durée : 21 mois

Vallées de la Montagne des Sources : la mobilisation citoyenne pour protéger la biodiversité

Description : Le projet visait à atténuer les menaces environnementales sur le site critique de la « Montagne des Sources » en Nouvelle-Calédonie, une source d’eau essentielle abritant une biodiversité riche. Les activités ciblées ont permis de renforcer les associations environnementales locales pour lutter contre les incendies et les espèces envahissantes. L’initiative a établi des méthodes de mobilisation reconnues et a dispensé une formation complète à quatre associations accréditées, bénéficiant à 18 volontaires. De plus, deux organisations partenaires ont acquis du matériel essentiel de lutte contre les incendies. Un protocole officiel de mobilisation pour les groupes de protection de l’environnement a été formulé et validé, permettant des interventions plus efficaces. Les résultats remarquables comprenaient la création d’une zone de 6 000 hectares sous surveillance citoyenne contre les incendies, renforçant considérablement les capacités d’intervention. Le succès du projet a considérablement renforcé la capacité de la communauté à faire face aux risques environnementaux, en préservant l’intégrité écologique du site. Son impact s’est étendu au-delà de la conservation immédiate, établissant un précédent pour des pratiques durables applicables à des écosystèmes tout aussi sensibles, et établissant un modèle vital pour les efforts futurs visant à préserver les paysages écologiques à enjeux élevés.

Durée : 20 mois

Caractérisation de pression environnementale : la pollution lumineuse en Nouvelle-Calédonie

Description : Le projet avait pour objectif de doter les responsables de l’environnement de Nouvelle-Calédonie avec des connaissances approfondies sur l’impact des émissions lumineuses sur son environnement naturel. Malgré des études limitées auparavant, des observations d’oiseaux marins près de zones fortement éclairées suggéraient une vulnérabilité lors de l’envol, mettant en évidence les répercussions de la pollution lumineuse. Cette initiative a facilité la prise de décision éclairée en réalisant la première évaluation de la prévalence de la pollution lumineuse, jetant les bases de réglementations et de stratégies de surveillance ultérieures. Couvrant 18 575 km2, l’évaluation a généré huit cartes complètes de la Nouvelle-Calédonie et deux cartes spécifiques illustrant la pollution lumineuse de 2014 à 2021. Cette documentation a tracé l’évolution spatio-temporelle sur sept ans, établissant un indicateur clé. Avec dix-huit recommandations catégorisées couvrant quatre domaines clés, cette initiative visait à optimiser les stratégies de gestion de la pollution lumineuse. Aboutissant à un rapport complet, le projet a diffusé des conclusions critiques concernant l’impact environnemental de la pollution lumineuse en Nouvelle-Calédonie parmi les parties prenantes pertinentes, favorisant une gouvernance informée et facilitant les actions futures.

Durée : 21 mois

Projet Vairao Rori Titi

Description : Le projet était dédié à la préservation et à la gestion de l’exploitation durable de l’espèce de concombre de mer blanc (Holothuria fuscogilva) en Polynésie française grâce aux avancées dans les pratiques aquacoles. Il visait à comprendre de manière exhaustive les habitats et les populations de l’espèce. La réalisation d’enquêtes et l’identification des habitats juvéniles dans le lagon de Vairao étaient des composantes essentielles, avec la collaboration de la Direction des Ressources Marines et des experts de la Communauté du Pacifique dans la définition des protocoles d’échantillonnage pour les stocks adultes. L’engagement local a joué un rôle crucial dans l’identification des sites appropriés, en particulier pour les jeunes concombres de mer, assurant la participation de la communauté. Les résultats ont impliqué la comparaison de trois méthodes d’évaluation des stocks sur une zone côtière de 48 hectares, fournissant des informations sur le rapport coût-efficacité, les dénombrements de population et les besoins en équipement. Les efforts collaboratifs avec les pêcheurs locaux ont permis de cartographier 10 sites spécifiques totalisant 0,5 km2 à l’intérieur du lagon, où des concombres de mer adultes ont été localisés. Les densités de stock enregistrées variaient entre 65 et 73 individus par hectare, fournissant des informations précieuses pour évaluer la faisabilité technique de l’aquaculture, de l’élevage en mer et de l’exploitation durable de l’espèce. Les résultats ont également mis en évidence des zones potentielles pour le repeuplement des jeunes concombres de mer dans les lagons polynésiens.

Durée : 21 mois

Conservation d’essences forestières à intérêt traditionnel et restauration de forêts dégradées à Wallis et Futuna

Description : Le projet visait à restaurer une zone dégradée de pins des Caraïbes (Pinus caribaea) en un site de conservation pour cette espèce à Wallis, préservant des espèces de bois durs en voie de disparition cruciales pour les pratiques traditionnelles et médicinales locales. L’initiative comprenait l’extraction du bois tendre, le reboisement ultérieur (0,025 km2) et la restauration passive (0,01 km2) pour encourager la régénération naturelle en vue d’une forêt secondaire diversifiée. Un total de 1 509 plantes de 51 espèces ont été introduites, avec une repousse naturelle observée contribuant à une densité de 604 plantes par hectare (inférieure aux 800 plantes/ha prévues). Le projet a également dispensé une formation à 36 personnes, renforçant leur expertise. Les peuplements forestiers de bois durs résultants servent désormais de réservoirs de semences supervisés par les autorités, promouvant des projets de conservation similaires à travers le territoire. Cet effort non seulement protège la forêt wallisienne et sa biodiversité, mais soutient également les moyens de subsistance de la communauté en préservant des espèces végétales essentielles.

Durée : 21 mois

Les récifs en itinérance

Description : Pour célébrer son 10e anniversaire, Pala Dalik a mis en place une exposition mobile axée sur les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie, dans le but de sensibiliser et de promouvoir les efforts de conservation pour ces écosystèmes. L’initiative a intégré des outils pédagogiques innovants avec des méthodes établies, ciblant des publics divers à travers des événements culturels, environnementaux, scientifiques et éducatifs à travers le territoire. L’exposition a été présentée lors de 26 événements, attirant environ 2 000 participants, avec 500 personnes interrogées à travers des questionnaires. Notamment, parmi les 673 visiteurs lors du 10ème événements communautaires locaux, ils ont observés une augmentation de 80,6 % des connaissances concernant les récifs coralliens après l’exposition. De même, 865 élèves lors de 10 événements scolaires ont montré une augmentation de 75 % de leur compréhension, tandis que 303 personnes issues de villes et villages ont démontré une amélioration significative de 72,5 % après six événements. Cette sensibilisation a souligné l’efficacité du projet dans la promotion d’une compréhension plus profonde et d’une plus grande implication dans la conservation des récifs coralliens, influençant diverses catégories de la population et encourageant des comportements respectueux de l’environnement, laissant ainsi un impact tangible sur la préservation de ces écosystèmes marins vitaux.

Durée : 19 mois

Préserver, restaurer et valoriser la végétation indigène littorale en Polynésie française

Description : Le projet avait pour objectif de formuler un protocole de restauration écologique pour le littoral des îles de la Société en Polynésie française, en répondant à l’impact de l’urbanisation et de l’artificialisation du littoral par les embarquements. En collaboration avec des experts botaniques, l’initiative visait à élaborer un protocole de restauration scientifiquement fondé tout en intégrant des solutions fondées sur la nature dans la gestion côtière pour atténuer les défis climatiques et préserver la fragile biodiversité des îles. Le projet a établi un site expérimental dédié à la restauration de la végétation côtière, améliorant la compréhension des écosystèmes côtiers et sensibilisant, en particulier auprès des élèves du secondaire. Des ressources essentielles, telles que le Guide d’identification des plantes pour le développement des zones côtières, ont été diffusées parmi les parties prenantes. En priorisant 45 espèces indigènes pour la restauration des zones côtières et marécageuses, le guide a facilité les efforts de restauration. Le projet comprenait 14 interventions dans les écoles, 6 sessions de formation, des études préliminaires sur les forêts côtières et marécageuses, ainsi que la création d’une pépinière. Environ 1 hectare (50 %) de zones côtières a été restauré, avec 18 espèces plantées présentant des taux de survie allant de 78 à 89 %.

Durée : 19 mois

Le sentier botanique de la Vallée d’Opunohu

Description : Le projet visait à restaurer la biodiversité de Moorea et ses liens culturels en développant un sentier botanique à un point de vue traditionnel dans la Vallée d’Opunohu. Cette initiative intégrait les aspects sociaux, environnementaux et économiques pour revitaliser et protéger l’écosystème forestier contre les espèces envahissantes. Il mettait l’accent sur la sensibilisation du public, l’éducation des visiteurs sur la délicatesse de l’écosystème local, et en favorisant une croissance économique durable. Aligné sur la stratégie écotouristique de la région, le sentier pédestre de 1,7 km a dépassé les plans initiaux, comprenant 3 zones de loisirs, 8 points de vue et une superficie de 3 800 m2. De plus, 17 000 m2 ont été débarrassés de plantes envahissantes, avec un taux de réussite de 72 % pour la réintroduction de 360 sur 400 plantes indigènes. La signalisation, comprenant 51 panneaux (39 informatifs, 12 directionnels), a amélioré l’orientation des visiteurs. D’autres efforts ont inclus l’installation d’une ruche dans l’éco-musée et le développement de 9 jeux (5 interactifs, 4 en réalité virtuelle) pour des visites pédagogiques en groupe. Seize sessions de formation ont bénéficié à environ 49 personnes, contribuant au succès global du projet.

Durée : 21 mois

Renforcer la capacité des populations locales pour la production de plants à destination de la restauration des sites dégradés

Description : Cette initiative visait à donner aux communautés tribales locales de Nouvelle-Calédonie les moyens pour contribuer à la restauration écologique des sites miniers impactés par les sols ultramafiques, couvrant 29 % du territoire. Traditionnellement impliquées dans la culture d’arbres ornementaux ou fruitiers plutôt que d’espèces indigènes pour la restauration, ces communautés ont été intégrées dans la chaîne de production. Neuf entretiens en face-à-face avec 14 parties prenantes ont facilité les études diagnostiques et de faisabilité. Un guide technique complet a été élaboré, détaillant la collecte, l’extraction, le traitement et les pratiques de culture des graines, et décrivant 35 espèces pionnières. Deux des quatre tribus ont activement participé à la diffusion de ce guide. Environ 71 bénéficiaires ont acquis le guide, tandis que 100 volontaires – dont 50 % de femmes et 40 % de jeunes – ont été formés aux techniques de restauration écologique. Le projet a comblé le manque de connaissance pour les communautés tribales, leur permettant de participer activement et de maîtriser les outils grâce à des formations, marquant ainsi une étape cruciale vers des efforts de restauration écologique inclusifs et durables dans les zones affectées par l’exploitation minière de la région.

Durée : 20 mois

Pépinières pour la nature : renforcer les capacités des pépinières endémiques de Sainte-Hélène

Description : Le projet de Sainte-Hélène visait à renforcer les pépinières de conservation de l’île, en se concentrant sur six espèces en danger critique d’extinction en agrandissant les installations et en favorisant la collaboration entre les équipes de pépiniéristes. Il a relevé le défi de la production limitée de plantes indigènes pour la restauration des habitats en améliorant les compétences en propagation et en modernisant l’infrastructure des pépinières. Cette initiative visait à établir un cycle de production pour les espèces menacées, à faciliter l’échange de connaissances entre les producteurs de plantes de l’Atlantique Sud et à sensibiliser la population locale aux espèces endémiques et aux efforts de conservation. Il a considérablement renforcé la capacité et l’expertise des pépinières, en introduisant des équipements spécialisés pour la propagation stérile, ce qui a permis d’améliorer les conditions de croissance des plantes, le contrôle des maladies et la résilience, entraînant une plus grande quantité de plantes plus robustes. Cette étape s’est avérée cruciale pour établir des zones de restauration de plantes indigènes génétiquement diverses et résilientes. Malgré des défis tels que des retards dans l’approvisionnement en raison de l’isolement de l’île, la forte participation des partenaires et des parties prenantes a contribué au succès du projet, assurant un héritage tangible d’installations améliorées et une résilience accrue des plantes dans les efforts de conservation de Sainte-Hélène.

Durée : 12 mois

Restauration forestière et amélioration de la biosécurité sur l’île de Nightingale

Description : Le projet visait à sauvegarder le bruant de Wilkin en restaurant son habitat forestier de Phylica sur l’île de Nightingale et en mettant en place un protocole de biosécurité pour prévenir l’arrivée d’espèces envahissantes. Les objectifs principaux comprenaient l’évaluation de la population d’oiseaux, la cartographie de son territoire et la plantation d’arbres Phylica pour la restauration de l’habitat. L’initiative s’est également concentrée sur le développement de protocoles de biosécurité pour les visiteurs et la surveillance, dans le but de prévenir l’introduction d’espèces non indigènes par le trafic humain entre les îles. Cet effort a permis d’améliorer les connaissances sur le bruant menacé, d’étendre les zones boisées et de renforcer les mesures de biosécurité. Les résultats ont inclus la cartographie de 187 territoires de bruants et la réalisation de plus de 1 200 observations d’oiseaux. La restauration de l’habitat a consisté la plantation de 200 arbres Phylica sur 0,5 hectares, avec un taux de survie de 80 % après un an. De plus, des protocoles pour surveiller les infections fongiques, les insectes introduits et la propagation des mauvaises herbes ont été mis en œuvre avec succès, contribuant à préserver l’habitat du bruant de Wilkin et à renforcer l’expertise du personnel.

Durée : 24 mois

Restauration de la forêt de gommier de Sainte-Hélène à Peak Dale

Description : Le projet visait à préserver la forêt essentielle de gommier de Sainte-Hélène à Peak Dale grâce à des techniques de restauration adaptées. Des enquêtes de référence et des cartographies ont permis d’identifier les zones de plantation indigènes et de guider le contrôle des espèces envahissantes ainsi que la plantation d’arbres à gomme. La collaboration avec les parties prenantes a permis de concevoir un plan de gestion complet. Les actions comprenaient le renforcement de l’expertise locale, la coordination des bénévoles et la création d’un plan directeur de gestion. Les enquêtes ont indiqué la stabilité de la population de gommier, avec 3 465 heures de travail de restauration utilisant des ressources améliorées. La propagation des espèces envahissantes a diminué sur 1 615 m2 grâce à des protocoles spécifiques. Les efforts de plantation ont inclus 1 700 arbres de gommiers, tandis que 150 m2 ont été rendus à l’épreuve des lapins et appâtés régulièrement. L’implication de la communauté a vu 346 heures de bénévolat dédiées à la restauration. Le projet a considérablement renforcé la capacité de restauration de la forêt, freiné la propagation des espèces envahissantes et établi des stratégies de gestion durables pour l’écosystème unique de gumwood de Sainte-Hélène à Peak Dale.

Durée : 22 mois

Développement d’une approche de conservation basée sur site pour les rorquals boréaux à Berkeley Sound sur les îles Falkland

Description : L’initiative de conservation des rorquals boréaux visait à approfondir la compréhension et à protéger le Balaenoptera borealis en comblant les principales lacunes dans les connaissances. Situé dans la baie de Berkeley, le projet a réalisé des relevés visuels et aériens pour documenter la répartition et l’abondance des baleines. À travers cela, il a produit des cartes détaillées. Des ressources pédagogiques ont été conçues pour sensibiliser le public à l’importance socio-économique des baleines dans les îles Falkland tout en offrant des conseils aux utilisateurs maritimes, en particulier aux opérateurs d’observation des baleines. Des rapports scientifiques ont détaillé les impacts anthropiques sur les rorquals boréaux, accompagnés d’un code de conduite visant à atténuer ces effets, partagé en collaboration avec le Département de planification environnementale du gouvernement des îles Falkland et les parties prenantes locales. Le projet a considérablement renforcé les capacités locales en formant 38 individus à diverses techniques de relevé, d’identification et de surveillance. Ses résultats ont fourni des outils cruciaux pour la prise de décision éclairée et les futures stratégies de conservation.

Durée: 13,5 mois

SEECTOR – Zones écologiques importantes pour les espèces pélagiques et défis de conservation dans le sud de l’océan Indien

Description : Le projet SEECTOR a été conçu pour améliorer la compréhension et les efforts de conservation des écosystèmes pélagiques de l’océan Austral face aux changements climatiques projetés. En utilisant des mesures acoustiques, des échantillonnages de zooplancton et le marquage d’animaux, il a délimité les habitats critiques et les interactions prédateur-proie dans le sud de l’océan Indien, affinant la délimitation des points chaudes pour prévenir les conflits avec d’autres activités. Ces découvertes ont facilité la création d’aires marines protégées (AMP) dans les zones économiques exclusives (ZEE) de Crozet et Kerguelen ainsi que dans les eaux internationales, tout en proposant des stratégies pour atténuer les pressions anthropiques et climatiques. Cette initiative a comblé les lacunes dans la compréhension des habitats pélagiques des organismes de niveau trophique moyen et de leurs interactions trophiques avec les grands prédateurs, particulièrement pertinentes face au changement climatique. Les réalisations comprenaient la délimitation d’AMP pélagiques, la proposition de points chaudes et l’atténuation des pressions environnementales, tout en favorisant simultanément un renforcement du partenariat avec la Réserve Naturelle et la création d’un centre d’excellence pour la recherche écologique en haute mer. En fin de compte, SEECTOR a considérablement avancé dans la compréhension des dynamiques des écosystèmes pélagiques, un départ crucial des zones côtières plus statiques.

Durée : 16 mois

ITAGED – Conservation des grands prédateurs marins menacés des Terres Australes Françaises : Identification des menaces et collecte de données essentielles

Description : Le projet, dédié aux Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), a étudié de manière approfondie quatre espèces d’oiseaux marins menacées sur les îles Amsterdam et Saint-Paul. Cela a impliqué des enquêtes approfondies pour délimiter les habitats marins cruciaux et leur interaction avec les pêcheries, créant des modèles prédictifs pour les changements de lieux de recherche de nourriture en fonction de divers scénarios climatiques. Des analyses complètes des données de suivi lors des étapes biologiques cruciales ont été menées, contribuant à l’identification des Zones Importantes pour les Oiseaux et la Biodiversité Marines (ZICO) essentielles pour les efforts de conservation. Cette collaboration entre le CEBC et BirdLife a renforcé les méthodologies innovantes et amélioré les capacités du personnel. Les résultats ont révélé que des zones d’alimentation importantes s’étendaient au-delà de l’ancienne réserve, justifiant une extension jusqu’aux limites de la Zone Économique Exclusive (ZEE). Notamment, ces zones présentaient un chevauchement substantiel, allant de 5 à 50 %, avec la pêche à la ligne en haute mer. Bien que des cartes et des analyses publiées étaient disponibles, le développement d’un modèle prédictif pour divers scénarios climatiques restait en cours. Le projet a contribué de manière significative à fournir des informations précieuses pour des stratégies de conservation marine éclairées et une gestion dans la région.

Durée : 12 mois

Pêche durable dans l’Arctique : Est-il possible de concilier l’exploitation de la principale exportation du Groenland avec la préservation des écosystèmes benthiques ?

Description : Le projet était dédié à évaluer l’influence du changement climatique et des activités de chalutage sur le fond marin de l’ouest du Groenland afin de promouvoir une gestion durable des ressources marines. En utilisant des études photographiques, il a systématiquement documenté la structure, la fonction et les changements des communautés benthiques sur une période de 40 ans, élucidant les impacts de plus de trois décennies de chalutage et d’altérations climatiques sur le plateau continental. La modélisation prédictive a été utilisée pour projeter les changements futurs et les scénarios de rétablissement potentiels des écosystèmes benthiques affectés dans le régime d’impact prévalent. Ces résultats, accessibles au grand public, ont informé l’élaboration et l’évaluation de stratégies de gestion complètes pour l’utilisation durable des pêcheries marines, des acteurs de l’industrie et du public, en mettant l’accent sur l’importance de la conservation des habitats benthiques du Groenland. Les efforts de collaboration avec les établissements universitaires et les organismes de recherche ont facilité la création de matériel pédagogique et de techniques d’enquête innovantes, contribuant de manière significative à l’établissement de nouvelles zones protégées dans la baie de Melville et à la réalisation des objectifs globaux du projet.

Durée : 24 mois

CORCOPA – Conservation Optimisée des Récifs Coralliens d’eurOPa par l’éco-Acoustique

Description : Le projet visait à renforcer la gestion des écosystèmes coralliens des TAAF dans les Îles Éparses en mettant en œuvre un système innovant de surveillance éco-acoustique spécifiquement conçu pour les écosystèmes isolés et évolutifs d’Europa. Cet outil pionnier enregistrait passivement les paysages sonores des récifs coralliens en parallèle avec des évaluations visuelles pour évaluer leur état. Une station sous-marine autonome a été installée pour une surveillance continue, contribuant aux stratégies de gestion de l’île Europa. Positionnés au sein de la biodiversité de l’océan Indien, les récifs relativement intacts d’Europa revêtaient une importance patrimoniale mondiale et offraient un potentiel de restauration des récifs voisins impactés. L’initiative a établi des liens entre les indicateurs acoustiques et les fonctions des écosystèmes, a contribué au plan de gestion RAMSAR d’Europa et a facilité la communication efficace et la diffusion des résultats. Les données enregistrées ont renforcé l’adaptabilité des TAAF aux rythmes biologiques et aux perturbations, essentielle pour des mesures de gestion proactives. Le projet CORCOPA a équipé avec succès les TAAF d’un outil de surveillance robuste, assurant l’avenir des récifs d’Europa. Il a souligné l’efficacité de la surveillance acoustique, en particulier dans des endroits éloignés comme l’île Europa, démontrant son potentiel dans la surveillance des écosystèmes coralliens.

Durée : 16 mois

PRODVEGEUR – Développement d’une unité de production végétale autonome en faveur de la restauration des habitats et du renforcement biologique de populations d’espèces végétales patrimoniales de l’île Europa

Description : Le projet visait à renforcer la restauration écologique de l’île Europa sous la responsabilité des TAAF en faisant progresser les techniques de propagation des espèces indigènes. Les initiatives comprenaient la création d’une unité de production végétale, la récolte de graines de plantes indigènes, l’élimination des espèces envahissantes et la mise en place d’un centre éducatif, essentiel pour préserver la biodiversité des îles – comprenant 94 taxons, dont 47 espèces indigènes – dans des conditions environnementales difficiles. Les réalisations notables comprenaient la mise en place d’une unité de production végétale de 100m2, capable de produire annuellement 3 000 plantes, et la formation intensive de 6 agents des TAAF pendant deux jours aux techniques de propagation des plantes indigènes. Les évaluations portaient sur le retrait réussi des plantes exotiques près de la station des TAAF, bien que le projet ait rencontré des difficultés financières et administratives en raison des transitions initiales de l’équipe et du financement insuffisant, ce qui a affecté sa progression. Les recommandations pour les projets futurs comprennent l’amélioration de la planification financière en obtenant plusieurs devis et en engageant un soutien administratif spécialisé pour naviguer efficacement dans de telles difficultés. Malgré les succès techniques et scientifiques, aborder les complexités administratives et financières reste essentiel pour les initiatives futures de restauration écologique dans la juridiction des TAAF.

Durée : 12 mois

DyCIT – Dynamique et Conservation de l’Île Tromelin

Description : Le projet de l’île Tromelin, mené après l’éradication des rats en 2005, était axé sur l’évaluation de la dynamique des écosystèmes. Ses principaux objectifs comprenaient l’évaluation des changements chez les oiseaux marins, la végétation et l’impact des souris introduites sur la biodiversité. Il examinait les schémas évolutifs de ces composantes et analysait les répercussions des souris, en envisageant des stratégies d’éradication. Grâce à un suivi méticuleux des indicateurs biologiques, le projet visait à obtenir des perspectives complètes sur les interactions entre les composantes pour affiner les stratégies de gestion de l’île. Face à la menace importante des invasions biologiques, en particulier des mammifères introduits, le projet a mis en évidence la vulnérabilité des espèces insulaires aux prédateurs non indigènes en raison d’un manque d’adaptations évolutives. Son approche globale incluait l’étude des oiseaux marins, de la végétation et des souris grises introduites, ainsi que la gestion et l’étude efficaces de leurs interactions. Les efforts de diffusion, notamment les présentations et le projet DyCIT, ont renforcé la compréhension et les capacités régionales. Les données quantitatives générées par le projet soutiennent désormais une gestion efficace des îles, en affinant les protocoles pour les initiatives futures et en contribuant de manière significative à la compréhension et à l’amélioration des écosystèmes insulaires.

Durée : 30 mois

Projet d’interprétation et d’éducation environnementale des TBOI

Description : Le projet avait pour objectif de réduire les risques pour la biodiversité des TBOI causés par le personnel et les visiteurs en renforçant la sensibilisation et la communication sur les mesures de conservation. Notamment, un sentier de plongée avec tuba de 250 m et un sentier forestier de 0,6 km sur Diego Garcia ont été crée, avec la participation du personnel. Des panneaux d’information, des dépliants sur la prévention des espèces envahissantes et des restrictions de pêche dans les TBOI ont été installés et distribués. Un film mettant en avant l’importance écologique des TBOI a été produit, encourageant l’engagement en faveur de la conservation. Les résultats ont démontré une meilleure compréhension et une plus grande appréciation de la biodiversité des TBOI parmi le personnel, favorisant leur implication dans des projets de conservation. Les résultats comprenaient une participation accrue à la restauration forestière, une sensibilisation améliorée entraînant une réduction des pratiques de pêche non durables grâce à des réglementations actualisées, et l’élévation d’une espèce précédemment ciblée au statut de « Menacée » sur la Liste rouge de l’UICN. L’engagement de 120 membres du personnel dans la création de sentiers indiquait des impacts positifs sur les comportements pro-environnementaux, tandis que l’augmentation des signalements d’espèces envahissantes reflétait une vigilance accrue. Diverses stratégies de communication, notamment des films, des brochures, des dépliants et des panneaux d’information, ont efficacement sensibilisé et stimulé l’engagement dans les efforts de conservation.

Durée : 11 mois

REPT’ILE – REPtiles Terrestres des ÎLes Eparses

Description : Le projet visait à renforcer la conservation des reptiles terrestres dans les îles Glorieuses en évaluant leur statut. Cela impliquait une recherche documentaire approfondie, la collecte de données, des expéditions sur le terrain à Grande Glorieuse, île du Lys et Roches Vertes, ainsi que la cartographie des espèces de reptiles à l’aide d’un SIG. Cette initiative a abouti à la publication d’un article scientifique, servant de base pour les futures stratégies de gestion. Les activités comprenaient la réévaluation de la conservation des reptiles, la compilation des données et la cartographie des distributions des espèces, renforcées par des initiatives de renforcement des capacités et des partenariats avec les parties prenantes. Les résultats comprenaient un inventaire actualisé des reptiles, des cartes de distribution détaillées, l’identification des menaces et des mesures de priorisation. Ces résultats ont contribué de manière significative au Plan de gestion Ramsar Europa 2018-2022 en intégrant les stratégies de conservation proposées. De plus, un article scientifique détaillant les découvertes du projet a été soumis à « Herpetological Conservation and Biology » pour une revue rigoureuse, augmentant efficacement la compréhension de la biodiversité reptilienne dans les Îles Éparses et alignant les efforts de conservation sur les plans de gestion établis.

Durée : 18 mois

Promouvoir et renforcer la valeur écologique et économique des parcs marins d’Anguilla : lancement du projet pilote de restauration du parc marin de Little Bay

Description : Le projet visait à améliorer la biodiversité et à renforcer la résilience des écosystèmes de récifs coralliens en déployant des casitas artificielles à homards dans le parc marin de Little Bay d’Anguilla (LBMP). Ces casitas servaient de sanctuaires pour des espèces critiques de récifs, notamment les homards, tout en soutenant diverses formes de vie marine telles que les poissons de récifs, les tortues de mer et les coraux. En plus de la création d’habitats, l’initiative visait à sensibiliser à l’importance des écosystèmes côtiers d’Anguilla et à offrir des moyens de subsistance alternatifs, comme l’écotourisme, aux pêcheurs locaux. De 1993 à 2008, le gouvernement d’Anguilla a établi des parcs marins, y compris le LBMP, pour protéger les environnements côtiers, positionnant ainsi les gestionnaires des ressources naturelles pour aborder le statut sous-utilisé du LBMP. Des amendements législatifs récents et un plan national de gestion ont permis des efforts de conservation efficaces, comprenant des restrictions de pêche et la restauration de l’habitat benthique pour soutenir le rétablissement des espèces. Les réalisations comprenaient la restauration de l’habitat benthique du LBMP, la promotion de moyens de subsistance alternatifs, le renforcement de l’expertise technique en matière de conservation du littoral, et la sensibilisation nationale accrue et le soutien à l’utilisation durable de l’habitat benthique. Des exercices de renforcement des capacités impliquaient le personnel de l’Anguilla National Trust (ANT), le Département des pêches et des ressources marines (DFMR), des bénévoles, des pêcheurs et des fournisseurs d’écotourisme. Le projet a renforcé avec succès l’habitat côtier du LBMP et a posé les bases pour une restauration similaire de l’habitat dans le parc marin de Prickly Pear, impliquant des parties prenantes diverses et favorisant les efforts de collaboration.

Durée : 15 mois

Les meilleures rencontres avec les requins et les raies à Saint-Barthélemy

Description : Le projet visait à accroître les connaissances sur les requins et les raies à Saint-Barthélemy, afin d’informer les stratégies de conservation. En utilisant des vidéos sous-marines à appâts distants (BRUV) et des techniques innovantes d’observation des espèces pélagiques, il intégrait des travaux sur le terrain avec des enquêtes auprès des pêcheurs et des centres de plongée pour évaluer les rôles socio-économiques. Les consultations des parties prenantes ont été déterminant pour façonner un plan d’action adapté et influencer la réglementation existante pour protéger ces espèces. Les efforts de communication, y compris un documentaire, ont été essentiels pour sensibiliser et favoriser la participation de la communauté. Dans les eaux de Saint-Barthélemy, 27 espèces de requins et 3 espèces de raies ont été identifiées, dont 26 % sont classées comme menacées et 44 % comme quasi-menacées, ce qui signifie l’urgence des efforts de conservation. Les activités comprenaient des enquêtes sur le terrain approfondies, la détermination des impacts humains, l’évaluation des rôles économiques, la consultation d’experts internationaux, la tenue d’ateliers avec les parties prenantes et la présentation du plan d’action au conseil d’administration de l’Agence Territoriale de l’Environnement (ATE). Les résultats comprenaient une expertise accrue parmi les agents de l’ATE, une meilleure identification des espèces dans les clubs de plongée, et la diffusion de pratiques respectueuses des requins et des raies auprès des pêcheurs. Cette initiative pionnière a défini le plan d’action initial pour ces espèces dans les Antilles françaises, avec une applicabilité potentielle dans les îles des Caraïbes, augmentant ainsi la conservation et impliquant divers publics.

Durée : 12 mois

Une pépinière pour les espèces endémiques et indigènes clés

Description : L’objectif du projet était d’établir une pépinière de plantes pour restaurer la forêt sèche de Montserrat en augmentant les populations d’espèces en danger et en les réintroduisant dans des zones spécifiques. Il comprenait la propagation et la replantation d’espèces écologiquement précieuses, impliquant les communautés locales dans une journée de plantation d’arbres, dans le but de restaurer 10 hectares d’écosystèmes menacés. La construction de la pépinière sur un terrain appartenant à MNT impliquait la propagation des espèces cibles, la réintroduction des plants et la sensibilisation du public. Équipés de pots réutilisables, des ouvriers formés utilisaient des méthodes d’irrigation par goutte à goutte. Le responsable, formé par le « Kew Gardens » dans la propagation des orchidées, a dirigé le projet, tandis qu’un expert de Trinidad a formé 25 participants. La méthode de la « boîte humide » a été utilisée pour la propagation. Les réalisations comprenaient la propagation de nombreuses espèces menacées, l’implication des communautés dans la plantation d’arbres, et la création d’une pépinière fonctionnelle avec des serres, des réservoirs d’eau et un laboratoire d’orchidées à faible technologie. Plus de 1 400 espèces indigènes ont été propagées, et un livret présentant les espèces indigènes de Montserrat pour l’aménagement paysager local a été publié.

Durée : 17 mois

Gestion du poisson-lion : déplacements et préférences de profondeur

Description : Le projet visait à protéger les récifs coralliens en affinant les approches de gestion du poisson-lion rouge envahissant. Des recherches approfondies ont exploré les schémas de déplacement du poisson-lion – à la fois dans l’espace et dans le temps – pour renforcer une stratégie nationale tout en améliorant les efforts mondiaux de réduction de l’impact du poisson-lion et de préservation de la biodiversité. À travers des études de télémétrie d’une année entière, les déplacements du poisson-lion, couvrant les dimensions horizontales et verticales, ont été suivis et analysés de manière méticuleuse. Cela a généré des ensembles de données inestimables et des cartes complètes, optimisant le programme d’abattage via une base de données mise à jour et accessible. Des initiatives d’autonomisation communautaire ont facilité la diffusion des connaissances, améliorant l’efficacité de l’abattage et impliquant plus de 3 300 étudiants et de nombreux bénévoles dans divers programmes éducatifs. Des résultats remarquables sont apparus : le poisson-lion présentait une fidélité horizontale robuste au site, avec 86% se rendant occasionnellement sur des récifs profonds (>40 m de profondeur) avant de revenir. De manière inattendue, la prédation naturelle a contribué à une mortalité de 27 à 46%, mettant en évidence un aspect positif pour les futures stratégies de gestion. Environ 1 149 poissons-lions ont été capturés lors de séances d’abattage hebdomadaires, soulignant la contribution du projet à la préservation de l’écosystème et à l’amélioration des approches de gestion nationales.

Durée : 18 mois

Conservation des bassins versants et de la biodiversité à Bonaire

Description : Le projet visait à protéger l’écosystème menacé de la forêt sèche en créant une vaste zone protégée entourant un site de haute biodiversité, avec un accent sur la restauration du paysage du canyon de Roi Sango. Cela comprenait la réintroduction de plantes indigènes et la mise en place de clôtures pour dissuader les herbivores introduits nuisibles. Pour améliorer l’accessibilité, un réseau de sentiers a été établi, comprenant des panneaux informatifs pour sensibiliser le public à la valeur écologique de la région. Au fil des siècles, l’habitat de la forêt sèche de Bonaire a subi des changements significatifs en raison de l’abattage historique des arbres et des herbivores envahissants, entravant la régénération des espèces végétales indigènes. Notamment, la région protégée de Roi Sango a réussi à prévenir l’afflux d’herbivores introduits, a développé des sentiers accessibles pour une utilisation locale, et a facilité la réintroduction d’espèces d’arbres essentielles. Les efforts collaboratifs avec des cultivateurs locaux, tels que Cocari, ont enrichi leur compréhension des arbres rares et de l’histoire locale, contribuant au développement de panneaux d’interprétation. L’implication de 120 enfants dans des activités de plantation d’arbres à Roi Sango a favorisé un sentiment d’appropriation et de participation, marquant les premiers pas du projet vers la revitalisation du bassin versant de la forêt sèche.

Durée : 18 mois

Soutien accru aux programmes de surveillance des récifs aux Turks et Caïques

Description : Le projet visait à renforcer la capacité gouvernementale dans la gestion des récifs coralliens aux ITC, fondée sur des connaissances scientifiques pour une prise de décision éclairée et un investissement en ressources. Il comprenait un cours complet de surveillance des récifs coralliens, transmettant des techniques d’enquête scientifique et des connaissances cruciales pour des programmes de surveillance efficaces et une gestion robuste des récifs coralliens. Un autre objectif était l’identification de sources de revenus durables et d’indicateurs environnementaux pour évaluer le « retour sur investissement » dans la surveillance des coraux. Des actions remarquables ont inclus des réunions stratégiques avec les parties prenantes pour le financement à long terme, la préparation et l’exécution de formations et de cours sur le terrain, la certification de 15 participants en tant que surveillants AGRRA, et l’identification d’un mécanisme de financement viable pour la surveillance à long terme. Les résultats ont montré des progrès substantiels, notamment l’amélioration de la capacité de la DECR en matière de conception de programmes et de rapports financiers, et le développement d’un programme de surveillance des récifs coralliens. Notamment, 53 indicateurs uniques ont été élaborés pour les demandes budgétaires, et 13 sources de financement réalisables pour la surveillance des récifs coralliens ont été identifiées et évaluées, augmentant considérablement la capacité de la DECR à exécuter des programmes de surveillance, à sécuriser un financement à long terme, et à démontrer la valeur de conservation des récifs coralliens des ITC.

Durée : 11 mois

Restauration des zones clés de la biodiversité de Sint Maarten

Description : Le projet visait à améliorer la biodiversité côtière et terrestre en réintroduisant des arbres indigènes dans les zones dégradées de St. Maarten, favorisant la séquestration du carbone et impliquant des citoyens scientifiques, notamment des étudiants. Il ciblait trois sites distincts – Little Key (marais de mangrove), Sentry Hill (forêt sèche) et Cay Bay (broussailles côtières). Les activités comprenaient l’évaluation du site, l’élimination des espèces envahissantes, la plantation d’espèces indigènes à l’aide de méthodes innovantes, la surveillance continue du site et le recrutement de bénévoles. Notamment, il a restauré 5 700 m2 d’habitat, planté 413 semis indigènes et 249 propagules de mangrove rouge, augmentant la diversité des espèces de 10 (40 %) à Cat Bay et de 11 (26 %) à Sentry Hill. Environ 500 m2 de plantes envahissantes ont été défrichés, des accords formels ont été conclus pour la gestion à long terme du site, et un document de bonnes pratiques a été élaboré. En impliquant 1 253 participants, dont 50 individus et 16 organisations, l’initiative a facilité 435 jours de bénévolat et des séances éducatives, développant des compétences en botanique, en écologie de la restauration et en conservation. Elle a abouti à la création d’un sentier naturel, renforçant les sites ONG-communauté et plaidant en faveur des aires protégées.

Durée : 9 mois

Réhabilitation des coraux menacés avec des recrues issues de gamètes sauvages

Description : Le projet visait à améliorer la persistance et la récupération des récifs coralliens des Caraïbes en affinant les méthodes de propagation des coraux pour améliorer le recrutement et freiner la croissance des algues nuisibles, optimisant ainsi la transplantation pour une restauration rentable et évolutive. Les tests sur le terrain ont démontré l’efficacité de conceptions de tuiles raffinées pour soutenir la croissance ex-situ de la progéniture de coraux. Reconnaissant l’urgence de la restauration active dans les récifs en déclin, le projet a étudié l’impact de divers matériaux et formes de tuiles sur les communautés benthiques, évaluant leur adéquation à la colonisation corallienne et à leur survie après colonisation, ce qui a conduit à la création de nombreux nouveaux modèles. Des ateliers de renforcement des capacités ont étendu le réseau des institutions de restauration des récifs dans toute la Caraïbe, facilitant la restauration à l’aide de recrues sexuellement produites. Plus de 3 000 colons coralliens de 5 espèces ont été transplantés, avec 750 progénitures survivantes à la fin de l’étude, renforçant significativement le recrutement des larves. La collaboration avec des spécialistes de l’ingénierie et de l’impression 3D a permis de progresser dans les techniques d’impression pour des formes complexes, améliorant ainsi les capacités de restauration du projet.

Durée : 24 mois

Parc national du Nord de Saba – Phase 1

Description : Le projet visait à protéger la biodiversité et les sites archéologiques du Nord de Saba grâce à la création d’un parc national de 350 hectares, incluant le Mont Scenery, intégrant des éléments naturels, culturels et historiques pour un tourisme durable. Le projet comprenait la rédaction de législations pour la protection des espèces, l’élaboration d’un plan de gestion, et la rénovation du sentier d’accès à Mary’s Point, un établissement historique, afin d’illustrer l’usage durable du parc. Des séances d’information ont impliqué les parties prenantes et le public, favorisant la sensibilisation et la participation, tandis que des supports informatifs tels que des brochures et des panneaux ont été conçus pour l’éducation des visiteurs. La restauration du sentier a mis en valeur la préservation durable des ruines tout en améliorant des caractéristiques spécifiques. Le personnel a suivi une formation spécialisée en rénovation de sentiers et en conservation des sites archéologiques. Dans l’ensemble, le projet a jeté les bases de lois sur la protection des espèces, de l’établissement d’un parc national, et de la promotion du tourisme durable en harmonisant le patrimoine naturel et culturel, contribuant ainsi à la préservation de la biodiversité et de la richesse historique de la région Nord de Saba.

Durée : 18 mois

RESQC – Restauration des Services Écosystémiques et de la Qualité des Récifs Coralliens

Description : Le projet visait à restaurer les zones de récifs coralliens dégradées sur quatre îles en établissant des pépinières de coraux autonomes et en déplaçant des fragments de coraux vers des sites de restauration spécifiques. Son objectif principal était de restaurer un minimum de 100 colonies chacune de coraux corne d’élan (Acropora palmata) et corne de cerf (Acropora cervicornis) par site, en utilisant le profilage génétique et un suivi continu pour garantir la diversité et transplanter des fragments résilients. Les étapes clés comprenaient la tenue de réunions pour la mise en place d’une pépinière et d’un site de restauration par île, ainsi que l’expansion des pépinières en ajoutant cinq colonies supplémentaires. Le projet a produit un manuel complet sur la restauration des coraux et les protocoles de gestion. Chaque île dispose désormais des pépinières de coraux et de sites de transplantation soutenus par des dons et des revenus locaux, avec le soutien d’un nouveau programme néerlandais aidant les efforts de restauration des coraux des Caraïbes néerlandaises. L’adaptation pendant le projet a favorisé la priorisation de la restauration des coraux corne d’élan dans les régions exposées aux ouragans en raison de sa résilience accrue face aux tempêtes, tout en reconnaissant la difficulté d’approvisionnement en colonies de coraux corne de cerf, ce qui a incité à adopter des stratégies flexibles en fonction de l’abondance des espèces et des conditions environnementales.

Durée : 36 mois

Gestion des points chauds des poissons-lions envahissants : conservation de la biodiversité des écosystèmes coralliens mésophotiques aux Bermudes

Description : L’objectif principal du projet était de préserver la diversité des poissons de récif indigènes en ciblant spécifiquement la population envahissante de poissons-lions concentrée dans les écosystèmes coralliens mésophotiques (ECM) à des profondeurs allant de 10 à 60 m. Cette initiative a établi méticuleusement une base de référence pour les poissons de récif indigènes et a atténué la pression alimentaire exercée par les poissons-lions grâce à des plongées de prélèvement mensuelles, réduisant significativement l’abondance des poissons-lions par rapport aux évaluations initiales. Ces efforts ont impliqué des enquêtes rigoureuses dans trois points chauds des ECM, fournissant des connaissances approfondies sur la composition de la communauté de poissons et la densité des poissons-lions. Parallèlement, le projet s’est concentré sur la promotion de l’incorporation du poisson-lion sur les marchés locaux en tant que source alimentaire durable, en consolidant des partenariats avec trois fournisseurs – une étape cruciale vers une pénétration plus large du marché. Des plongées techniques réussies, totalisant 15 opérations de retrait, ont été régulièrement menées, et des accords ont été formalisés avec des fournisseurs, comprenant deux restaurants et un supermarché, garantissant une disponibilité constante du poisson-lion. Grâce à d’importantes campagnes de sensibilisation, le projet a efficacement diffusé ses résultats aux parties prenantes locales et à d’autres pays et territoires d’Outre-mer, favorisant des relations de collaboration pour amplifier l’impact du projet dans la région.

Durée : 18 mois

Sauver les tortues marines d’Anguilla : combiner l’action communautaire avec des preuves scientifiques pour conduire un changement législatif

Description : Une initiative globale a été menée pour approfondir la compréhension scientifique des tortues marines, dans le but d’améliorer leur conservation et leur gestion. Les activités comprenaient l’évaluation des zones d’alimentation et de reproduction, l’identification de l’état des populations et des menaces, ainsi que l’élaboration de plans d’atténuation efficaces. Cette initiative visait à renforcer les actions de conservation en concevant des plans de restauration et en mettant en place un programme de certification des guides éco-guide touristiques, tout en éduquant le personnel local et le public sur la biologie des tortues marines, le suivi et la planification de l’espace marin. À Anguilla, les tortues imbriquées, vertes, caouannes et luth utilisent les récifs coralliens, les herbiers marins, les plages et les zones côtières pour la nidification et l’alimentation, jouant un rôle crucial en tant qu’indicateurs écologiques. Les réalisations ont inclus l’identification des habitats, l’analyse des menaces et le développement de stratégies d’atténuation, ainsi que le déploiement de 22 balises satellites, le marquage de 97 tortues, l’excavation de 97 nids et la réalisation d’entretiens approfondis. Ces efforts ont éclairé des notes politiques, des plans de restauration et une initiative régionale collaborative avec WIDECAST et des agences partenaires, favorisant l’échange de connaissances entre les îles voisines des Caraïbes tout en renforçant le soutien à la conservation des tortues marines et des zones côtières.

Durée : 36 mois

Parc marin d’Aruba

Description : Le projet d’Aruba visait à établir un parc marin à usages multiples et complet en mettant en œuvre une législation et en structurant une gestion à long terme. Il impliquait le développement de lois spécifiques, la création d’un cadre de gestion et l’exécution de 4 projets distincts axés sur la restauration des écosystèmes et la résilience climatique dans les zones clés de la biodiversité (ZCB) désignées dans le parc. Chaque ZCB avait son propre plan de gestion sur mesure, mettant l’accent sur la maintenance des écosystèmes, la restauration, la biodiversité et les stratégies d’adaptation au climat. Au cœur du projet se trouvait un plan de communication stratégique visant à sensibiliser et à favoriser l’appropriation de ces zones. Cette initiative a réussi à établir un parc marin comprenant Parke National Arikok, Spaans Lagoen, Sero Colorado et Magel Halto – Isla di Oro, avec une législation promulguée, un plan de gestion adopté et des stratégies de restauration en place. Les efforts collaboratifs impliquant les opérateurs de plongée locaux et les volontaires ont facilité des enquêtes d’inventaire approfondies, suscitant un soutien communautaire significatif. Environ 25% du littoral d’Aruba ont été protégés grâce à la création de 4 aires marines protégées (AMP), ciblant spécifiquement les zones de haute biodiversité pour la conservation tout en mettant l’accent sur l’engagement sur mesure des parties prenantes pour aligner les intérêts communautaires et accroître l’efficacité dans les futurs projets.

Durée : 36 mois

AGRISUB – Substrats de culture agricole biologique pour l’utilisation durable des ressources naturelles, la séquestration du carbone et la lutte contre les espèces envahissantes

Description : Le projet visait à atténuer les impacts agricoles sur les récifs coralliens causés par l’érosion et la sédimentation en introduisant des substrats de culture alternatifs. Les résultats récents de recherches indiquant les avantages du compost et du biochar pour améliorer les rendements des cultures et le stockage du carbone dans le sol ont incité à utiliser la biomasse de plantes envahissantes pour leur production, démontrant leur viabilité technique et économique. Les activités principales du projet ont impliqué l’inventaire des espèces végétales envahissantes, la récolte de leur biomasse, la création de compost et de biochar, ainsi que des tests de divers substrats pour améliorer les rendements agricoles et la séquestration du carbone. Grâce à cette initiative, 6 hectares d’espèces envahissantes ont été valorisées, produisant 2,2 tonnes de biochar et 6 tonnes de compost. Notamment, la teneur en carbone du sol a augmenté en moyenne de 975 g C/m2 par cycle de culture. De plus, le projet a renforcé les capacités de 10 agriculteurs grâce à des séances de formation animées par des techniciens de DAG sur les techniques d’agriculture biologique. En exploitant les espèces envahissantes, ce projet a efficacement démontré la production durable de substrats, visant à réduire les dommages causés aux récifs coralliens par les pratiques agricoles conventionnelles.

Durée: 12 mois

RECOFOR : REgulation des cerfs pour la COnservation des FORêts

Description : Le projet avait pour objectif de gérer efficacement la population de cerfs à long terme. En consultant les habitants et en utilisant des interventions en hélicoptère, qui avaient déjà fait leurs preuves, une réduction significative des cerfs envahissants dans une zone réglementée de 4 000 hectares a été facilitée. Cette initiative a non seulement atteint son objectif immédiat, mais a également renforcé la capacité de la Nouvelle-Calédonie à employer de telles mesures de contrôle. Le projet s’est concentré sur divers aspects, notamment les consultations avec les partenaires et les tribus, la planification opérationnelle méticuleuse, la réduction du nombre de cerfs, le renforcement des compétences, la formation à la chasse à l’affût et la sensibilisation locale. De plus, l’initiative a formé avec succès huit agents de chasse. Les efforts se sont étendus au-delà des frontières de la réserve vers des zones adjacentes, conformément au plan de gestion et garantissant une régulation efficace des cerfs. Les recommandations ont souligné la nécessité d’améliorer les méthodes de prise de notes pour éviter les biais de comptage et ont mis l’accent sur le développement professionnel des agents, en particulier dans le perfectionnement des techniques d’abattage, la manipulation des chiens et la maintenance, contribuant ainsi à une approche plus durable sur le plan environnemental.

Durée: 12 mois

Restauration de petits bassins versants du plateau Te Mehani rahi

Description : Le projet visait à restaurer la végétation unique des pentes de la petite zone de drainage du plateau de Te Mehani (moins de 10 hectares) sur l’île de Raiatea, située à une altitude de plus de 600 m et abritant 33 plantes endémiques menacées par des espèces envahissantes. Il impliquait des études, le contrôle des plantes envahissantes, la création d’une pépinière de plantes indigènes et des campagnes de sensibilisation du public pour protéger la biodiversité. S’étendant sur 10,46 hectares, la restauration se concentrait sur l’éradication des plantes envahissantes et le reboisement de sites dégradés avec des espèces essentielles. Les phases clés comprenaient l’évaluation initiale du site, la gestion des plantes envahissantes, l’enrichissement en plantes indigènes et des efforts de sensibilisation approfondis, favorisant les partenariats locaux. Notamment, en 8 mois, le projet a défriché 8,8 hectares de plantes envahissantes, préservant ainsi 82 % d’un bassin versant et contribuant à la conservation de 18 plantes endémiques en danger. Cette initiative a considérablement amélioré le statut de conservation de la zone et la biodiversité du plateau de Te Mehani. De plus, le projet a renforcé les systèmes financiers, les structures organisationnelles et les collaborations locales.

Durée: 12 mois

Développement du réseau d’aires marines éducatives dans 5 nouvelles écoles de Polynésie française

Description : Le projet visait à étendre le réseau des Aires Marines Éducatives Gérées (AMEG) en établissant des AMEG dans 5 nouvelles écoles de l’archipel des Tuamotu. Il impliquait de caractériser les états écologiques initiaux, de fournir du matériel pédagogique, d’impliquer les élèves dans l’apprentissage scientifique et d’employer diverses stratégies de communication. L’intégration réussie de 5 écoles dans le réseau des AMEG a renforcé la compréhension locale des environnements marins en impliquant de jeunes élèves. Les principales réalisations comprenaient le lancement d’inventaires de poissons et d’invertébrés dans les 5 sites des AMEG, la consécration de plus de 50 heures aux activités scolaires liées aux AMEG, le lancement d’un nouvel appel à candidatures pour les zones éducatives marines en 2018, et la planification de sessions de formation conjointe pour les enseignants et les représentants des AMEG par le ministère de l’Éducation, garantissant la durabilité du projet et son impact à long terme.

Durée: 12 mois

Assurer la sauvegarde des oiseaux rares et menacés de Ua Huka

Description : Le projet visait à protéger la biodiversité de l’île Ua Huka en responsabilisant les organisations locales et en mettant en œuvre des mesures pour protéger deux espèces menacées en danger contre le rat noir envahissant. L’initiative visait à empêcher l’arrivée des rats en installant des stations d’appât empoisonné aux points d’entrée, en utilisant des chiens détecteurs de rats pour le fret maritime et en sensibilisant la population locale et les étudiants. Les efforts comprenaient l’évaluation de l’état des espèces d’oiseaux, le transfert de connaissances, la formation en biosécurité et diverses campagnes de sensibilisation. Les stratégies comprenaient l’installation de panneaux d’information sur les îles voisines, un concours de conception promouvant la protection des oiseaux, l’éradication des rats noirs, la cartographie de la végétation sur Ua Huka et un recensement des oiseaux rares. Avec une équipe dédiée de dresseurs de chiens, un assistant de bureau efficace et des actions complètes, le projet a renforcé la capacité de l’association. Le succès ultime réside dans la capacité de l’association locale à maintenir et à étendre le programme de protection des oiseaux de l’île, assurant ainsi la conservation de ces espèces aviaires classées.

Durée: 12 mois

Conservation de la flore et de la malacofaune sur les atolls d’Anaa et Niau, Tuamotu

Description : Le projet visait à protéger la flore menacée de l’atoll d’Anaa en gérant les populations naturelles et en préservant les zones de conservation cruciales. Il impliquait l’évaluation des populations de plantes menacée, la réintroduction de plantes élevées en pépinière et la planification de la réintroduction d’un pigeon vert disséminateur de fruits. Des discussions avec les propriétaires fonciers et les autorités ont façonné les propositions de gestion pour les sites de conservation vitaux. Ces efforts visaient à valoriser le patrimoine naturel de l’atoll, à renforcer sa résilience et à encourager un écotourisme durable. Les réalisations clés comprenaient une amélioration du statut de conservation de plus des deux tiers des espèces de plantes menacées, aidant l’atoll à résister aux changements climatiques et facilitant l’écotourisme. Les activités comprenaient des enquêtes sur la biodiversité, la rénovation des pépinières, la définition des zones de conservation, la formulation de stratégies de gestion et des campagnes de sensibilisation du public. Les résultats comprenaient une amélioration de la capacité organisationnelle pour la gestion de projet et l’acquisition de financements, ainsi que l’acquisition de compétences précieuses par les parties prenantes. L’initiative a notablement amélioré le statut de conservation de 8 des 10 espèces, identifié 6 zones de conservation prioritaires couvrant 401,7 hectares, replanté 337 plantes issues de pépinières parmi les 859 produites, rédigé un plan de réintroduction du pigeon vert soumis à la DIREN et établi avec succès un sentier botanique. Le projet a démontré une collaboration efficace entre les chercheurs nationaux et la communauté locale, motivée par les efforts continus d’une organisation locale de la société civile dévouée.

Durée: 12 mois

Tukemaragai – Restauration écologique des petites îles du Sud-Est des Gambier

Description : Le projet visait à rajeunir les habitats et l’avifaune des trois îles des Gambier, luttant contre l’érosion et les plantes envahissantes. Il a mis en place une pépinière pour des espèces indigènes adaptées aux conditions difficiles, facilitant le reboisement des zones érodées et envahies pour améliorer la fertilité du sol et la qualité de l’eau du lagon. Des dispositifs sonores et des terriers artificiels pour oiseaux ont été déployés pour favoriser le retour d’espèces rares, potentiellement en stimulant l’écotourisme axé sur les oiseaux. En ciblant les îlots de Gambier Manui, Kamaka et Makaroa, les objectifs englobaient la restauration des habitats, le reboisement et la promotion de la nidification des oiseaux marins. Les actions clés comprenaient la mise en place de plantations forestières sur les sites affectés, l’augmentation des populations d’oiseaux marins nicheurs et la sensibilisation de la communauté, en particulier des propriétaires fonciers, à la préservation de la richesse naturelle des îlots. Des programmes éducatifs ont impliqué les écoles dans l’exploration de l’avifaune et de la flore des Gambier, tandis que des sessions de formation ont doté les habitants de compétences en restauration écologique et en gestion environnementale durable. Dans l’ensemble, les interventions du projet, des plantations aux installations d’équipements sonores et aux terriers artificiels, ont considérablement ravivé les habitats de l’avifaune sur les îlots, soulignant la fragilité des écosystèmes et la responsabilité humaine en matière de gestion environnementale, tout en mettant en évidence l’importance de l’adaptabilité, de la géographie et de l’économie locale dans la réalisation de telles initiatives.

Durée: 20 mois

Conservation du Martin-chasseur de Niau, en danger critique d’extinction, par la communauté locale

Description : Axé sur la conservation du Martin-chasseur de Niau, une espèce en danger critique exclusivement présente sur l’atoll de Niau, ce projet a mis en œuvre des mesures visant à accroître la population de l’espèce. Les activités ont impliqué le contrôle des populations de chats, la surveillance de leur impact, l’engagement de la communauté locale dans l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, la révision du Plan d’action pour le Martin-chasseur de Niau (2014 – 2018) et le soutien d’experts pour les actions de contrôle des prédateurs. Des résultats remarquables ont été obtenus, notamment un taux de survie de 91% pour les oisillons de Martin-chasseur de Niau dans les zones contrôlées, une diminution substantielle de 95% de l’activité des chats suite à la capture de 49 chats sauvages, la stérilisation de 75% des chats domestiques et la protection de 100 sites de nidification du Martin-chasseur de Niau. De plus, environ 20% des agriculteurs, couvrant 29 hectares de terres, ont adopté des pratiques agricoles durables. Le projet a notamment renforcé les capacités organisationnelles pour les demandes de financement et la gestion de projet, formé des coordinateurs de projet et sensibilisé 187 résidents, dont des écoliers, mettant à jour efficacement le plan de gestion pour le Martin-chasseur de Niau en danger critique avec l’aide d’experts.

Durée: 18 mois

Gestion durable des forêts de Wallis et Futuna

Description : L’initiative Forêt de Wallis visait à promouvoir la conservation, la gestion et l’utilisation durable des ressources forestières. Il impliquait l’établissement d’un inventaire forestier complet avec un système de suivi et une cartographie de l’utilisation des terres, la définition de stratégies de conservation par le biais de consultations locales, la mise en œuvre pilote de la réhabilitation dans des forêts secondaires dégradées par la plantation de semis, et l’élaboration d’un plan de gestion et d’une politique forestière. En collaboration avec les chefs coutumiers et les autorités, trois sites pilotes ont été désignés dans des zones clés de biodiversité, engageant efficacement les villages dans les efforts de réhabilitation. Les réalisations ont impliqué la création d’un inventaire forestier avec 26 parcelles de suivi permanentes, l’identification de trois sites pilotes, la restauration de 4 hectares, la replantation de 1 600 plantes et le défrichage de plus de 3 hectares d’espèces envahissantes. De plus, le projet a propagé des semis à partir de deux pépinières, rédigé un cadre politique forestier et créé un plan d’action aligné sur le calendrier du chef de district. Les efforts de renforcement des capacités comprenaient la formation des individus à la conception d’inventaires, le renforcement des connaissances techniques, l’implication des participants dans des ateliers, la formation des pépiniéristes et la sensibilisation des enseignants à l’impact du changement climatique sur les forêts.

Durée: 18 mois

Renforcement du réseau d’adduction d’eau potable (AEP) de la commune de Houailou par le maintien des services éco-systémiques en amont des captages d’eau

Description : Le projet visait à protéger le bassin versant en amont fournissant de l’eau à la commune de Houailou, garantissant un approvisionnement régulier en eau potable et en services écosystémiques forestiers. Des clôtures et des barrières ont sécurisé la zone, protégeant les infrastructures et gérant les interactions entre les humains et la faune. La protection renforcée de la forêt, les efforts de reboisement et les stratégies de gestion améliorées dans la zone de captage ont directement contribué à améliorer à la fois la qualité et la quantité d’eau disponible. Deux bassins versants prioritaires ont été ciblés, renforçant considérablement les services écosystémiques, notamment la production d’eau potable. Les réalisations clés comprenaient la sauvegarde immédiate des périmètres de captage d’eau, l’amélioration des services écosystémiques forestiers et l’autonomisation des communautés locales. Les initiatives de formation, dans la création de fascines et les techniques de piégeage, ont renforcé la capacité et la résilience de la communauté. Notamment, cette initiative a considérablement lancé un programme plus large de sécurité des ressources en eau dirigé par le conseil municipal de Houailou. Les efforts collaboratifs avec les tribus locales ont favorisé des alliances positives, fournissant des informations précieuses pour les futurs efforts de durabilité à travers 14 bassins versants.

Durée: 18 mois

Conservation des vestiges de forêts naturelles du plateau de Maraeti’a, vallée de la Punaruu, Tahiti

Description : L’initiative de restauration du plateau de Maraeti’a visait à protéger les espèces végétales indigènes contre les menaces envahissantes. En utilisant du raticide, des pièges et des clôtures, le projet ciblait les mammifères et les plantes envahissantes, en particulier en contrôlant les populations de rats qui affectent la flore endémique. Cette intervention soutenait indirectement la conservation des plantes indigènes en améliorant le recrutement de semis. Des outils de surveillance tels que des stations d’appâtage, des quadrats et une formation locale aux stratégies de lutte contre les rongeurs ont renforcé ces efforts. Les mesures réussies ont abouti à une réduction de 80 % de l’abondance des rats sur 20 hectares et une diminution de 35 % des attaques de fruits, ce qui a permis de protéger les graines indigènes. Bien que l’impact complet sur le recrutement des semis nécessite plus de temps pour être évalué, des efforts continus de lutte contre les rongeurs après le financement BEST 2.0 étaient prévus pour garantir des mesures de conservation continues.

Durée : 16 mois

Gestion innovante et durable de l’eau : optimisation du fonctionnement des périmètres agricoles irrigués

Description : Une technologie d’irrigation innovante a été testée sur trois sites pilotes pour améliorer la production agricole biologique durable et conserver les ressources en eau. Le projet a réussi à identifier les besoins spécifiques à chaque site, à obtenir l’engagement des agriculteurs, à surveiller et à mesurer les performances, et à démontrer un retour sur investissement rapide dès la première récolte. En l’espace de trois mois, le projet a réussi à doubler efficacement la production tout en éliminant la nécessité de systèmes d’arrosage manuel, ce qui a permis d’économiser remarquablement dix fois plus d’eau. Ce succès a établi un modèle commercial reproductible crucial pour relever les défis de l’irrigation amplifiés par le changement climatique et les sécheresses dans la région du Pacifique. Par conséquent, ce modèle contribue de manière significative à améliorer l’autosuffisance alimentaire en Nouvelle-Calédonie et dans les îles du Pacifique voisines.

Durée : 12 mois

Renforcement des capacités locales pour la protection du patrimoine naturel terrestre de Rimatara

Description : Le projet avait pour objectif de protéger l’île contre l’invasion des rats noirs, préservant ainsi les oiseaux, les arbres et les cultures endémiques. Les équipes ont suivi une formation pour inspecter les marchandises, utilisant des chiens détecteurs et mettant en œuvre des stratégies d’atténuation telles que des stations d’appâtage pour les rats. Cet effort a entraîné le renforcement des mesures de biosécurité, des tests d’incursion réussis et le développement de méthodes fiables d’estimation de la population d’oiseaux. Le projet a impliqué la communauté en formant les habitants à la biosécurité des chiens, en protégeant 100 nids et en géo-référençant 459 arbres, impliquant ainsi 1 000 personnes dans les efforts de conservation. Notamment, il a rédigé deux plans de protection des oiseaux et a délimité trois zones de réserve. Il a également facilité les collaborations pour des activités d’écotourisme, établissant des partenariats avec des maisons d’hôtes locales et des écoles. De plus, le projet a diversifié les sources de financement, assurant ainsi la durabilité et illustrant son impact en augmentant le nombre de membres et en favorisant des alliances durables avec les parties prenantes, contribuant de manière significative à la conservation de la biodiversité de l’île et renforçant sa résilience contre les espèces envahissantes.

Durée : 12 mois

FLORE NC : Préservons ensemble le patrimoine floristique de Nouvelle-Calédonie

Description : Le projet visait à protéger les espèces de flore terrestre les plus menacées de Nouvelle-Calédonie en établissant deux listes de priorités basées sur une évaluation de la Liste Rouge de l’UICN de 2014, et en intégrant ces espèces dans les codes environnementaux provinciaux et la liste des espèces annexées à la CITES. Des ateliers, une cartographie des espèces menacées, des initiatives locales et une campagne de sensibilisation du public étaient des éléments clés pour soutenir les efforts de conservation. Les résultats ont été substantiels, car les listes de priorités des espèces, comprenant 277 espèces pour la conservation, ont identifié 37 plantes menacées par la récolte et le commerce illégal. La cartographie a identifié 264 espèces à risque des feux de brousse et la liste des espèces protégées du Code de l’Environnement a été mise à jour. Les partenariats avec les institutions locales ont renforcé les capacités techniques et amélioré la logistique de communication, augmentant ainsi la sensibilisation. Le projet a considérablement fait avancer la protection de la flore en danger et a accru la prise de conscience des décideurs sur les menaces et les mesures de conservation correspondantes.

Durée : 16 mois

Biodiversité et gestion durable de l’environnement marin et côtier et des ressources associées dans le contexte du changement climatique à Wallis et Futuna

Description : Le projet visait à renforcer la résilience climatique et à réduire la fragmentation forestière dans les écosystèmes côtiers en gérant de manière durable et en protégeant les mangroves. Les premières étapes ont impliqué l’inventaire des zones de mangrove, l’établissement de six pépinières et la restauration des mangroves par le biais de campagnes de nettoyage et de plantation d’arbres. De plus, un cadre juridique a été élaboré pour la protection des mangroves et la gestion des zones côtières. Les efforts de renforcement des capacités ont impliqué 60 villageois dans les opérations de pépinière pour produire plus de 10 000 propagules et 8 dans la plantation de mangroves pour réhabiliter 2 500 m2. Dix enseignants ont été formés pour des sorties pédagogiques. Le succès de la conservation a été attribué à une forte implication de la communauté et à l’identification de personnes clés au sein de villages aux ressources limitées.

Durée : 18 mois

Protéger et restaurer la forêt sèche du littoral de Nouvelle-Calédonie

Description : Le projet de restauration de la forêt sèche côtière achevé en Nouvelle-Calédonie visait à protéger une zone de 400 hectares des herbivores introduits et à identifier les zones optimales pour la restauration. Il a donné la priorité à des sites cruciaux – le domaine de Déva et la péninsule de Pindaï – en protégeant ces zones des ongulés tels que les cerfs et en utilisant des techniques de restauration avancées telles que la densité de plantation optimisée et le paillage. Des visites d’échanges et des réunions coordonnées avec des partenaires locaux et internationaux ont été organisées par le Pôle Forêt Sèche pour diffuser ces pratiques réussies. Les réalisations comprennent la sauvegarde de 300 hectares de forêt sèche, la restauration de 15 hectares et la protection d’une zone potentielle de restauration de 100 hectares. L’expérimentation de méthodes innovantes dans des zones précédemment pâturées a montré avec succès la restauration de la forêt sèche sur les parcelles « ex-nihilo » et la connectivité écologique. Cette dernière a abouti à la publication d’un livret complet sur les méthodes de restauration, contribuant significativement à la sensibilisation de la communauté à l’importance critique de la restauration et de la protection de l’écosystème.

Durée : 36 mois

COPRA – Conservation et gestion intégrée des herbiers de phanérogames marines du parc naturel marin des Glorieuses

Description : Le projet était axé sur la préservation des herbiers de phanérogames marines pour maintenir la biodiversité et soutenir les populations de tortues marines au sein du Parc Naturel Marin des Glorieuses (PNMG). S’appuyant sur des études initiales ayant cartographié la distribution des herbiers marins et mis en évidence leur importance en tant qu’habitats pour les jeunes tortues vertes, les objectifs comprenaient : accroître la compréhension des habitats d’herbiers marins et de leur rôle dans le soutien des tortues marines pour élaborer des stratégies de gestion éclairées ; lancer un réseau régional de surveillance des herbiers marins ; et renforcer la conservation des écosystèmes d’herbiers marins et le plan de gestion du PNMG. Il découlait de recherches antérieures ayant délimité la distribution des herbiers marins et leur importance en tant qu’habitats pour les jeunes tortues vertes dans le parc. L’atelier inaugural du réseau régional d’herbiers a identifié les besoins en formation et en équipement pour les acteurs des territoires adjacents. Le projet a considérablement renforcé l’acquisition de connaissances, permettant la proposition de mesures de gestion adaptées pour une conservation efficace des herbiers marins.

Durée : 28 mois

Sauver de l’extinction les deux oiseaux les plus menacés de Polynésie française

Description : Le projet visait à protéger le Monarque de Fatu Hiva et le Monarque de Tahiti, deux espèces d’oiseaux endémiques menacées d’extinction. Les stratégies de conservation comprenaient le contrôle des menaces de prédation, le suivi des populations et l’élaboration d’un Plan d’Action pour les Espèces pour la période 2018-2023. Les efforts de communication ont mobilisé 750 volontaires dans des activités de restauration pour planter plus de 1 000 arbres indigènes sur 8 hectares. Les résultats remarquables incluent une augmentation de 10 à 11 % des populations d’oiseaux adultes, avec un succès de reproduction amélioré (0,83-1,33) et une expansion des aires de répartition (32-50 %). Les taux de survie des juvéniles (88-94 %) et les pratiques de biosécurité ont été renforcés ; ainsi, le contrôle des chats errants a été doublé pour couvrir 585 hectares, la prédation des rats noirs a diminué et la colonisation par les fourmis de feu a été réduite de 85 %. De plus, 10 hectares ont été débarrassés d’espèces envahissantes tandis qu’une charte de gestion durable pour 3 espèces exotiques envahissantes a été établie.

Durée : 28 mois

Ceinture bleue de la biodiversité du Pacifique

Description : Une initiative visant à renforcer la gestion intégrée des océans et la conservation de la biodiversité marine dans les PTOM du Pacifique, notamment la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française et les îles Pitcairn. Ses objectifs principaux comprennent l’aide à la mise en place des aires marines protégées (AMP), l’intégration de la technologie de surveillance, le développement de pratiques d’écotourisme, et le soutien à des méthodologies adaptées localement pour la conception d’AMP grâce à la planification spatiale marine (PSM) et à l’analyse stratégique régionale. Le projet a franchi des étapes importantes dans le renforcement de la gestion des océans et la conservation de la biodiversité marine dans la région. Parmi les réalisations remarquables, citons le soutien à l’élaboration du plan de gestion du Parc naturel de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie, le financement de consultations publiques et l’organisation d’ateliers réunissant des parties prenantes de 18 pays. Il a facilité la coordination entre les services gouvernementaux, dispensé une formation en PSM et mis l’accent sur les approches régionales et multisectorielles dans la gestion des AMP. De plus, les efforts se sont étendus à la création de sentiers côtiers et sous-marins pour promouvoir l’éducation environnementale et les pratiques d’écotourisme durables, le tout dans le but d’assurer des activités humaines cohérentes, sûres et durables dans les espaces maritimes.

Durée : 31 mois

Restauration et conservation des habitats tourbeaux indigènes de l’île Motley

Description : Le projet de revégétalisation de l’île Motley, propriété de Falklands Conservation, a abordé les impacts précédents du pâturage et des incendies, en réhabilitant environ 10 hectares de sol de tourbe exposé. Cez zones sont sujettes à l’érosion, menaçant les habitats, relâchant du carbone et réduisant le potentiel de séquestration du carbone. L’initiative visait à restaurer la biodiversité et à lutter contre la crise climatique en replantant des espèces indigènes, notamment en transplantant des rejets de plantes indigènes dans les régions de tourbe nue. Cet effort de conservation pratique a impliqué les membres de la communauté, les volontaires et un groupe de jeunes, facilitant des avantages environnementaux et de biodiversité à la fois au niveau national et mondial. La mise en oeuvre a consisté à planter des herbes tussac et des graminées bleues sur 5,7 hectares de terrain nu, atteignant un taux de survie initial de 87 %. De plus, la sauvegarde de 49,4 hectares de végétation intérieure contre l’érosion a été une réalisation notable. Le projet a réussi à recruter 213 volontaires, favorisant une participation robuste aux activités de restauration. De plus, un plan de gestion complet a été élaboré et adopté pour guider les efforts continus de restauration et de conservation sur l’île Motley.

Durée : 19 mois

Renforcement des mesures et outils de conservation des palmiers et conifères menacés des forêts humides et des maquis de Nouvelle-Calédonie

Description : Le projet visait à protéger cinq espèces de palmiers et de conifères y compris leurs habitats à travers une stratégie globale. Cela impliquait de renforcer les capacités pour les méthodes de conservation in-situ et ex-situ, d’élaborer des lignes directrices pratiques pour la conservation de ces espèces, d’établir des protocoles de germination pour trois espèces, et d’équiper les pépinières de systèmes d’irrigation efficaces. Quatre pépinières entièrement opérationnelles ont été mises en place, fonctionnant sous une « Charte des Pépinières pour la Conservation des Espèces Rares et Endémiques ». Cela a permis la réalisation réussie d’une activité pilote de restauration couvrant un hectare. De plus, des outils de reconnaissance ont été créés et diffusés pour contrer le commerce illégal des espèces ciblées, avec une formation dispensée aux agents des douanes et des forêts pour l’identification des espèces. Des efforts ont été déployés pour sensibiliser le public, assurant ainsi la durabilité à long terme du projet en promouvant les pratiques de conservation. Le succès du projet a été attribué à une approche participative intégrée et à l’implication stratégique des principales parties prenantes dès le début.

Durée : 16 mois

Recensement et sensibilisation des propriétaires fonciers, des usagers et des usages sur les périmètres de protection de deux captages d’eau : retenue de Combani et prise d’eau d’Ourovéni

Description : Le projet visait à restaurer la quantité et la qualité des ressources en eau dans le bassin versant d’Ourovéni, aboutissant à des résultats significatifs. Des ateliers ont conduit à l’établissement d’un programme d’action, avec la Fédération Mahoraise des Associations Environnementales réalisant un diagnostic partagé, sensibilisant et élaborant un plan de gestion. Le projet a atteint des objectifs spécifiques tels que favoriser la collaboration entre les acteurs locaux, développer un plan d’action concerté et renforcer les capacités grâce à des sessions de formation. En conséquence, 27 fiches d’action ont été élaborées, couvrant les améliorations d’infrastructures, la formation, le suivi et l’animation territoriale. Les efforts se poursuivent pour maintenir l’élan, y compris des plans visant à reproduire la méthodologie du projet sur d’autres bassins prioritaires. De plus, le projet a facilité la revitalisation des associations environnementales locales, renforcé les partenariats et promu la construction de la paix entre les villages rivaux grâce à des initiatives environnementales. Les leçons apprises ont souligné l’importance de l’engagement au niveau local, de la mobilisation, de l’autonomisation et de la formation efficace aux techniques de sensibilisation.

Durée : 14 mois

Structure 3D des RÉcifs, étude pilote pour l’amélioration de gestion de la BIOdiversité récifale de MAyotte

Description : Le projet a réussi à atteindre ses objectifs de modélisation de six sites et de calcul de nouveaux indicateurs pour ces sites, fournissant des informations précieuses sur les conséquences des impacts anthropiques sur la complexité structurelle en 3D des récifs coralliens. Des efforts ont également été déployés pour produire un documentaire et sensibiliser les jeunes, bien que la projection ait été reportée en raison de la pandémie de COVID-19. Le projet a identifié le recrutement de coraux et la densité de coraux durs, offrant une compréhension nuancée de l’état de santé du site de Longoni et mettant en évidence les problèmes potentiels de résilience sur le site de Rani. Les activités de sensibilisation, y compris des projets éducatifs impliquant des étudiants dans la surveillance des récifs, ont engagé efficacement les participants. Les principales parties prenantes, telles que le Parc Marin National de Mayotte (PNMM) et les autorités publiques, ont été activement impliquées et ont exprimé leur intérêt pour les résultats du projet. Les leçons apprises ont souligné les avantages de la photogrammétrie pour l’évaluation des récifs, mais ont mis en évidence des défis tels que la profondeur de l’eau, les conditions météorologiques et le temps de traitement des SIG. Les futurs projets devraient se concentrer sur l’optimisation des protocoles de collecte de données et l’exploration de l’automatisation du traitement des données pour rationaliser l’efficacité du flux de travail.

Durée : 12 mois

Conservation des tortues marines de la pointe de Saziley (Mayotte) par une approche participative

Description : Le projet a réussi à sensibiliser divers intervenants aux enjeux socio-économiques et environnementaux liés à la conservation des tortues marines, visant à mobiliser la communauté dans les efforts de conservation. Malgré les défis posés par la pandémie de COVID-19, des ajustements ont été apportés pour mener à bien les actions prévues, en mettant l’accent sur l’implication des groupes scolaires lors des dernières étapes du projet. Les efforts de sensibilisation ont touché directement 1 296 personnes, avec 466 élèves sensibilisés lors d’activités éducatives et 376 participants à des conférences. Les sessions de formation sur l’observation respectueuse des tortues marines ont dépassé l’objectif, avec la participation de 257 individus aux bivouacs et activités associées. Les réunions avec les élus des municipalités du sud ont souligné l’importance de la collaboration dans les efforts de conservation, en mettant l’accent sur le besoin de soutien continu. Les supports de communication visuelle, y compris les expositions en plein air et les films d’animation, ont touché un public plus large de plus de 2 000 personnes, complétés par la présence en ligne du projet via les plateformes de médias sociaux et les bulletins d’information. Les collaborations avec les municipalités et les organisations communautaires ont été essentielles pour une sensibilisation efficace, soulignant l’importance d’évoluer les stratégies de communication et de surmonter les barrières linguistiques pour assurer une implication efficace auprès de publics divers dans les projets futurs. Les efforts de formation de médiateurs environnementaux au sein des organisations locales ont été identifiés comme précieux pour améliorer la diffusion des messages au sein de la communauté.

Durée : 15 mois

Sensibilisation sur les EEE et plantation d’espèces indigènes

Description : Le projet a réussi à transmettre des connaissances de base sur les espèces exotiques envahissantes (EEE), obtenant des résultats remarquables dans divers domaines. Les efforts pour informer les résidents du quartier ont abouti à un soutien à l’emploi, à l’engagement des bénévoles, et à la production de publications éducatives, bien que légèrement en deçà des objectifs dans certains domaines. La promotion de la plantation indigène a vu l’engagement avec les pépinières locales, la formation des employés, et la distribution de plantes indigènes, bien que tous les modules de formation n’aient pas été terminés comme prévu. Les initiatives de médiation et d’animation de quartier ont renforcé les connaissances scientifiques et techniques des ménages, avec des événements éducatifs organisés et des interventions sur les médias sociaux touchant un public substantiel, bien qu’ils aient été en deçà des objectifs de participation. Une étude d’impact a révélé des résultats positifs, notamment une sensibilisation accrue aux EEE et un engouement pour la flore endémique parmi la population du village, malgré quelques lacunes dans la collecte de données. Les parties prenantes, notamment la Municipalité de Saint-Denis, le Parc National de La Réunion, et le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), ont joué un rôle crucial en soutenant et en contribuant aux activités du projet. Les principales leçons apprises ont souligné l’importance d’une gestion de projet efficace, d’une communication claire, et de la prise en compte des calendriers des parties prenantes, avec des améliorations dans les mécanismes de rétroaction et la coordination entre les partenaires identifiées pour les futurs projets afin d’améliorer l’efficacité, ainsi que l’incorporation d’événements culturels pour favoriser l’engagement communautaire.

Durée : 15 mois

Sensibilisation du public et des milieux scolaires aux espèces exotiques envahissantes en milieux naturels et urbains

Description : Le projet visait à sensibiliser les parties prenantes, en particulier les enfants scolarisés et le grand public, aux espèces exotiques envahissantes (EEE), en mettant l’accent sur l’identification des espèces clés et la transmission de connaissances essentielles sur leur impact sur la biodiversité. En conséquence, des progrès significatifs ont été réalisés sur tous les objectifs. Dix espèces exotiques envahissantes ont été identifiées avec succès, et des outils pédagogiques, y compris des ressources numériques, ont été développés et distribués, augmentant efficacement la sensibilisation sur la menace que représentent ces espèces. Trois messages clés sur les dangers des EEE ont été diffusés lors d’interventions, accompagnés de livrets informatifs distribués aux enfants scolarisés, améliorant la compréhension et favorisant l’engagement dans la lutte contre les EEE. De plus, la connaissance des dix EEE les plus menaçantes chez les élèves de CM2 s’est notablement améliorée grâce à des outils éducatifs innovants et des interventions en classe. Le projet a également transmis une base de connaissances complète sur les EEE aux enseignants, leur permettant de continuer à éduquer les générations futures sur ces espèces. L’engagement des parties prenantes telles que la DEAL, le GEIR, le Rectorat, le CBN-Mascarin, le CIRAD, les écoles, le personnel éducatif et les autorités locales a facilité une collaboration efficace et la diffusion de l’information. Les leçons apprises ont souligné l’importance des méthodes de communication numériques, une meilleure gestion du temps, l’incorporation de la ludification et de l’attrait visuel dans les supports pédagogiques, et l’intégration de sorties sur le terrain pour enrichir les interventions éducatives, mettant en avant l’engagement du projet à obtenir des résultats impactant dans la sensibilisation aux EEE.

Durée : 13 mois

Sauvons la mangrove à deux pas

Description : Le projet visait à restaurer la mangrove dégradée de Morne Cabri, dans le but de réduire les impacts négatifs sur les entreprises et de réhabiliter l’écosystème. L’analyse de la salinité du sol a guidé les efforts de reboisement, indiquant la faisabilité de la restauration naturelle. Des efforts ont été entrepris pour adresser la pollution provenant des entreprises voisines, mettant l’accent sur la sensibilisation et l’action. Malgré les défis, les réalisations comprennent la mobilisation de l’Association des Solidarités Lamentinoises de la Zone Industrielle pour une meilleure gestion des eaux usées, la garantie d’engagements de la part de plusieurs entreprises pour améliorer leurs pratiques environnementales, et le dépassement des attentes dans les actions de sensibilisation. La participation des entreprises, des partenaires et de la communauté a été essentielle, avec des accords de collaboration établis, des partenariats forgés et des initiatives d’engagement communautaire entreprises. Des leçons précieuses ont été apprises, mettant l’accent sur le développement de compétences internes, la planification proactive et la communication soutenue avec les parties prenantes, tandis que les forces telles que l’engagement des élus ont été identifiées aux côtés de faiblesses comme un suivi inadéquat avec les services pertinents. Ce projet souligne les complexités de la restauration des mangroves, préconisant des stratégies adaptatives et un engagement inclusif pour des résultats durables.

Durée : 12 mois

1 500 arbres pour la Grande-Terre dans le cadre de 100 mille arbres pour la Guadeloupe

Description : Le projet a efficacement planté 1 845 arbres lors de 35 opérations sur le calcaire de Grande Terre, renforçant la biodiversité de la Guadeloupe contre les impacts du changement climatique. Des actions non planifiées, telles que la récupération de pots et la formation des éco-délégués, ont complété les efforts. Les impacts positifs ont inclus des avantages éducatifs, des cours d’école plus frais et une cohésion communautaire renforcée. Les parties prenantes, allant des organismes gouvernementaux aux entreprises locales, ont activement participé. Les leçons ont souligné l’importance de la sélection des espèces, du timing optimal, du soutien administratif, de l’approbation locale, du symbolisme, de l’engagement communautaire et de l’égalité des sexes. Pour aller de l’avant, il est essentiel de prioriser les petits arbres dans les zones urbanisées, de coordonner la plantation avec les périodes de pluie et de garantir le soutien administratif. L’implication active de la communauté et l’équilibre des sexes dans la participation doivent être maintenus pour assurer le succès continu. La collaboration avec des partenaires institutionnels et privés s’est avérée vitale, soulignant l’importance d’une participation diversifiée pour des initiatives environnementales complètes. Ces efforts contribuent non seulement à la conservation de la biodiversité, mais aussi à la promotion d’une culture de durabilité et de responsabilité collective pour l’environnement en Guadeloupe.

Durée : 18 mois

Étude de la biodiversité des écosystèmes océaniques pélagiques pour une meilleure préservation et gestion de ces espaces naturels remarquables

Description : Le projet a renforcé la prise de décision de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna en matière de gestion de la biodiversité océanique. Il a fourni des données substantielles pour la conservation et la gestion, identifiant les zones de conservation cibles, renforçant la planification spatiale et informant la gestion régionale des stocks de thon. Les évaluations des impacts du changement climatique, de la santé des océans et de la modélisation des écosystèmes ont aidé à comprendre les futurs changements des écosystèmes et les stratégies de résilience. Parmi les autres activités, on compte des croisières, des enquêtes sur les oiseaux marins, le séquençage de l’ADN, des ensembles de données sur les mégafaunes et des analyses de la biodiversité. Le projet a eu un impact significatif sur la conservation de la biodiversité et l’utilisation durable des écosystèmes, favorisant la collaboration avec les parties prenantes gouvernementales et la société civile. Des ateliers de formation et des collaborations avec des agences de gestion expérimentées ont renforcé les autorités locales et les organisations de la société civile au sein et au-delà des territoires, permettant une sensibilisation étendue.

Durée : 36 mois

Détermination des zones d’alimentation utilisées par la communauté d’oiseaux marins se reproduisant sur l’île du Grand Colombier, Archipel de Saint Pierre et Miquelon

Description : Le projet visait à approfondir la compréhension des territoires marins utilisés par les oiseaux de mer nicheurs sur Grand Colombier pour élaborer des stratégies de conservation éclairées. Le suivi des macareux moines de l’Atlantique adultes à l’aide de dispositifs GPS miniaturisés a permis de déterminer les zones marines critiques pendant leurs saisons de reproduction, facilitant la cartographie précise de leurs zones d’alimentation. Ces mesures de gestion potentielles, fondées sur les données, étaient cruciales pour maintenir des approvisionnements alimentaires adéquats indispensables au succès de la reproduction des oiseaux de mer sur Grand Colombier. Cette initiative a grandement contribué aux efforts de conservation en cours à Saint-Pierre-et-Miquelon, soutenue par le gouvernement. Les réalisations notables comprenaient l’identification des territoires marins clés utilisés par les oiseaux de mer, en particulier les pétrels cul-blanc et les macareux moines de l’Atlantique, grâce au déploiement de traceurs GPS et à l’analyse ultérieure des données. Ce processus a permis de délimiter des itinéraires spécifiques de recherche de nourriture et des zones de pêche. De plus, le projet a renforcé l’expertise locale dans les techniques de travail sur le terrain, la manipulation des oiseaux et les mesures biométriques. La collaboration avec les autorités et les parties prenantes concernées a efficacement promu l’étude des colonies de pétrels cul-blanc, marquant une étape importante dans les efforts de recherche locaux.

Durée : 15 mois

Sentinelles de la Nature : Observatoire citoyen, numérique et écologique en Guyane

Description : L’objectif de déployer une application mobile pour encourager le signalement géoréférencé des problèmes environnementaux a été atteint avec succès, avec de légères adaptations, notamment en veillant à ce que les outils permettant d’informer le public sur la réglementation et les moyens de protection de l’environnement soient facilement accessibles. La disponibilité des outils techniques a facilité l’engagement citoyen, permettant un signalement facile via l’application Nature Sentinels et le site web. Les citoyens ont fait preuve d’enthousiasme et d’engagement envers les questions environnementales, ce qui a conduit à des échanges productifs qui ont éclairé leur rôle dans la conservation de la nature et leur impact potentiel sur les politiques. Des informations sur la réglementation en matière de protection de l’environnement et les mécanismes d’action ont été diffusées par le biais de courriels automatisés et de communications sur les réseaux sociaux. Malgré ces défis, le projet a comblé de manière significative un vide en matière de gestion des déchets, de responsabilité élargie des producteurs (REP) et de problèmes d’assainissement, ce qui a entraîné une augmentation du plaidoyer et de la participation aux consultations publiques et aux audiences législatives.

Durée : 18 mois

Hei Moana, Les Sentinelles de L’Ocean

Description : Le projet visait à accroître la sensibilisation locale sur la vie marine en danger et les écosystèmes en dotant la communauté de compétences pour une participation active à l’observation et à la collecte de données. Il a adapté le kit pédagogique « Hei Moana » pour différents publics, ciblant les tortues marines, les mammifères marins et les récifs coralliens, offrant des sessions de formation et des animations sur mesure. Les activités comprenaient la reconnaissance des tortues, la collecte de données sur les mammifères marins, les observations liées à l’écotourisme et la sensibilisation aux menaces pesant sur les récifs coralliens, aboutissant à la mise en place d’un réseau participatif de suivi des récifs et de l’élévation du niveau de la mer. En sensibilisant avec succès divers groupes locaux, l’initiative a touché des milliers de personnes lors d’événements publics et formé 250 éco-sentinelles. Notamment, il a initié un changement vers l’éco-responsabilité et l’engagement communautaire, en favorisant une approche de scientifique citoyenne en utilisant le kit « Hei Moana » pour l’identification des espèces parmi les non-experts. De plus, le projet a mis en évidence l’efficacité des discussions de groupe, notamment avec les personnes âgées et les pêcheurs, soulignant son impact en matière de renforcement des capacités et de participation communautaire aux efforts de conservation marine.

Durée : 12 mois

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